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日志


5月14日

POESIES12

 

 

AMOUR, AMOUR, AMOUR

Oh toi Amour, Amour, Amour

Fredonné par tant de troubadours

De chants d'ivresse en chants de désespoir

Tu es immuable dans notre histoire

Tu fais rire aux éclats

Et brisent des coeurs las

Tristan, Yseut, Roméo et juliette

Tu n'en fais qu'à ta tête

Un jour tu inondes une vie de soleil

Le lendemain te revoilà cruel

Combien de poètes ont dejà clamé

Ton arrogance et ta fragilité?

Tu es synonyme du beau

Et te penches sur nous dés le berceau

Nous entourant d'un aura de tendresse

Qui se finit trop souvent en terrible détresse...

Oh Amour, Amour, Amour

Toi qui est sensé rimé au mot toujours

Se peut-il que tu sois si changeant

Que ton emprise s'envole au vent ?

Ne peut-on seulement te retenir

T'empecher de repartir

Tu es trop souvent insouciant

Et t'impose à nous comme un aimant

Faisant fi de la raison

Tu nous endors à ta façon

Le monde que tu nous devoiles est splendide

De nuits d'ivresse en nuits torrides

Tu nous bouscules, nous emprisonnes

Et nos coeurs à deux résonnent

Mais le reveil est parfois brutal

Tu peux nous faire tant de  mal

Quand tu decides obstiné

De nous lâcher, de nous quitter

Oh Amour, Amour , Amour

Arriveras-tu un jour sans détour

A combler les âmes de tous les terriens

Sans jamais les plonger dans le chagrin?

Beaucoup préferent mourir

Ne sachant comment se guérir

D'autres te remplacent par la haine

Afin de briser les chaines

Que tu as si malicieusement

Attachées à eux comme un présent

Oh Amour, Amour, Amour

On ne peut vivre sans toi autour

Tu es notre souffle de vie

Ne l'as-tu donc pas compris ?

Alors s'il te plait, chasse les nuages

Qui nous poussent trop souvent au naufrage

Fais rayonner nos coeurs

De mille et une couleurs

Et qu'à jamais telle une ritournelle,

Envahis nos âmes d'un sentiment éternel

 

Message à une mère

 

Voilà deja dix ans que tu es partie

Me laissant ainsi affronter ma vie

Que fais-tu là bas si loin de moi?

As tu trouvé bonheur et joie?

Penses-tu encore à ta petite derniere?

Maman, tu me manques tant sur cette terre

Nul ne peut remplacer ici bas

L'amour et la douceur de tes bras

Tout ce qui vit a une mère

Homme, colombe ou agneau blanc

Mais tu etais bien la plus belle

Ma petite maman, je t'aimais tant!!!

Tu savais si bien comprendre

Mes peines, mes joies et mes tourments

Pourquoi la mort est venue te prendre

Me laissant seule, triste et pleurant?

Un jour de décembre sombre et gris

Tu as fermé à jamais tes paupières

J'ai beau eu pleurer et pousser mille cris

Tu n'as pas pu faire marche arrière

J'aurais tout donné pour te garder

Et me reposer près de ton coeur

Ton souffle s'en est allé

Et avec lui une part de mon bonheur...

Maman, ce petit mot prononcé tant de fois

L'entends-tu encore perdue dans les nuages?

Je t'en prie petite mere, redonnes moi du courage

Et chasse de mon être tout ce désarroi

Tu peux revenir, ta place est vacante

Car dans ma mémoire, tu resteras à jamais vivante

 

Amour sans retour

J'aurais voulu sur ton épaule poser ma tête

Fermer les yeux et ne plus penser à rien

J'aurais voulu voir dans tes yeux une quète

Celle d'un désir de prendre le même chemin

J'aurais voulu toutes ces belles choses

Qu'un amour naissant mènent à ton coeur

De la tendresse au parfum de rose

Une porte s'ouvrant sur le bonheur

J'aurais voulu prendre ta main

La caresser doucement de mes lèvres

Te sentir frissonner sous ce geste anodin

Et faire monter en toi lentement la fièvre

J'aurais tant aimer pouvoir te retenir

Mettre ton âme en osmose à la mienne

Mais je n'ai su que te laisser repartir

Sans même te dire combien je t'aime...

Tu vagabondes vers d'autres horizons

Et si mon corps te réclame parfois

Ce n'est certes pas une raison

De t'accrocher à mon rève sans joie

Que mon amour à jamais te protège

Et t'entoure d'un aura de tendresse

Puisque tu me refuses le privilège

De m'abreuver de tes douces caresses...

 

TOI LIBERTE

LIBERTE

La liberté est un vain mot

Qu'est-ce qu'être libre?

Imaginer un ailleurs plus beau?

Où la vie palpite et le coeur vibre?

 

On passe notre temps à en rêver

Franchir une porte, aller de l'avant

Ne pas se retourner, ne rien regretter

Filer toujours plus loin et droit devant

 

C'est une perle rare, un diamant précieux

Que l'on perd souvent sans y préter attention

On s'accroche à quelqu'un, un bonheur merveilleux

Qui devient trop vite "prison" quand monte la tension.

 

C'est un beau voilier voguant sur l'océan

Les vagues le poussent vers de lointains rivages

Il file majestueux, seul face au gré du vent

Aucune contrainte n'affecte son lent sillage

 

C'est un paysage immense au doux horizon

Nul nuage ne perturbe un ciel immaculé

Là bas ce chemin sans embûche et si long

Nous guide pas à pas vers  nos destinées

 

Liberté, liberté où donc te caches-tu?

Nous faudra-t-il mourir pour te connaître?

Combien d'hommes pour toi se sont déja perdus

Prèts à donner leur vie pour te voir apparaître...

 

Les poètes te clament, les chanteurs te fredonnent

Tu ne cesseras jamais d'exister dans nos coeurs

Les guerriers te proclament, les pays te claironnent

Toi l'ardente si indispensable à notre bonheur....

Vivre un chagrin

CHAGRIN D'AMOUR

Vous vous étiez promis Amour à vie

Mais aujourd'hui tout semble fini

Ses yeux de toi se sont détournés

Et vers une autre se sont posés

 

Qu'a-t-elle de plus cette rivale?

Sait-elle à quel point, elle te fait mal?

Ton coeur saigne mais tu ne dis rien

Personne ne perçoit vraiment ton chagrin...

 

Un ouragan de solitude t'envahit

Tu es la délaissée... Elle est si jolie!!!

Ton miroir ne te renvoie qu'un triste visage

D'une femme perdue et sans âge.

 

Tu l'aimes encore si fort cet homme

Pour qui tu aurais tout donné en somme

Il a préféré pourtant aller chercher ailleurs

Complicité, tendresse et bonheur

 

Laisse couler tes larmes mon amie

Un jour viendra où toi aussi

Tu retrouveras le goût sublime d'aimer

Et dans d'autres bras te sentira comblée.

 

Lui n'était pas ton "âme soeur"

Il a partagé un instant avec toi douceur

Et si maintenant vos chemins se séparent

Patiente un autre rêve t'attend quelque part...

 

Pour aimer, il n'est jamais trop tard

Tu te reverras belle dans son regard

Ta peine présente deviendra mélancolie

En pensant à ce triste épisode de ta vie

 

Un grand amour c'est de ne plus avoir vingt ans

Et d'accepter les rides que donnent le temps

C'est de savoir qu'un lendemain va revenir

T'apportant la joie, la paix et le sourire.

 

je voudrais

JE VOUDRAIS

Je voudrais être colombe pour m'envoler vers toi

Me poser sur ton épaule et te murmurer ma joie

Frôler ta joue de mes ailes immaculées

Avant d'y déposer un tendre et doux baiser

 

Je voudrais être un bouton de ta chemise

Dans tes mains souvent je serais prise

Je me trouverais ainsi plus prés de ton coeur

Bercée par ses battements, mélopée de mon bonheur

 

Je voudrais être une petite étoile filante

Qui la nuit tombée viendrait belle et scintillante

Répandre dans tes rêves des images insensées

De nous deux réunis et tendrement enlacés

 

J' voudrais être l'eau quand tu as soif, le soleil quand tu as froid

Le réconfort quand tu as mal, la tendresse auquelle tu crois

Le paysage que tu aimes, la nourriture que tu adores

Des lèvres pour te parler, le lit dans lequel tu dors...

 

Je voudrais, je voudrais... tant de choses

Etre une étincelle ou un bouton de rose

Mais je ne suis qu'une simple mortelle

Aimante sincère et fidèle éternelle

 

Dame terre

Dame terre

Si la Terre pouvait nous parler

Que nous dirait-elle?

Qu'elle est bien fatiguée

Et loin d'être immortelle...

 

Que son ventre explose de mille feux

Et que son coeur n'est pas trés heureux

De voir les hommes la fouler, la piétiner

Crier famine, se battre et se détester

 

Son rôle de mère nourricière bafoué

Et ses espoirs un à un saccagés

Ses glaciers fondent, ses arbres coupés

Sa faune s'appauvrit et sa flore dévastée

 

Même si le soleil la caresse encore de ses rayons

Et si la nuit la fraicheur calme ses tensions

Elle s'attriste et demande compassion

Pour qu'on ne s'en serve pas plus que de raison

 

Malgré tout, elle ne veut pas perdre espoir

Demain ne sera pas la fin de son histoire

Bien des siècles encore la verront grandir

Avant que son âme ne vienne à mourir

 

Perdue au milieu de cet immense univers

Elle transporte sur son dos bien des misères

Mais heureusement de magnifiques choses aussi

Et chacun de nous doit savoir lui dire MERCI

 

Quand vient la nuit....

la nuit

Le soleil doucement s'amuse à glisser

Et derriere la montagne va se cacher

Ses derniers rayons timides illuminent le ciel

Avant de s'éteindre dans un profond sommeil

 

La nature s'endort, le silence s'installe

La pénombre arrive, le calme s'étale

Seule une légère brise vient encore caresser

Les feuillages des arbres si joliment dressés

 

La lune à son tour, diffuse sa clarté

Entourée des mille feux d'étoiles espacées

Voici venue l'heure pour la terre de se reposer

Petit à petit toute vie semble s'évaporer

 

Si la ville s'anime de lumière

Ce petit chemin perdu devient austère

Des ombres se profilent à chacun de nos pas

Mélangeant en nous quietude et embarras

 

De légers bruissements viennent nous défier

La panique remplace si vite la sérénité

Quel est donc ce petit bruit calfeutré?

Un prédateur en embuscade ou un animal apeuré?

 

La nuit tout nous parait plus immense

Même le ruisseau s'écoule en silence

Les oiseaux dans leur nid se sont blottis

Attendant le jour pour reprendre leur gazouillis

 

Les fleurs une à une referment leurs pétales

Se protégeant ainsi de la fraicheur estivale

Elles reléveront leurs têtes au matin levé

Quand sur elles se couchera la douce rosée

 

Là dans les fougères scintille un ver luisant

Petite flamme délicatement posée dans le néant

Seul le hululement du hibou sur un arbre perché

Perturbe un court instant ce paysage métamorphosé

 

Mais la nuit est avant tout le monde du rêve

Le moment de s'échapper, de faire une trève

Le mécanisme de vie se met au ralenti

Et au lueur de l'aube tout reprendra vie...

 

cri d'amour d'une maman
3 ème dans le concours Parlez de vos cicatrices   

Je dédie ce poème à toutes les mamans en souffrance.... Même si nous ne souhaitons que du bonheur à nos enfants, bien des embûches croiseront leur route et parfois nous ratons un épisode de leur vie et nous ne voyons pas leur désespoir...Notre amour est alors notre seule richesse...Drogue, maladie, accident ou seulement mal être encombrent leur chemin et même si nous sommes prés d'eux, nous nous sentons parfois terriblement démunies

CRI D’AMOUR D’UNE MAMAN

 
Toi mon enfant, ma douce enfant,
Pourquoi n’ai-je pas vu en toi ce tourment ?
Qui te rongeait, t’anéantissait, te volait ta jeunesse
En t’isolant inexorablement dans la détresse.
 
Pourquoi mon cœur de mère n’a-il pas réagi
Et de ton appel au secours n’ai rien compris ?
J’aurai du me rendre compte que ta vie devenait fardeau
Et que petit à petit tu me tournais le dos…
 
Ton regard s’exilait dans un obscur lointain
Et tes pupilles dilatées me criaient ton chagrin
Moi, adulte responsable, je n’ai rien vu venir
Je t’ai laissé te débattre avec ton envie de mourir
 
Comment ai-je pu oublier ma propre adolescence ?
Et ne pas saisir ta peine et te donner une chance ?
Tu as cherché ailleurs un brin d’espérance
Et vers la drogue, tu as puisé l’inconscience
 
De faux amis ont su croiser ton chemin
Et même s’ils semblaient vouloir te tendre la main
Ce n’est que pour t’entraîner dans un monde artificiel
Où tu ne pensais ne voir que des merveilles.
 
Ton jeune corps a vite lâché et tu as connu la souffrance
Devant le manque, tu as senti un besoin de vengeance
T’accrochant désespérément à vouloir toujours fuir
Cette société qui ne cherchait qu’à te nuire…
 
Oh mon enfant, ma douce enfant
C’est moi avec mes simples mots de maman
Qui aujourd’hui partage ce tourment
Ensemble, nous allons combattre ce néant
 
Je te ferai sortir des brumes de l’enfer
Je puiserai de mes poumons assez d’air
Pour t’en faire présent et te redonner goût
S’il le faut, je me mettrai à genoux
 
Pour te demander mille fois pardon
De n’avoir pas su voir en toi ce démon
Le chasser, te protéger de tout mon amour
Etre là prés de toi au fil des jours.
 
Nous allons désormais lutter ensemble
Pour que nos mains jamais ne tremblent
Je vais te donner mes jambes pour avancer
Mes lèvres pour sourire , mon cœur pour aimer
 
La drogue ne sera bientôt qu’un triste souvenir
Un épisode lointain qu’il ne faudra pas haïr
Mais se le remémorer en nous disant que finalement
Toutes deux unies avons vaincu vaillamment

 

l'acte d'amour

J'aime sentir tes mains me frôler

Et caresser mon corps ensommeillé

J'aime écouter dehors la pluie tomber

Lovée dans tes bras mon bien aimé.

J'aime tous ces frissons qui m'envahissent

A l'écoute de ton souffle qui se glisse

Au creux de mon oreille et sur mes joues

Avant que tu n'y poses un baiser doux.


De tendresse en caresses incessantes

Tu réveilles en moi la femme dormante

De désir en folie, je me laisse aller

M'abreuvant de tes lèvres sur mes seins posés

Veux-tu me rendre folle, toi mon Amour

En parcourant mon être de ta langue de velours?

S'il pleut toujours dehors, le soleil m'irradie

Au creux de ton épaule, j'entrevois le paradis

Nos peaux entremelées se couvrent de sueur

A l'approche de ce moment d'ultime bonheur

Et quand vient enfin le temps de s'unir

Quand en moi, tu te décides à venir

Nos deux corps ne font plus qu'un

Innondé du plaisir donné à chacun

Il  nous ensorcelle,  et nous ennivre

Nous transporte totalement ivres

Nos cris montent en douce mélopée

Des feux d'artifice fusent à nos coeurs comblés

De tant de plénitude à nos corps partagés

Nos deux âmes réconfortées peuvent se reposer

Nous oublions le reste du monde enlacés

Assouvis tendrement de cet acte d'aimer....

 

AU FIL DES SAISONS

 

Au mois d'avril, aurores claires

Fraîches senteurs des prés fleuris

Sentiers bordés de primevères

Charmants bouquets de myosotis

Réveil joyeux de la nature

Sous la caresse du printemps

Neige fondante en source pure

Viens reverdir les prés, les champs

Pascal le jardinier se tient en éveil

Il prend ses outils et va au labeur

En contemplant toutes ces merveilles

Dont lui seul en connait la valeur

 

Il observe une fleur couleur du ciel

Cachée dans l'or du blé au soleil de l'été

Et dans son voisinage, robe rouge vermeil

Le vif coquelicot lui offre sa gaieté

Il admire une étoile jetée dans les prés verts

Ses pétales frissonnent à la brise du soir

Les amoureux la cueille et d'un geste pervers

Cherchent dans ses pétales d'un grand amour l'espoir

Pascal le jardinier sait entendre leur langage

Il voit de ses mains fleurir tant de présages

 

Le ciel devient serein, tous les oiseaux crient

Au vent, au soleil, la joie de vivre en paix

Le mois d'août en passant a semé de l'or

Et septembre arrive jetant à ce décor

De blés murs et de grappes, ses premières ondées

La fraicheur de ses soirs, la rosée des matins

Pascal le jardinier regrette le départ de l'été

Mais il est si bien pour flâner en chemin

Cueillant les fleurs des champs tout le long du sentier

Après le dur travail, le voilà récompensé!!!

 

Il lui arrive parfois de fermer les paupières

Et de s'en aller rêver à ses années premières

Des souvenirs alors se plaisent à découler

Le film de sa vie et les beaux jours envolés...

Saison après saison, il aime dame nature

La discipline un peu mais jamais ne l'abime

Il reste simple, heureux et à l'air pur

Recherchant dans la beauté le salaire et l'estime

 

Puis au baiser de l'hiver se sont fanées les roses

Et leurs derniers boutons, pauvres fleurs non écloses

Pour garder leur teint pur font un dernier effort

Le givre vient glacer leurs pétales trop fort

Les faisant se courber, tristement vers la terre

Elles meurent les roses...belles fleurs printanières

Le jardin a perdu sa parure automnale

Le vent a emporté les tons d'or de vermeil

Et la neige en tombant de sa blanche tornade

A figé sur le sol les couleurs du soleil.

 

Mais l'hiver est là, purifiant la terre

Si fanées sont les fleurs et les grands arbres morts

Pascal le jardinier attend l'année nouvelle

Pour revoir s'éveiller la douceur éternelle

La vie n'est pas finie mais la nature dort....

Il range ses outils dans son modeste établi

Et ainsi reviendra le cycle infini

 

Tournent, tournent les aiguilles du temps

Pascal rêve déjà de reprendre ses instruments

Une bêche, un piochon, sécateur ou rateau

Il s'en ira le coeur déjà au boulot

Il imagine si bien le flot de verdure

La source qui se réveille en quittant le glacier

Porteuse vers la vallée de son eau si pure...

 

Le miroir

Te regarder dans un miroir te demande parfois du courage

Le reflet qu'il te renvoie peut te remplir de rage

Tu te sens vieillir et a peur de connaitre le naufrage

Pourtant le bien-être n'a de raison ni d'âge

Ce que tu vois n'est en effet qu'une simple image

Tu crains parfois d'y voir de mauvais présages

Chaque nouvelle ride ne part plus au gommage

Des sillons creusés par le temps et de nombreux orages

Mais le miroir ne te demande pas d'être sage

Seulement d'être toi-même et de tourner la page

Il doit rester ton ami et même bien davantage

Complice de tes joies, de tes doutes et de tes mirages

Ce qu'il te montre n'est en fait que le doublage

De ce que perçoivent les autres en te rendant hommage

A FORCE....
 
A force de dire : "Un jour peut être?"
A force de regarder par la fenêtre
Sans oser avancer ni reculer
On finit toujours par désespérer.
 
A force de se trouver des excuses
A force de se noyer d'idées confuses
Sans chercher à comprendre le "pourquoi",
On finit bien souvent dans le désarroi...
 
A force d'user ses pensées dans le doute
A force de ne pas suivre sa route
Sans vouloir une fois se remettre en question
On finit toujours dans la désillusion.
 
A force de vouloir garder confiance
A force d'imaginer : "Demain, c'est sur, j'avance!!!"
Le soleil, derriere une montagne, finit par se cacher
Et les larmes à nos yeux ne cessent de couler...
 
A force de vivre et croire à un monde de rêves
A force de voir un à un nos espoirs qui s'achèvent
L'existence se fane et petit à petit s'étiole
Dans notre âme, les doux sentiments s'envolent...
 
A force, à force.....On n'a plus de force
Même si l'on s'efforce

De retrouver quelques forces....

 

vie

 

Je voudrais l'espace d'un instant

Pouvoir remonter le temps

Revenir à l'époque de mon enfance

Replonger dans ce monde de l'insouscience

Tenir la main de ma douce mère

Ecouter les souvenirs de mon père

Me chamailler avec mes frères et soeurs

Retrouver ces instants de bonheur...

Mais l'Horloge ne cesse d'avancer

Je le vois sur mon visage ridé

Pourtant les oiseaux continuent de chanter

Les jolies fleurs dans les champs de pousser

Le soleil brille encore de mille feux

Dehors des enfants s'adonnent aux jeux...

Je contemple ainsi le chemin de ma vie

J'ai connu comme tous chagrins, joies et soucis

Est-il raisonnable de vouloir faire le bilan

D'un hier passé au détriment d'un présent?

Nous entrons tous dans ce monde en criant

Faut-il toujours le quitter en pleurant?

Je me disais souvent petite fille rebelle

Que les hommes etaient parfois bien cruels

Puis adolescente, je voulais être de celles

A qui l'on chante de belles ritournelles...

Les années ont passé et même si j'ai grandi

Je me sens orpheline aujourd'hui

Je ne peux oublier mes chers disparus

J'éprouve la nostalgie de mon vécu

En pensant à tous ceux que j'ai connu

Et qui malheureusement ne sont plus.

Il me faut pourtant sans cesse avancer

De mes enfants qui me sont nés

Je puise encore toute l'espérance

Et de leurs sourires, je saisis la chance

De pouvoir vieillir sereinement

Avant de rejoindre à mon tour le firmament....

Samedi 8 juin 2007

S'il suffisait......

S'il suffisait pour comprendre un simple regard

Une parole, un geste, un joli sourire

Pour que deux coeurs perdus et hagards

Se retrouvent unis face à leur avenir

 

S'il suffisait de dévoiler toute sa tendresse

Dorloter, écouter, mais surtout aimer

Pour que deux corps quittent leur halo de tristesse

Et se donnent l'envie de tout partager

 

S'il suffisait seulement de baigner dans la joie

Et de ne pas vivre à l'ombre de fausses promesses

Mais d'avancer en titubant parfois

Consternés de voir mourir sa jeunesse

 

Mais la vie est si souvent cruelle!!!

Les beaux souvenirs s'estompent avec le temps

Même si le ciel est bleu et Dame nature belle

On ne peut y croire éternellement

 

Ici un enfant nait mais là un ami se meure

Certains rient aux éclats tandis que d'autres pleurent

La fête bat son plein mais là bas la guerre détruit

Des feux d'artifice explosent, plus loin des bombes font le même bruit

 

Combien de marins sont partis sans revenir au port?

Combien de malades souffrent en silence encore?

Combien d'amoureux se perdent dans leur chagrin

S'il suffisait seulement de se donner la main!!!

 

Rêve utopique, chimérique fou et insensé

Demain se prépare, ouvrons grandes nos portes

Laissons parler nos coeurs et nos pensées divaguer

Car malgré tout, notre planète est loin d'être morte!!!

 

Bouledeneige

le 26 juillet 2007

 

Tu m'as dit.....

 

Tu m'as dit un jour que tu l'aimais,

Que sans elle ta vie ne vaudrait plus rien

Et si de ses yeux, des larmes coulaient

Tu partagerais de ton coeur, son chagrin

 

Tu m'as dit ces belles et douces choses

Que de son regard, tu puisais l'espèrance

Et que cet amour tel un bouton de rose

Allait éclore dans ta vie comme une chance

 

Tu m'as dit ne jamais cesser de penser à elle

Que d'être loin des yeux n'etait pas etre loin du coeur

Que cet éloignement même s'il te semblait parfois cruel

Ne t'empéchait nullement de croire à ton bonheur

 

Tu m'as dit aussi qu'elle te manquait souvent

Que tu la voyais partout dans tes rêves

Que son sourire eclairait pour trés longtemps

Ton âme endormie par le frôlement de ses lèvres

 

Tu m'as juré enfin que ton demain était pour elle

Que tu traverserais un à un les tumultes sur ton chemin

Pour la rejoindre un jour dans son radieux soleil

Et pouvoir vivre à jamais avec elle main dans la main...

 

Je ne suis hélas que le fruit de ta pensée

Je t'écoute certes mais ne puis vraiment t'aider

A affronter cette peur qui sans cesse t'oppresse

Et t'empêche ainsi de tenir cette promesse.

 

Bouledeneige

le  27 juillet 2007

 

la paquerette et le papillon

La pâquerette et le papillon

Un jour mon regard s’est posé sur une pâquerette
Pas un souffle ne semble troubler la mignonnette
A son cœur dort un léger papillon blanc
Se reposant ainsi seul à l’abri du vent

Même le soleil éblouissant leur rend hommage
En se cachant derrière de touffus feuillages
Le papillon à la vie si courte et éphémère
Puise douceur au creux des pétales altières

J’aime écouter pleurer et chanter la nature
Et quand je ne vois devant moi plus qu’un mur
Je m’isole et cherche l’ultime réconfort
Auprès d’elle, monticule de merveilles et d’or.

Mais malheureusement lorsque le jour s’endort
A l’heure où le soleil enroule ses fils d’or
Qu’à la fraîcheur du soir, la pâle pâquerette
Pour préserver son cœur, ferme sa collerette

Notre petit papillon quitte son nid douillet
Et va mourir emporté par la bise de ce mois de mai
Ainsi va le temps, il s’en va dans le ciel bleu
Comme un oiseau enfin libre et heureux

Quand à la petite étoile jetée dans un pré vert
Ses pétales frissonnent à la brise du soir
Des amoureux la cueille et d’un geste pervers
Cherchent de ses pétales, d’un grand Amour l’espoir.

J’aime les clairs matins rafraîchis de rosées
Les bourgeons qui s’éclatent à la tiédeur retrouvée
Les chatons qui se balancent aux rameaux de l’osier
La nature s’éveille, la nature renaît…

Et sur le petit sentier tortueux qui serpente
Dans la verte colline prés du ruisseau chantant
Je vois danser un magnifique papillon blanc
Autour d’une pâquerette douce et charmante….

Hélas, je ne suis ni papillon, ni pâquerette
Et si mon cœur peut parfois paraître doux asile
Je n’ai point d’ailes pour m’envoler en quête
D’un lendemain riche d’amour tranquille.

 

 

 

 

POESIES11

Lettre ouverte à mon Cœur
 
Il t’en aura fallu du temps
Pour te percer à jour
Tant et tant de tourments
Pour en faire le tour
Il t’en aura fallu des larmes
Pour t’abreuver de mes peines
Sans que tu ne lâches les armes
Ou ne t’inonde de haine
Il t’en aura fallu de la patience
Pour ne pas céder au ravage
Et te bercer de mon silence
Afin d’éviter les orages..
 
Toc, toc, tu bats toujours cependant
Toc, toc de plus en plus rapidement
 
Il t’en aura fallu du courage
Pour supporter mes humeurs
Et oh combien de rage
Pour vouloir croire encore au bonheur
Il t’en aura fallu de la persévérance
Pour tenir au rythme de ma vie
Et avoir sans cesse la décence
De me souffler que rien n’est fini
Il t’en aura fallu du toupet
Pour frapper fort dans ma poitrine
En me murmurant « s’il te plait »
Ne me laisse pas mourir de famine
 
Toc, toc, tu bats toujours cependant
Toc, toc de plus en plus rapidement
 
Il t’en aura fallu de la force
Pour résister encore et encore
Afin que jamais je n’amorce
Le chemin qui mène à la mort
Il t’en aura fallu de l’intelligence
Pour te plonger dans mon âme
En laver toute la souffrance
Qui me consume et m’enflamme
Il t’en aura fallu de l’allégresse
Pour aller toujours droit devant
Ne pas renoncer à la prouesse
De me garder au monde des vivants
 
Toc, toc, tu bats toujours cependant
Toc, toc mais de plus en plus lentement……
 
 
A COMME AMOUR

L'amour ne devrait-il pas toujours

Etre synonyme de joie et de bonheur

Alors que bien souvent un jour

Il devient cause de chagrin dans nos coeurs

 

Il embrase nos sens, illumine nos yeux

Fait de nos rêves de tendresse une réalité

Mais aussi rend bien des êtres malheureux

Quand on s'aperçoit qu'il n'est plus partagé

 

Je voudrais pouvoir n'écrire que de belles choses

Oublier un instant qu'il peut devenir pervers

Ne voir que cet homme offrant de magnifiques roses

A sa bien-aimée qu'il adore et vénère

 

Mais voilà, tout n'est pas aussi merveilleux

Les plus jolies fleurs ont parfois des épines cruelles

Qui ne laisseront à nos sentiments les plus harmonieux

Qu'une sensation de doute et d'abandon cruel

 

Les liens d'une mère à son enfant paraissent éternels

L'union de deux êtres pour la vie le semble aussi

Et c'est bien souvent en se cachant derrière ces ritournelles

Qu'on se refuse à se dire que tout est fini....

 

Je ne veux pas pour autant  me noyer dans un aura triste et amer

Si la vie m'est un fardeau quelquefois si lourd à porter

Je persévère, recule, avance continue et espère

Un grand Amour quelque part doit bien exister...

 

AUTOMNE DE VIE
 
Où est donc passée la jolie hirondelle
Qui nichait la nuit sous mon toit ?
Elle a déployé ses petites ailes
Et sans doute partie loin du froid.
 
Et cet écureuil sautant de branche en branche
A-t-il suivi une gente demoiselle
Lissé son beau pelage du dimanche
Pour lui murmurer de douces ritournelles ?
 
Qu’est-il advenu de la biche mon amie ?
A-t-elle fui quelques chasseurs de passage
Ou s’est-elle définitivement endormie
Sous leurs coups de fusils de haine et de rage ?
 
La nature peu à peu se pare de multiples couleurs
A la cime des montagnes un blanc manteau se forme
L’automne revient dans nos vies et nos cœurs
Les marmottes se blottissent et s’endorment
 
Et toi mon âme sœur que deviendras-tu 
Au fil des saisons qui passent et se meurent ?
Ne t’es-tu donc jamais aperçu
Que se fane le temps sur toutes mes douleurs ?
 
Seras-tu hirondelle cherchant la chaleur
Ou bel écureuil partant à l’aventure
Telle la biche, je m’en vais sécher mes pleurs
Et me soigner de cette cruelle blessure….
 
POURTANT, JE CROYAIS SI FORT….
 
Amitiés bafouées ou Amour déçu
Tristesse de l’Ame ou Cœur brisé
Qui donc n’a encore jamais vécu
Ces tourments nous laissant désemparés ?
 
Se jurer de s’aimer pour la vie
Partager humblement joies et peines
Reste pour chacun de nous un éternel défi
Se terminant souvent dans la haine
 
Promesses non tenues, Tendresse oubliée
Yeux qui pleurent, visage qui se crispe
Y aura-t-il quelqu’un pour nous consoler
De cet amertume nous rendant triste ?
 
Continuer à vivre malgré tout
Essuyer ses larmes, retrouver le sourire
Cette puissance qui dort en nous
Nous protège heureusement du pire
 
Complicité perdue, Déception immense
Raison qui vacille, esprit qui doute
Faudra-t-il encore beaucoup de souffrance
Pour retrouver petit à petit sa route ?
 
S’imposer la Tolérance, Savoir pardonner
Accepter l’évidence de n’être pas à la hauteur
Laisser partir l’autre qui nous a tant blessé
Et rêver à nouveau d’un éventuel Bonheur
 
IL SUFFIT D’Y CROIRE ENCORE…….
 
 
Complainte de l'adieu
 
Un jour je partirai là haut sur la montagne
Laissant en bas toute ma haine et ma hargne
J'irai admirer l'aigle majestueux  dans son nid
Je me reposerai un long moment  près de lui
Je dirai aux chamois de ne pas avoir peur
Que près d'eux je ne cherche que bonheur
Et si je trouve en me promenant une jolie grotte
Je la partagerai volontiers avec une marmotte
Je ne regretterai sûrement rien de la ville
Surtout pas toutes ces choses tellement futiles
Qui font se battre tant et tant d'humains
Et nous laissent définitivement dans le chagrin
Je me nourrirai chaque instant de la douce quiétude
Que m'offre un simple et magnifique clair de lune
Je perdrai sans doute bien vite l'habitude
De me noyer et complaire dans l'amertume
Mes souvenirs tristes de ma tête s’évaporeront
Tels ces  gros nuages noirs voguant à l’horizon
Et si malgré tout la civilisation me manquait
Si des remords en moi apparaissaient
Je contemplerai du plus haut des rochers
Cette brume immonde recouvrant la vallée
Le soleil sur ma peau sans doute me brûlera
Je songerai alors à la douceur de tes bras
Je m’assoupirai lentement sur l’herbe tendre
Et attendrai que la mort daigne me prendre….
 
 
Répondre………….
 
T’es-tu déjà une fois poser cette question ?
Si tu devais aujourd’hui quitter ce monde
Que regretterais-tu le plus ici bas ?
Ton argent ou la tendresse de ses bras ?
La pluie ruisselant sur son visage ?
Ou la chaleur de ton corps sur une plage ?
Ces multitudes de choses qui nous rendent la vie belle
Ou de voir dans ses yeux briller des étincelles ?
Si tu devais demain perdre tes souvenirs
Ne ferais tu rien pour les retenir ?
Ta vie n’est donc pour toi qu’un fardeau
Que tu acceptes de la lâcher sans un mot ?
Pourtant qui a-t-il de plus précieux
N’est-il donc pas toujours aussi merveilleux
De voir se lever chaque matin le soleil
De s’étonner sans cesse de ces heures nouvelles
Qui égrènent le temps, dirigent nos vies…
Nous font rire un instant et pleurer sans merci
Nous faudrait-il occulter toutes les misères
Pour se sentir heureux sur terre
Devenir indifférent à la famine
Et à toutes ces guerres qui nous minent
Qui sont ces hommes se prévalant d’un Dieu
Perpétrant des choses atroces et devenant odieux
Et toutes ces femmes courbant l’échine
Devant ces actes de misogynes ?
Qui es-tu Toi pauvre inconnu
Qui semble si profondément déçu
De ne pas trouver un chemin sans tournant
Te menant vers un oasis sans tourment….
Tu n’es sans doute pas assez égoïste
Pour chasser de ton cœur ces heures tristes
Mais pas assez courageux non plus
Pour combattre ce mal si souvent perçu
Il en faudrait des Mères Térésa
Pour mettre de l’ordre dans tout ça
Et combien aussi d’abbé Pierre
Pour te rendre combatif et fier…
Tu te dois cependant de toujours avancer
Hier est fini mais demain est à ta portée
Cesse donc de regarder en arrière
File, ose , espère, vis reste sincère
Et pose toi quelquefois la question
Si du devais aujourd’hui quitter ce monde
Pour aller voguer sur d’autres ondes
Que regretterais-tu le plus ici bas
Ton argent ou la tendresse de ses bras ?
 
MADAME POESIE

Assembler quelques mots

Pour en composer des vers

De Verlaine à Rimbaud

Madame Poésie reste princière

 

Message d'Amour ou cri de Detresse

Elle s'impose à nos yeux simplement

Mélange de Haine ou de Tendresse

S'inspire de nos vies, traverse le temps

 

Elle franchit bien des frontières

En faisant un instant de nos rêves Réalité

Sans jamais revenir en arrière

De nos pensées gravées pour l'éternité

 

Elle colorie notre Dame Nature

En la décrivant sans aucune rature

Merveilleux Soleil ou sombre Nuit

Jamais ne nous plonge dans l'Ennui

 

Et si demain tu te sens devenir triste

Prend un stylo, une feuille et deviens artiste

Laisse couler tes peines sur le papier

D'autres les liront et tes larmes seront séchées

 

Si au contraire, tu exploses de bonheur

Que tu penses avoir trouvé l'élu de ton Coeur

Clame ton Amour, partage ta joie

Tes sentiments si purs leur redonneront Foi.

 

Mets toi de suite à l'ouvrage

N'aie pas peur, garde courage

De Lamartine à Hugo

Tes poèmes seront toujours les plus beaux.....


Certitude

J‘ai cru que je pourrais un jour t’ouvrir les yeux
Pour t’entendre me dire enfin « je suis heureux !! »
Mais les heures et les jours s’égrènent sans cesse
Sans que tu n’aies tenté nul prouesse

Que recherches-tu au fond ? Le sais-tu seulement ?
Un simple beau rêve ou changer ta vie maintenant ?
Tu as pris goût à tant et tant d’habitudes
Pourquoi changerais-tu soudain d’attitude ?

Sans doute vaut-il mieux pour toi vivre peinard
Que d’affronter une bonne fois pour toute son regard
Tu te contentes d’imaginer un tout autre avenir
Mais sans jamais rien faire pour y parvenir

Si tel est ton choix, je ne peux rien contre ça
Que puis-je faire d’autre que d’être toujours là ?
Dans l’irréel te tenir très fort les mains
Quand dans le réel, tu te perds un peu en chemin

T’apporter sans compter une montagne de chaleur
Afin de ressusciter les flammes de ton cœur
Te redonner confiance, t’aimer, te respecter
Tout ce qu’une autre s’est acharnée à dévaster.

Il est dur, c’est vrai, ce combat que tu mènes
Tu hésites encore car une vilaine peur te malmène
Mais te donnes-tu quelquefois une chance
De vivre pleinement des lendemains de joie intense ?

 


POESIES10

 

  

l'homme idéal

La lumière devient éblouissante tout à coup

Hallucinants reflets d'un idéal déçu

Oublie un instant les laideurs de ton courroux

Même en criant fort, l'homme a déjà trop vécu

Mettant de côté ses angoisses et ses peurs

Eternel déclin où une à une se perdent ses valeurs

Idéal un homme? peut-on encore le croire

Dans ses yeux tournés vers toi, tu vois toute son histoire

Ecartant si facilement de lui les contraintes de la vie

Amitié il condamne et se complait dans les conflits

Laissant s'affoler les aiguilles de l'horloge de cet univers infini

Existe-t-il? A-t-il seulement existé? existera-t-il?

Simple humain, humble au coeur pur, tel est son profil!!!

Tentations il bannit et Amour sans cesse partage

N'entendant que le doux murmure des ruisseaux

Ecartant les recueils pour eviter à ses semblables tout naufrage

 

L'homme idéal naitra peut être de ce renouveau!!!

Regarde le bien vite, il va  sans doute un jour passer

Ne laisse pas ton regard s'égarer

Mais déjà sa silhouette au loin se voile

Personne n'a jamais pu le saisir sur la toile!!!

 

L'attente

 

Mon Amour, mon tendre Amour

Laisse aller tes rêves dans mon coeur

Plonge tes yeux dans la profondeur des miens

La vie me paraît si belle à la levée du jour

Quand tes mains se posent avec douceur

Sur mon corps endormi auprès du tien 

 

Ton souffle tendre me caresse le visage

Il va me falloir affronter le monde

Donne moi un baiser là sur ma joue

Pour s'aimer nul besoin d'être sage

Dehors le ciel est gris, le tonnerre gronde

Dans notre nid d'amour, j'abandonne tout!!!

 

Que vais-je faire aujourd'hui?

Mon corps s'allanguit, il refuse le combat

Je me mire dans ton regard sur moi posé

J'ai un peu froid et j'entends tomber la pluie

Rapproche toi de moi, ne me laisse pas

Accroche mon âme et fais moi encore espérer

 

Ton sourire me frôle comme un chaud soleil

Je me sens mieux, la tristesse s'estompe

Ne me prive pas de cet ultime instant

Où sans rien te dire, mon esprit s'émerveille

De nous voir ensemble et au bout du compte

De m'unir et de m'offrir à toi comme un présent.

 

Mais le réveil sonne me ramenant à la réalité

Mes paupières sont lourdes et combien cruel ce moment

Où soudain je  m'aperçois que tu n'es plus là

Je t'imagine si fort mon bien aimé

Je me jette hors du lit trop souvent en pensant

Pouvoir arreter le temps qui nous sépare ici bas...

 

Amour interdit

Cette nuit j'ai révé que dans tes bras je m'endormais

J'étais si bien, tu me disais que tu m'aimais

Dans tes doux yeux, les miens se miraient

Et nos coeurs et âmes ensemble se mélaient

 

Ton souffle dans mon cou semblait une caresse

Qui doucement me transportait vers l'allégresse

Nul mot ne pouvait franchir mes lèvres

De peur de rompre à jamais cette tendre trève

 

J'aurais tant voulu rester ainsi endormie

Dans cette âbime de douceur intime et infinie

Le monde est si cruel pour les amours interdits

Par une morale humaine intransigeante et sans merci!!!

 

Tant de gens ont souffert et souffrent encore

De ne pouvoir laisser librement parler leurs corps

De brider leurs coeurs, de fermer leurs âmes

Pour qu'ici bas nul ne les condamne

 

Je ne veux ni ne peux oublier ton regard

Qui sur moi se pose et trop souvent s'égare

Ni ton sourire qui embellit si bien ma vie

Tel un soleil apparaissant après un jour de pluie

 

Tu es si loin mon Rêve mais je te vois

Dans cet Amour impossible, je me noie

Qu'on me donne la force de franchir le pas

Et je viendrais demain vivre prés de toi....

 

la fin du monde sera

L'heure approche où la fin du monde sera

La mort en chacun de nous un jour envahira

Le soleil jamais plus ne se lévera

Et de glace, notre belle Terre se couvrira

 

Adieu la vie, sur nos lèvres, les sourires se figeront

Regrets, amertumes et remords en nous fuseront

La nature revetira son habit de deuil sans façon

Et l'espoir de survivre ne deviendra que pure illusion

 

Qui sommes-nous, nous pauvres humains?

Devant cet univers immense et sans fin

L'horloge de vie s'arretera sur nos ultimes chagrins

Il sera bien trop tard pour se tenir tous la main!!!

 

Notre planete s'étiole devant nos yeux fermés

Est-ce la fin du monde ou la fin d'un monde

A cette question, aucune réponse ne peut se donner

Le Diable nous entraine dans sa folle ronde.....

 

LARMES
 
Des larmes coulent abondament sur mes joues
Que faites-vous là petites inconscientes
Reflet de ma peine, vous qui savez tout
Evaporez-vous en emportant la tristesse qui me hante
 
D’un revers de main, je vous chasse désespérée
Mais déjà vos semblables inondent mes yeux
Ma gorge se serre, je ne veux plus pleurer
Je suis vaincue, vous gagnez toujours à ce jeu !!!
 
Votre source me paraît à jamais intarissable
Si ma vue se brouille et mon cœur saigne
Vous en êtes l’auteur incontestable
En moi, vous vous imposez et faites votre règne
 
Mais ce sanglot ne durera point
Je me révolterai en vous demandant grâce
Un sourire certes timide poindra soudain
Et viendra doucement prendre votre place…
 

Qui suis-je?

 

Viens plus prés, beaucoup plus prés de moi

Je vais te couvrir de mes ailes

Pour que tu n'aies plus jamais froid

Je transformerais tes larmes en doux miel

Mes plumes une à une caressent ton visage

Et de tes joues mouillées, je vais m'abreuver

Pour te redonner la force et le courage

De croire qu'un jour tes rêves deviennent réalité

 

Me reconnais-tu dans le reflet de ton miroir?

Qui suis-je sinon TOI

Je ne vais pas te raconter mon histoire

Puisque que mon histoire c'est encore TOI

 

Viens donc, n'hésite plus, quitte ta peur

D'un vol léger, je me retire de ta brume

Je te regarde t'isoler dans ton coeur

Je ne veux pas me noyer dans ton amertume

Je te chuchote à demi mots des paroles tendres

Tu ne les écoutes plus endormie dans ton silence

Je compte les mois, les heures, les secondes à attendre

Que dans ta vie refleurisse un peu d'espèrance

 

Mais enfin me reconnais-tu donc maintenant?

Dans le reflet de tes eaux troubles

Suis-je sorcière ou beau prince charmant?

Où tout simplement ton double?

 

Mes ailes se replient....

Te voilà réveillée

Tout n'est pourtant pas fini

Il te faut espèrer

Je retourne me blottir

Moi petite flamme

Au fin fond de tes désirs

Je ne suis que ton AME

Elise et Mathieu
Élise et Mathieu
A la croisée des chemins
 
L' aube se pointe à peine à l' horizon
Élise, petit bébé fripé vient de naître
Sur sa couveuse, on peut lire l' inscription
"Enfant né sous X, dossier à transmettre"...
 
A peine voit-elle le jour que sa destinée se révèle
Abandonnée, délaissée, non désirée, elle ira
Dans une institution, on prendra bien soin d' elle
Mais ni l' amour d' un père et d' une mère, elle ne connaîtra...
 
Le soleil se lève, la journée sera belle!!!
Mathieu se réveille et gazouille dans son berceau
Chérubin blond, il ne lui manque que des ailes
Pour paraître à tous un bel ange du renouveau
 
Du haut de ses dix mois, il fait ses premiers pas craintif
Chancelant certes, il avance pourtant déjà dans la vie
Entouré, choyé par des parents aimants et attentifs
Guettant ses moindres maux, ses angoisses et ses soucis
 
Élise, la douce Élise, perdue dans ce grand dortoir
Grandit et se fait un monde à elle rempli de tendresse
Voulant oublier la tristesse et parfois le désespoir
De toutes ses compagnes d' infortune dont elle partage la détresse
 
Solitaire et réservée, on l' a cru un temps autiste
Elle se barricade si bien sous une façade de silence
Mais ce n' est que le reflet de son âme d' artiste
Qui déjà se dévoile par sa seule présence
 
Turbulent, gai et enjôleur, Mathieu n' a peur de rien
Très entouré par ses amis, il profite de son enfance
Toutes entraves semblent s' évaporer sur son chemin
Il continue serein, croquant ces instants avec arrogance.
 
Arrive le temps de l' adolescence et des premiers amours
Magnifique est notre Élise, beauté digne d' une princesse
Sans château ni prince mais les plus beaux atours
Pour combler tout homme en recherche de richesse
 
Elle n' a nul conscience de ce charme ravageur
Elle travaille dur pour se faire une place
Aussi refuse-t-elle d' écouter son coeur
Même si on la juge trop souvent faite de glace
 
Mathieu, lui ne compte plus le nombre de ses conquêtes
Casanova ou Don Juan, il parade devant ces demoiselles
Ses grands yeux bleus font fondre les midinettes
Mais nul sérieux, ni promesse d' attachement éternel!!!
 
La vie réserve souvent d' étranges surprises
Qui aurait pu imaginer ces deux êtres se rencontrer
Tout semble séparer ce charmeur et cette incomprise
Mais il est écrit qu' ils doivent un jour se croiser
 
Élise a vingt ans et habite un petit appartement
Son "chez elle" est modeste mais décoré avec goût
De petits boulots en petits boulots, elle amasse de l' argent
Songeant à partir loin, là bas n' importe où!!!
 
Ici trop de souvenirs, elle ne se voit aucune attache
Conquérir le monde en se sentant utile
Prés des pauvres et démunis elle conçoit sa tâche
Délaissant de son univers toute chose futile
 
Mathieu finit brillamment ses études
Le voilà diplômé d' une grande école
Mais pour lui commence alors l' inquiétude
Des étudiants un peu fous, il quitte la farandole
 
Il s' isole un moment dans un petit bar paumé
Écoutant la pluie dehors sans cesse  tomber
Il ne se sent pas tout de suite observé
Par une jolie dame en face de lui installée
 
Y a-t-il quelque part une fée cachée
Les voilà se contemplant sans aucune retenue
Sa baguette magique les a-t-elle ensorcelés?
Mathieu et Élise ne se quittent plus.
 
Dans les bras solides et doux de Mathieu
Élise apprend  enfin ce qu' est  l' insouciance
Oubliant derrière elle son passé malheureux
Elle savoure pleinement cette nouvelle chance
 
Au contact de sa tendre et belle Elise
Mathieu devient beaucoup plus sérieux
Et de ce nouvel horizon qui se concretise
Il va puiser la force du "toujours mieux"
 
Ne souriez pas, ce n' est pas une histoire à l' eau de rose
Déceptions, chagrins, douleurs ne leur sont pas épargnés 
Mais de leur amour ils ne prennent que la rose
Ne laissant jamais les épines les égratigner
 
Et si aujourd'hui leur visage est parsemé de rides
Mathieu regarde Élise avec la même tendresse
Dépose sur ses joues des baisers encore timides
Étonné d' avoir prés de lui cette belle princesse 
 
Élise n' est jamais partie conquérir le monde
Son coeur plein d' amour a traversé les années
Et de sa joie de vivre, elle nous inonde

Nous apprenant qu' il ne faut jamais désespérer

 

Boule de neige

 
 

 

 

 

POESIES8

L’Amour et l’Amitié

  En ce début d'automne, couchée depuis des heures dans mon lit, je n'arrivais pas à trouver le sommeil....Je regardais les heures s'égrener une à une sur mon radio-réveil et je me sentais très seule. Je rêvais de me retrouver sur une plage au sable fin entrain de regarder la mer par une nuit étoilée du mois d'août.... Quelques larmes me venaient aux yeux et mon coeur se serrait.... Puis à bout de force, une léthargie douce et réparatrice envahit petit à petit mon corps...

J'avais tout à coup l'impression de planer.... Je me retrouvais ainsi transportée vers une magnifique corniche d'où l'on pouvait admirer la mer paisible éclairée seulement par quelques rayons de lune.... Je me sentais bien et ne fus même pas étonnée de voir assis sur un rocher un couple, leur regard tourné vers le ciel... Que faisaient-ils? Qui étaient-ils?

L'homme semblait très fier de lui... Nul ride sur son visage, nul trace de peine passée ou à venir.... La femme, habillée plus modestement détourna un instant les yeux du firmament et me scruta avec sur les lèvres, un sourire triste. Elle me fit signe de m'approcher, me demanda de prendre place à ses cotés et je pus ainsi me rendre compte que j'étais totalement invisible pour son compagnon...

De longues minutes passèrent... Seul le bruit des vagues troublait le silence de la nuit....

  Mais je me sentais étrangement bien et n'avais aucune envie de rompre, même par un simple soupir, cette osmose qui se créait entre nous...

L'homme se décida enfin à parler... Il se tourna nonchalamment vers sa voisine et lui dit :

-" Au fait, pourquoi existes-tu? Moi, je suis l'Amour et personne n'a vraiment besoin de toi..."

La femme  lui répondit aussitôt :

- "Je ne suis là que pour sécher les larmes que tu t'acharnes à faire couler!!!! Les êtres de cette planète m'appellent l'Amitié. Je sais rester humble...

-"Oui, tellement humble que tu n'es pas capable comme moi de faire vibrer les coeurs et les corps ! D'allumer dans une âme une passion dévorante et si belle!!! Tu restes dans l'ombre alors que moi, je brille de mille feux!!! Je jouis de chaque chose, de chaque caresse... Je peux même pousser à la folie!!!Les hommes sont prêts à tout pour me garder...

- " Tu es donc si fier de ton pouvoir? Ne vois-tu pas que tu pousses même à la haine!!!! Tu te glorifies de voir le monde à tes pieds!!! Mais que fais-tu de tous ceux qui se barricadent le coeur pour ne plus te rencontrer? Moi, j'essaye de les ramener à la raison... Une carapace, certes, les protége des pleurs, des peurs et des douleurs mais elle les éloigne aussi des plaisirs de la vie!!!!

- "Hé, gente dame, mais les plaisirs de l'Amour, je suis justement là pour les donner!!!!

-"Tu donnes mais tu reprends souvent si vite!!!! Tu te glisses doucement au fond d'un être, tu l'envoûtes, le déroutes puis tu le laisses seul avec son désespoir...

J'écoutais attentivement cette conversation. L'Amour s'énervait... L'Amitié restait sereine...Je voyais à travers leurs dires, tant d’histoires défiler, tant de drames et de désillusions !!! L’homme replongea son regard vers le lointain :

-« Tu me reproches ma cruauté… mais je ne peux être que douceur…Regarde autour de toi… Des gens sont heureux de me connaître… Ne vois-tu pas l’étincelle au fond de leur âme ? Quand une mère tient son enfant dans ses bras, ne suis-je pas là ? Quand deux êtres se cherchent et se trouvent enfin, ne suis-je pas encore là pour les unir ?

-« Mais je n’ai pas l’intention de te juger ni même de te condamner… Je ne suis que l’Amitié…Je me contente de réparer tes erreurs !!! Au fonds, nous nous ressemblons énormément tous les deux… La frontière qui nous sépare est très fragile…

L’homme se leva, tendit la main vers l’amitié et l’aidant à se relever lui dit:

-« Oui, tu as raison… Nous ne formons qu’un. Tu es le côté sage, celui qui adoucit ma fougue, celui qui calme la tempête de mes désirs cachés…

Puis il partit seul nous laissant ainsi toutes deux…Je ne savais plus quoi faire… J’hésitais entre partir ou rester. L’amitié demeurait songeuse. Je crus même voir une lueur de détresse au fond de son regard …Je m’apprêtais à rebrousser chemin quand d’une petite voix elle me retint :

-« Attends ne pars pas si vite !!! Je sais que tu as besoin de moi…. Je suis là pour toi… Tu as bien failli fermer ton cœur ma douce… Tu as connu des heures tristes. Tu t’es demandée pourquoi la vie t’imposait cette nouvelle épreuve et bien je vais te le l’expliquer… écoute moi …

Elle me caressa doucement la joue et son sourire m’irradia le cœur.

-« La vie n’est pas un long fleuve tranquille… Elle est comme cette mer devant nous…  Tantôt calme, tantôt furieuse…Un jour tout parait beau, noble et le lendemain tout redevient sombre et triste… Tu as cru rencontrer l’amour mais l’amour n’est pas venu à toi… Tu t’es sentie rejetée…. Tu t’es même demandée si tu pouvais encore être aimée… Prise de doute, tu t’es cachée derrière ta souffrance…. Les jours puis les semaines ont passé… Tes sentiments se sont adoucis et tu as ouvert à nouveau ton cœur… Là, tu t’es aperçue que tu n’étais pas seule mais que des tas de personnes tenaient à toi….alors doucement, tout doucement ton amour s’est transformé en tendresse puis tu m’as appelée et me voici !!!! Je suis si heureuse de pouvoir t’aider… Tu vois que l’Amour n’est pas un sentiment cruel. Il faut simplement qu’il soit partagé !!!! Je ne suis que l’amitié mais je suis faite de sincérité et je marche toujours vers l’avant avec complicité et tendresse… Laisse partir ce sentiment d’amour qui t’oppresse et prends moi dans ton cœur comme un cadeau…  

 

»Puis tout rePuis tout redevint flou… La sonnerie stridente de mon réveil m’arracha sans pitié à ce doux sommeil. Mes larmes avaient séché depuis longtemps et je ressentais en moi une paix intense …. Je savais pertinemment qu’un homme au regard fier m’attendait quelque part et qu’il saurait un jour m’ouvrir les portes de l’amour vrai et partagé et j’avais appris aussi qu’une simple amitié pouvait redonner le goût de vivre et surtout l’envie d’être ce que je suis !!!!

   

 

Comme le vent....

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LE VENT

 

Je viens souffler sur les branches dénudées des grands arbres et mon haleine fait éclater les bourgeons pâles. Mes ailes sont transparentes, ma maison est le ciel.... Je vais sur la montagne caresser doucement la neige froide de l'hiver. Je la fais fondre au mois d'avril puis je dépose sur le sol les fils dorés du soleil pour réchauffer les fleurs. Je vole à travers monts et vallées, dans les bois, les prairies, les jardins et les villes, mettant des clochettes aux muguets, saupoudrant d'or les primevères, de blanc les pâquerettes légères....

Je suis le souffle de l'Amour, je fais pousser dans les buissons des églantiers, des aubépines emplis de fleurs à profusion....Légère brise caressante et furtive, je vais deci, delà, chasse les nuages, ramène le soleil dans vos coeurs!!!

  Mais attention, ne vous y fiez pas!!! Je suis aussi tempète, tornade et bourrasque. Je peux devenir endiablé et cruel. Impulsif, je ne sais retenir ma colère... Je fonce et détruis tout sur mon passage... Les arbres plient, les fleurs se meurent et je ramène de gros nuages noirs tout en faisant pleurer le ciel. 

 Phénomène à double face, tantôt ange, tantôt démon, ne me condamnez pas trop vite!!! Je ne suis que du vent!!! et comme le vent, ma route est longue et je ne cesse de courir... Si un jour je dois m'arréter, si mon souffle s'éteint... la lumière ne sera plus car je suis le vent, le Roi du temps.

 

 

Deux âmes...

    

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  Tu m'as fait chavirer le coeur...

    Il était une fois deux âmes un peu perdues,

Qui se cherchaient dans un monde inconnu.

L'une était femme simple, douce mais rebelle

L'autre était homme plus virile mais non moins belle...

 

Un jour alors qu'elles ne s'y attendaient pas

Elles se croisèrent et nul ne pourrait dire pourquoi

Leurs esprits se soudèrent, se mêlèrent à l'infini

Formant un tout qui aujourd'hui grandit...

 

Cette rencontre est-elle inscrite au livre de leur vie?

Elle semble si forte, leur tristesse s'est endormie

Ne serait-elle qu'une étrange folie passagère?

Un rêve, une illusion, un besoin profond mais éphémère?

 

Peu importe la réponse, laissons les se découvrir

S'aimer, se dorloter, se chambouler et se guérir

L'âme femme redécouvre peu à peu son corps

Tandis que l'âme homme y trouve le réconfort....

 

Cette histoire est la notre, cette histoire est jolie

Elle me berce, elle me trouble, me fait peur aussi

Tiens moi serrée fort, ne laisse pas partir mon âme

Tu m'as fait chavirer le cœur en trouvant son sésame....

                               

 Boule le 5 octobre 2004

 

BOULE DE NEIGE ET L'ETOILE AU FIRMAMENT

Par une magnifique journée d’hiver, des enfants emmitouflés de laine, jouaient comme des petits diables à se jeter de la neige…. Une petite boule de neige affolée par tant de bruit réussit à se rouler au pied d’un sapin et là tapie, sans un mot attendit que la nuit revienne. Dame lune ne tarda pas à montrer le bout de son nez et une magnifique étoile au firmament se mit à scintiller caressant notre petite boule de neige de mille et doux reflets…

Alors boule de neige ouvrit de grands yeux étonnés en s’adressant à l’étoile :

« Dis moi, mon amie, comment fais-tu pour être aussi belle ? Tu sembles tout droit venir du paradis… Le firmament est si lointain… Ne peux-tu me transporter vers toi, loin de ce monde si éphémère ? Je ne peux pas vivre longtemps sur cette étrange terre et toi là-haut, tu me sembles si sereine !!!! ».

L’étoile, souriant devant tant d’innocence, brilla encore plus fort et de ses rayons fit fondre bien trop vite notre petite boule.

« Boule, mon amie, que me demandes-tu là ? Je scintille toute la nuit, c’est vrai mais au matin je m’éteins. Nous sommes deux âmes perdues dans l’univers. Je t’aime si fort et pourtant de mes rayons, je te fais tant de mal…. »

La petite Boule de neige se mit à pleurer et vite ne devint qu’une larme sur le sol déposée. L’étoile désespérée demanda l’aide à Dame lune

« Pourquoi dame lune ? Boule est mon amie, je ne lui voulais aucun mal !!! »

La lune attendrie par cet amour si pur répondit :

« Ta boule n’est pas morte, regarde elle scintille autant que toi !!! Ne la vois-tu donc pas ? On dirait un  diamant déposé sur le sol. Elle resplendit seule sur le grand manteau blanc… »

Les doux rayons de l’étoile vinrent se mêler au scintillement du diamant…pour former un joli miroir au matin naissant.

 

C’est une histoire si triste et si belle !!! Boule de neige et étoile au firmament se sont enfin trouvées. Un magnifique miroir les a fait se rencontrer et s’aimer.

 

A DAVID

 

Le jour se lève à peine sur la Terre,

Un pâle rayon de soleil illumine l’horizon

Sac sur le dos et chaussures à crampons

Tu t’en vas voir Dame Montagne arrogante et fière.

 

Tu laisses en bas dans la vallée tous tes soucis

Et grimpes les chemins pour atteindre des sommets infinis

Croisant de ci de là  une fleur si jolie

Que ton regard sur elle la frôle et l’embellit.

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Des vols de libellules déploient leurs ailes bleues

Dans une danse légère pour se mirer dans l’eau

Et dans l’azur de l’onde, tu vois l’azur des cieux

Qu’il t’est reposant de longer ce petit ruisseau !!!!

 

Dis-toi que toutes les pierres ont une âme

Elles gardent l’empreinte de nos chers disparus

Au coin de tout sentier court la petite flamme

De ceux qui avant toi ont su braver cet inconnu.

 

Un coquet écureuil saute de branche en branche

Il évolue léger en habits du dimanche

Cueillant le gland du chêne ou la brune châtaigne

Il fuit les coins ombreux, la hauteur est son règne.

Je crois bien qu’en Montagne la vie est éternelle

Le moindre brin de mousse abrite des merveilles

Le ver luisant, le soir fait de l’œil aux étoiles

L’araignée affairée se roule dans sa toile…

 

Qu’il te paraît bon de pouvoir respirer

L’air pur des hautes cimes dans la neige l’été

Dominer les abîmes, laisser en bas la foule

La poussière, l’ombre et les fleuves qui roulent

 

Les murs obscurcis de noires fumées

L’usine au bruit dément et le long défilé

Des camions, des voitures, la chaleur et la pollution

Ces trottoirs en béton martelés par tant de piétons….

 

Qu’il t’est bon aussi d’oublier le monde et ses misères

Et de là-haut t’enivrer d’air pur et de lumière

Les bruits se sont tus, le ciel paraît plus beau

Prés de la roche nue rayonne un monde nouveau.

 

Une source craintive tout doucement ruisselle

            Le souffle de la brise t’enchante et te gèle

C’est un peu de l’hiver retrouvé à la belle saison

Un printemps attardé loin du chant des grillons.

      

Rien ne peut égaler la beauté des sommets

Là toutes les saisons pour toi se sont unies

Marmottes, chamois deviennent tes amis

Là vraiment tu peux trouver belle la vie !!!!

 

De la part de bouledeneige le 7 septembre 2004 

 

Vivre la solitude, qui n'en a jamais eu peur?

On se retrouve tout à coup face à nous-mêmes

Là tout seul pendant des heures et des heures

A se demander si quelqu'un nous aime...

 

Le miroir de l'âme semble se briser

On se cherche des rêves, on se cherche des mots

Le regard pour l'autre nous manque à donner

Nos pensées s'envolent, mais vers qui? Nul écho!!!

 

La solitude, c'est aussi un immense silence

Une étendue de rien qui vous envahit, vous enserre

On se refait un monde, on crie son espérance

En se demandant parfois ce que l'on est sur terre

 

Notre vie nous apparait telle un désert

Où la sève s'épuise, le sourire se meurt

On a soif d'écoute et de tendresse sincère

Un  souffle d'amour, un brin de chaleur...

 

Mais les nuages s'épaississent petit à petit

On ne ressent qu'abandon, amertume et tristesse

D'une prison sans fin, nos coeurs à l'infini

Se démènent, se déchirent si plein de détresse.

 

Il ne faudrait pourtant que trés peu de choses

Pour que solitude s'évapore doucement

Une main tendue, un beau bouquet de roses

Des yeux enlacés aux nôtres, un geste tout simplement...

 

ADIEU

 

   

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Je m'en irai demain cueillir des pâquerettes...

Tes yeux se sont fermés, ton âme s'en est allée

Je m'en irai demain cueillir des violettes..

En pensant à toi que j'ai tant aimé..

Te voilà parti pour un long voyage

Tu me laisses en cadeau de doux souvenirs

Des paroles tendres un sourire, un visage

Tu m'as donné la vie, mais décidé de partir

Rejoindre tout là-haut ma douce Maman

Redis lui mon amour qui jamais n'a fané

Je compte les heures, je compte le temps

Mais un jour  prés de vous j'irai me reposer...

     

 

  

POESIES7

MON ENFANT

  Ecoute mon enfant, la chanson de la vie

Regarde les beaux jours, les astres de la nuit.
Je voudrais bien t'offrir les merveilles du monde
La voix du rossignol, le murmure de l'onde
Je voudrais te cueillir les fleurs des hautes cîmes
Te faire découvrir le secret des abîmes.
Et toutes les étoiles réunies en bouquets
A toi ma douce enfant, j'aimerai les donner.
Vois-tu, je ne suis rien, L'univers est au cieux.
A lui seul nous devons notre monde merveilleux,
Le magnifique ruban qui succède à l'orage
La violette des champs et les verts pâturages,
Les neiges éternelles sur les monts immaculés
Et l'or des épis mûrs sous le soleil d'été;
Pour nous il a créé toutes ces belles choses
Les splendeurs des forêts, le doux parfum des roses,
Les océans, les mers et le rouis des vagues
Qui viennent en dansant se briser sur la plage...
Ecoute mon enfant, la chanson de la vie...
Souris aux clairs matins, aux rêves de minuit;
Ne ferme jamais les yeux aux rayons du soleil
 
Ne ferme pas ton coeur à la beauté du ciel...
 
 
 
Le rêve est à nos coeurs ce que l'air est à nos poumons...

Il est doux de laisser vagabonder son esprit

Vers d'autres lointains et merveilleux horizons..

Se retrouver soudain dans une immensité fleurie

Galopant au vent sur le dos d'une licorne

Oublier un instant ses chagrins, ses soucis

Aller droit devant sans peur et sans borne

Ce coté irréel ne fait-il pas parti de nos vies?

 

    

Mon rêve est un voilier et le vôtre?

 

   

HYMNE A MA VIE 

     

Un jour alors que je n'étais encore qu'une enfant

Sur mes yeux rieurs se posa un grand voile blanc

Finis pour moi les galipettes, les joies et les babillages

Un brouillard épais fut le compagnon fidèle de mon jeune âge

 

J'apprenais la vie, j'apprenais le monde aussi

Entourée des miens, de tendresse et de patience infinie

Mais bien trop tôt, je connus les chambres d'hôpital

Les blouses blanches, les pleurs de ceux qui ont mal

 

Je perdais chaque jour un peu plus de mon innocence

Celle qui berce, rassure et protège la petite enfance

Je ne voyais plus mais j'imaginais si bien les choses

Le sourire d'une maman, le soleil éclatant une fleur éclose

 

Mes meilleurs amis furent un chien et une peluche défraichie

Ils m'accompagnèrent partout dans ma longue nuit

Je les ai tous deux perdus depuis longtemps aujourd'hui

Mais jamais, oh non jamais, ils ne partirent dans l'oubli

 

Puis revint la lumière à mes pupilles endolories

Adolescente confiante, je sortais d'un long et obscur tunnel

Je me disais : "enfin devant toi, l'avenir te sourit..."

Je n'avais peur de rien, le bonheur me semblait éternel.

 

Depuis ce temps là, sur mon visage des rides se sont creusées

Etude, mariage, enfants, le livre de ma vie se  consume

Nostalgie du temps passé ou retour de cette brume?

Je ne sais ce qui me pousse à écrire ces vers surannés..

 

Je voudrais pourtant garder ouverts les yeux sur les étoiles

Serrer à jamais sur mon coeur tous les êtres aimés

Hélas mon regard bien trop vite se voile

Alors je cherche encore et toujours la force d'espérer...

 

Boule de Neige

 

  A ma caline à jamais endormie...

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Toi ma douce minette, ma compagne fidèle,

Je voulais te garder jusqu'à mon dernier jour,

Mais nos chemins se séparent et la mort de son aile

A glissé sur toi, Caline , ma petite boule d'amour

 

Ton regard suppliant refletait toute l'étendue de ta  souffrance

Tu voulais ronronner mais ta force ne cessait de s'affaiblir

Je voulais t'apaiser et te guérir mais pour ta délivrance

J'ai du me resigner à te laisser enfin  partir.

 

Un mal impardonnable, une pieuvre traitresse

S'était emparée de toi malgré tous mes efforts

Et mon coeur se déchirait à ce mal qui t'oppresse..

Comment t'en délivrer sans te donner la mort?

 

Si mes larmes avaient pu prendre un peu de ta misère

Si j'avais pu trouver remède à ce mal qui te rongeait!!!

La vie est ainsi, tout semble ephémère

Petite boule d'amour Adieu te dire je voulais!!!

 

Souvenirs d'un homme pas comme les autres
 
 
Il s'appelait 'Espoir'
Son âme revétue de noir
Se promenait sur les ondes
Entrainant dans sa ronde
Les femmes pourtant sincères
Et déroutées par ses colères
 
Il se voulait "espérance"
Son coeur toujours en balance
Tuait avant même de commencer
Un partage, une simple amitié
Que d'autres voulaient lui donner
Mais qu'il s'evertuait à jeter...
 
Il se disait honnête et timide
Son regard savamment restait vide
Il ne voyait que sombre duperie
Là où naissait pourtant une amie
Sur son bateau face à la mer
Demeure-t-il toujours aussi amer?
 
Il se croyait juste et parfait
Son sourire, son plus bel attrait
Mais sur ses dires éphémères
Devant le miroir de sa vie solitaire
Se posait-t'il parfois la question
De savoir s'il avait raison?
 
Il avait pris le pseudo "Espoir"
Alors faisons semblant d'y croire!!!
Se reconnaitra-t-il seulement
Dans ces vers, cet homme si charmant?
 
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Boule de neige

 

POESIES6

mes amis (es)....... 
 
      
Video: à mes amis

Je t’ offre ces quelques vers

comme un bouquet fleuri

Eclatant de couleurs

Amoureusement cueilli

Au jardin de mon coeur

 

Les mots en seront les pétales

Qui ne tomberont pas

Les phrases feront les tiges

Qui ne piqueront pas

Et l'enveloppe pour le vase

Qui ne se cassera pas

 

Que ce bouquet tout simple

T’ apporte plaisir et joie

Relis-le quelquefoisPour qu'il ne se fane pas....

 
 
 
PAROLES DE LA VIDEO
 
A vous mes amis du net, je dédie cette petite vidéo.
Un clin d'oeil tout simple à notre belle entente qui ne fait que grandir au fil des dials!!!
 
Josie, ma petite cata du net
Toute simple mais surtout super chouette
Que nos rires et nos "belge une fois"
Durent encore et toujours de longs mois!!!
 
Nadèje, tu es ma douce amie du sud ouest
Avec qui je partage mes hauts et mes bas
(Heu là, Nanar , Sly et Bibuse, on ne rit pas!!!!
Je parlais de nos soucis et de nos joies
Pas de nos soutifs, strings ou même chaussettes....)
 
Heureusement que parmi nous veille Ninon
De nos délires, elle sait rire sans façon
En en rajoutant même si bien parfois
Que nous en restons tous pantois!!!
 
Et toi nanar, mon sucre d'orge, mon lutin
Tes jeux de mots fusent, dansent au fil des dials
Si l'un de nous arrive le coeur en chagrin
Tu lui ramènes vite le sourire, petite canaille!!!
 
Mimi, que vais-je pouvoir te dire
Nos neurones réunis nous poussent souvent au délire
On rit, on pleure, on refait le monde
Mais finalement notre amitié est profonde.
 
Et là arrive notre tornade Baga
Qui slalomme sur le net avec des "me voici", "me voilà"
Je ne peux que te souhaiter de trouver ta voie
Et d'emprunter enfin le chemin de la joie...
 
Si tu es moins connu du groupe Mister Bibuse
Tu sais cependant la place que tu tiens dans ma vie
Alors, je te veux là parmi nous, présence diffuse
Courant d'air du net mais jamais dans l'oubli...
 
Je vais clôturer ce clin d'oeil de l'amitié
Par une personne, vous avez certainement deviné
Bien-sûr, il s'agit de Sly, mon marin moustachu
A qui je dois tant et qui ne m'a jamais déçue.
 
Voici une derniere façon de vous souhaiter à tous une bonne année 2007
Que santé et bonheur soient dans vos coeurs
Et que mon affection vous enveloppe de douceur
 
Moi la grande Tarine de Haute-Savoie.... 
 
 ____________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 
 
 
LA RONDE DES SUPERLATIFS
 
Tout au long de notre humble vie,
Chemine le temps, fait de rires et de pleurs
Mais si jamais rien dans nos coeurs ne s'oublie
Notre plus grand handicap ne se nomme-t-il pas la peur?
 
Alors chassons nos rides et rayons nos peines
Sourire nous restera toujours un geste gratuit
Qu'il nous est facile de donner sans haine
En se disant que notre plus beau jour est aujourd'hui.
 
Ne nous retournons pas sans cesse en arrière
Marchons droit devant sans nos jambes tituber
Rêver d'être Aimé n'est pas forcément que chimère
Même si la chose la plus facile est de se tromper.
 
Un souffle s'est arrété, une rose se fane
Un parfum s'estompe, un regard s'est brouillé
Un bonheur s'étiole, une illusion se profane
Mais notre plus grande erreur reste d'abandonner.
 
Une tempête engloutit tout sur notre passage
Raison et volonté laissent place au pessimisme
Nous ne pensons plus qu'à voir souffrir notre visage
Notre plus grand défaut se complait dans l'égoïsme
 
Nous voulons être forts, nous voulons être mieux
A nos chagrins nous livrons une éternelle bataille
Puis peu à peu le soleil revient illuminer nos yeux
Car notre plus grande distraction repose dans le travail.
 
Prendre le temps quelquefois d'admirer la nature
L'oiseau qui gazouille, la rivière qui danse
Ecouter le silence ou regarder un désert sans verdure
Notre plus grand besoin réside dans le "bon sens".
 
Aimer son prochain, savoir lui tendre la main
Accepter les concessions et partager ses folies
Ne jamais douter de lui, suivre son chemin
Car notre plus bas sentiment est la jalousie.
 
Mais nous ne sommes que des hommes
Etant tour à tour ange ou bien démon
Il nous faut bien le reconnaitre en somme
Notre plus beau présent demeure le pardon.
 
Et pour finir cette ronde aux superlatifs
Ne plus employer les mots "jamais" ou " toujours"
Mais simplement se dire sans être restrictifs
Que notre plus belle chose au monde est l'Amour....
 

LA COLERE

 

Oh terrible sentiment que la colère!!!

Qui parfois inonde ton coeur de haine

Elle s'imprègne mauvaise conseillère

Détruit tes rêves, te fait bondir et te malmène.

 

Telle l'ouragan fauchant tout sur son passage

Elle monte insidieuse traitresse et perverse

Te laissant souvent démuni devant l'orage

Regrettant tes mots, tes gestes sans tendresse.

 

Une immense sensation de te sentir déçu

Elle te laisse un gout amer sur les lèvres

Un parfum de regret, une illusion perdue

Un dégoût de toi-même, de la peine, de la fièvre

 

Mais la colère est un besoin qui te soulage

Une arme infaillible, une protection sublime

Egaré dans sa tempête, tu recherches le rivage

Te rendant à la fois la joie et l'estime.

 

Bouledeneige. 28 janvier 2005

 

 

 

Le temps......

 
 
Passe le monde et coulent les heures
Vole l'espoir en quête éternelle de bonheur
Les minutes s'ègrenent, les secondes se meurent
Mais le temps avance sans haine et sans peur.
 
Souffle de vie dans un univers infini
Maitre incontestable qui nous mène à la folie
Nul ne l'arrète dans sa course à l'oubli
Le passé n'est plus, le présent s'échappe et le futur le suit
 
"Avoir le temps", "laisser faire le temps", "prendre son temps"
Combien d'âmes ont cru en sa clémence innocemment
Et l'ont laissé passer sans le braver réellement
Etonnées ensuite de se voir dire : "il n'est plus temps"!!
 
Rien ne servira alors de le pleurer ou l'implorer
Il chemine inexorablement sans daigner se retourner
Il fallait le saisir, l'apprivoiser et surtout le guider
Mais il est déjà trop tard, le temps s'en est allé....
 
 
   
Comme a si bien dit Victor Hugo : "la mélancolie c'est le bonheur d'être triste....."
 
 
Maman....
 
Si tu étais encore dans ce monde sans âge
Me dirais-tu en me regardant dans les yeux
"Ma fille, arrète de courir sans cesse après un mirage
Laisse couler tes larmes, tu te sentiras mieux....
 
Toute chose ici bas n'est qu'un souffle éphémère
Et se noie bien vite dans le courant de la vie
Une source se tarit en laissant à la nature un goût amer
Et vogue ton âme dans une profonde mélancolie
 
Tu as vu le jour à la fin d'un bel été
Le soleil brillait dans un ciel immensément bleu
Ma douce enfant, pour toi aussi je me suis mise à réver
D'un avenir lointain serein et heureux
 
Aujourd'hui je ne suis plus mais tu es toujours là
Je te sens si triste, perdue à la recherche d'un bonheur
Ecoute mon enfant encore de l'au delà
Ces quelques vers écrits pour chasser ta peur.
 
Bernadette.....
 
 
Bienheureux fut pour moi le jour de ta naissance
Et pourtant trop souvent nos pleurs se sont mélés
Renouant dans nos coeurs la même confiance
Nos chagrins et nos joies, avons tout partagé.
A toi mon "caganis", ma petite dernière,
Dois-je te rassurer, l'Amour de ta Maman
Est toujours prés de toi, te veille et te protège.
Tu connais à ton tour les mêmes sentiments.
Tu as bâti un nid avec trois doux bambins
Et tu dois m'oublier, ne penser qu'à leur bien..."
 
Merci ma douce mère de m'avoir dicté ces mots
Ils me rassurent, me réconfortent, je te sens prés de moi
Je sais aujourd'hui que de tout là-haut
Tu m'observes, me guides et me combles de joie
 
 
jeudi 26 octobre 2006
 
   
Un jour peut-être.....
 
 
Ta vie n'est-elle qu'un brin de poussière
Qu'un souffle suffit à faire s'envoler?
Faite de rêves et de promesses éphémères
Que tu ne cherches même plus à réaliser
 
Ton âme se meut-elle dans le ciel
Et pleure-t-elle souvent dans tes pensées?
Baignant ton coeur d'une lueur éternelle
Celle que tu ne peux même pas imaginer
 
Ton corps n'est-il qu'une carapace
Perdu dans un univers de nuages infinis?
Attends-tu seulement que le temps passe
Pour espérer qu'un aujourd'hui te sourit?
 
File droit devant sans jamais te retourner
Hier est déjà loin, demain est à venir
Oublie ta tristesse, conjugue le verbe "aimer"
De tes doutes, il ne faut rien retenir...
 
 

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POESIES5

 
 

A CALIN

  

Par un bel après-midi ensoleillé de printemps

Je t’ai trouvé petite boule de poils gris

Perdu dans une grange sous un gros tas de bois

Tu étais là, les yeux à peine ouverts à la vie

Apeuré par ma main se dirigeant maladroitement vers toi

Je t’ai saisi et déjà tu te blottissais si tendrement…

 

En ce mois de juin 1989, tu es devenu « CALIN »

Je t’ai nourri au biberon de poupée pour te sauver

Mère de substitution, je suis devenue et restée

18 années de bonheur, tu as su m’apporter sans fin

Animal espiègle, joueur, tu m’en as fait des bêtises !!!

Mais tu savais si bien te faire pardonner tes sottises.

 

Des pattes de velours frôlant le bout de mes doigts

Et j’oubliais bien vite tes escapades et ton côté farceur

Parfois tu pensais me faire plaisir en m’attrapant un oiseau

Tu ne comprenais pas mes cris te faisant lâcher ta proie

Que je remettais en liberté devant ton air de matou penaud

Me boudant un petit peu devant ce manque évident de ferveur !!!

 

Jamais une once de méchanceté n’a traversé tes beaux yeux verts

Tu me suivais partout, curieux de tout, tu as grandi mon chat !!!

Surveillant mes gestes, guettant mes instants un peu trop amers…

Tu sautais sur mes genoux, t’enroulait autour de mon cou

Tu me fixais alors et je te serrais fort dans mes bras

Tu avais cette force innée de me ramener le sourire mon petit voyou…

 

Je te confiais mes doutes, tu semblais comprendre mes peines

Parfois je te cherchais dans le jardin dissimulé sous les troènes

Tu aimais ce jeu de cache-cache et tu ressortais un brin narquois

Quand au bout d’un temps d’appel, tu me voyais dans le désarroi

Tu courrais dans ma direction  avec un miaulement de râleur

Voulant me faire admettre que de rentrer ce n’était point l’heure !!!

 

Mais les aiguilles tournent inlassablement… inexorablement….

Ton corps fatigué, usé en avançant au fil du temps

Tu es parti pour un long, très long voyage sans moi

J’ai voulu t’éviter des souffrances et j’ai abrégé ta vie

Mais dans mon cœur, tu resteras inscrit à l’infini

Je n’ai qu’à fermer les yeux pour t’imaginer dans la joie….

 

Il me semble encore sentir ta petite tête posée sur ma joue

Je voulais te dire Adieu à travers ces simples mots d’amour

Aide moi si tu le peux à sécher toutes ces larmes qui m’entourent

Elles ne cessent de couler et de m’inonder de partout

Je veux ne penser qu’à toi joueur et heureux

Et oublier à jamais ton regard triste et fiévreux

 

                                                                                                 lundi 5 fevrier 2007

Click to enlarge. Réponse de CALIN

 
 
Non, je ne viendrai pas, même si tu m'appelles;
C'est l'heure de rêver; le rêve m'est si doux!!!
Car loin de Toi, j'ai des royaumes
Où ne cheminent pas les hommes.
C'est trop fin, trop givré, trop de tendresse y danse;
Vos pieds gâcheraient tout sur mon herbe enchantée!
Va-t-en, je t'attendrai; cours où la vie t'appelle;
Moi, j'ai cent rendez-vous d'oiseaux, de libellules,
De papillons bleus délirants.
On m'invite le soir chez l'Etoile tremblante,
Dans les fougères du ravin.
Et dés ce matin, j'y songe,
Car je crains de la faire attendre.
Pars! Tu n'inventerais jamais
Ce qui est la tendre abeille au coeur des campanules
Et l'ourlet du grillon sur la frange des blés
Avec un fil ardent d'aimables coccinelles.
Sais-tu qu'il faut bien que j'y pense?
Etre chat, ce n'est pas rien, c'est un travail immense
Et je n'en finis pas de rever le jardin!
Non, ne m'appelle plus.....
Mais sache que je t'aime.......
 
 
 
 
LE PACTE DES CHATS

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 <
Nous les chats, nous avons fait alliance avec vous, les hommes!!
 
Nous avons accepté de partager vos maisons et vos vies.
 
Comme vous serez avec nous, nous serons avec vous...
 
Vous trouverez en nous le mystère et l'innocence, la nature sauvage et l'extrème civilisation.
 
Nous lirons vos pensées et accompagnerons votre réflexion.
 
Vos caresses répondront aux nôtres et nos ronrons vous diront si vous vous y prenez bien.
 
Nous dormirons sur vos genoux ou nous choisirons avec soin, parmi vos coussins, vos sièges ou vos lits, le lieu idéal si nous ne préférons pas le haut de l'armoire, le radiateur ou votre table quand vous ecrivez.
 
Il y a chez nous une longue tradition de chasse et de pêche, ne vous offensez pas si nous prenons souris, moineaux et lézards, ou par exercice nous déroulons vos pelotes ou démaillons vos ouvrages, faisons nos griffes sur vos tapisseries....

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Nous savons comme nos ancètres vivre de notre chasse, nous apprécions aussi les bons petits menus, et chez nous comme chez vous, la vertue aide parfois à la tentation.
 
Aimer les chats pour qu'ils vous aiment, ils seront les dieux bienveillants de votre demeure....

 

  
 

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A FORCE....
 
A force de dire : "Un jour peut être?"
A force de regarder par la fenêtre
Sans oser avancer ni reculer
On finit toujours par désespérer.
 
A force de se trouver des excuses
A force de se noyer d'idées confuses
Sans chercher à comprendre le "pourquoi",
On finit bien souvent dans le désarroi...
 
A force d'user ses pensées dans le doute
A force de ne pas suivre sa route
Sans vouloir une fois se remettre en question
On finit toujours dans la désillusion.
 
A force de vouloir garder confiance
A force d'imaginer : "Demain, c'est sur, j'avance!!!"
Le soleil, derriere une montagne, finit par se cacher
Et les larmes à nos yeux ne cessent de couler...
 
A force de vivre et croire à un monde de rêves
A force de voir un à un nos espoirs qui s'achèvent
L'existence se fane et petit à petit s'étiole
Dans notre âme, les doux sentiments s'envolent...
 
A force, à force.....On n'a plus de force
Même si l'on s'efforce
De retrouver quelques forces....

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POESIES4

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la nuit

 

 

Le soleil doucement s'amuse à glisser

Et derriere la montagne va se cacher

Ses derniers rayons timides illuminent le ciel

Avant de s'éteindre dans un profond sommeil

 

La nature s'endort, le silence s'installe

La pénombre arrive, le calme s'étale

Seule une légère brise vient encore caresser

Les feuillages des arbres si joliment dressés

 

La lune à son tour, diffuse sa clarté

Entourée des mille feux d'étoiles espacées

Voici venue l'heure pour la terre de se reposer

Petit à petit toute vie semble s'évaporer

 

Si la ville s'anime de lumière

Ce petit chemin perdu devient austère

Des ombres se profilent à chacun de nos pas

Mélangeant en nous quietude et embarras

 

De légers bruissements viennent nous défier

La panique remplace si vite la sérénité

Quel est donc ce petit bruit calfeutré?

Un prédateur en embuscade ou un animal apeuré?

 

La nuit tout nous parait plus immense

Même le ruisseau s'écoule en silence

Les oiseaux dans leur nid se sont blottis

Attendant le jour pour reprendre leur gazouillis

 

Les fleurs une à une referment leurs pétales

Se protégeant ainsi de la fraicheur estivale

Elles reléveront leurs têtes au matin levé

Quand sur elles se couchera la douce rosée

 

Là dans les fougères scintille un ver luisant

Petite flamme délicatement posée dans le néant

Seul le hululement du hibou sur un arbre perché

Perturbe un court instant ce paysage métamorphosé

 

Mais la nuit est avant tout le monde du rêve

Le moment de s'échapper, de faire une trève

Le mécanisme de vie se met au ralenti

Et au lueur de l'aube tout reprendra vie... Image hébergée par servimg.com

 

 

CHAGRIN D'AMOUR

Vous vous étiez promis Amour à vie

Mais aujourd'hui tout semble fini

Ses yeux de toi se sont détournés

Et vers une autre se sont posés

 

Qu'a-t-elle de plus cette rivale?

Sait-elle à quel point, elle te fait mal?

Ton coeur saigne mais tu ne dis rien

Personne ne perçoit vraiment ton chagrin...

 

Un ouragan de solitude t'envahit

Tu es la délaissée... Elle est si jolie!!!

Ton miroir ne te renvoie qu'un triste visage

D'une femme perdue et sans âge.

 

Tu l'aimes encore si fort cet homme

Pour qui tu aurais tout donné en somme

Il a préféré pourtant aller chercher ailleurs

Complicité, tendresse et bonheur

 

Laisse couler tes larmes mon amie

Un jour viendra où toi aussi

Tu retrouveras le goût sublime d'aimer

Et dans d'autres bras te sentira comblée.

 

Lui n'était pas ton "âme soeur"

Il a partagé un instant avec toi douceur

Et si maintenant vos chemins se séparent

Patiente un autre rêve t'attend quelque part...

 

Pour aimer, il n'est jamais trop tard

Tu te reverras belle dans son regard

Ta peine présente deviendra mélancolie

En pensant à ce triste épisode de ta vie

 

Un grand amour c'est de ne plus avoir vingt ans

Et d'accepter les rides que donnent le temps

C'est de savoir qu'un lendemain va revenir

T'apportant la joie, la paix et le sourire.

 

 

 

CRI D’AMOUR D’UNE MAMAN

 

Toi mon enfant, ma douce enfant,

Pourquoi n’ai-je pas vu en toi ce tourment ?

Qui te rongeait, t’anéantissait, te volait ta jeunesse

En t’isolant inexorablement dans la détresse.

 

Pourquoi mon cœur de mère n’a-il pas réagi

Et de ton appel au secours n’ai rien compris ?

J’aurai du me rendre compte que ta vie devenait fardeau

Et que petit à petit tu me tournais le dos…

 

Ton regard s’exilait dans un obscur lointain

Et tes pupilles dilatées me criaient ton chagrin

Moi, adulte responsable, je n’ai rien vu venir

Je t’ai laissé te débattre avec ton envie de mourir

 

Comment ai-je pu oublier ma propre adolescence ?

Et ne pas saisir ta peine et te donner une chance ?

Tu as cherché ailleurs un brin d’espérance

Et vers la drogue, tu as puisé l’inconscience

 

De faux amis ont su croiser ton chemin

Et même s’ils semblaient vouloir te tendre la main

Ce n’est que pour t’entraîner dans un monde artificiel

Où tu ne pensais ne voir que des merveilles.

 

Ton jeune corps a vite lâché et tu as connu la souffrance

Devant le manque, tu as senti un besoin de vengeance

T’accrochant désespérément à vouloir toujours fuir

Cette société qui ne cherchait qu’à te nuire…

 

Oh mon enfant, ma douce enfant

C’est moi avec mes simples mots de maman

Qui aujourd’hui partage ce tourment

Ensemble, nous allons combattre ce néant

 

Je te ferai sortir des brumes de l’enfer

Je puiserai de mes poumons assez d’air

Pour t’en faire présent et te redonner goût

S’il le faut, je me mettrai à genoux

 

Pour te demander mille fois pardon

De n’avoir pas su voir en toi ce démon

Le chasser, te protéger de tout mon amour

Etre là prés de toi au fil des jours.

 

Nous allons désormais lutter ensemble

Pour que nos mains jamais ne tremblent

Je vais te donner mes jambes pour avancer

Mes lèvres pour sourire , mon cœur pour aimer

 

La drogue ne sera bientôt qu’un triste souvenir

Un épisode lointain qu’il ne faudra pas haïr

Mais se le remémorer en nous disant que finalement

Toutes deux unies l’avons vaincue vaillamment

 

 

  L'acte d'amour....

 

J'aime sentir tes mains me frôler

Et caresser mon corps ensommeillé

J'aime écouter dehors la pluie tomber

Lovée dans tes bras mon bien aimé.

J'aime tous ces frissons qui m'envahissent

A l'écoute de ton souffle qui se glisse

Au creux de mon oreille et sur mes joues

Avant que tu n'y poses un baiser doux.


De tendresse en caresses incessantes

Tu réveilles en moi la femme dormante

De désir en folie, je me laisse aller

M'abreuvant de tes lèvres sur mes seins posés

Veux-tu me rendre folle, toi mon Amour

En parcourant mon être de ta langue de velours?

S'il pleut toujours dehors, le soleil m'irradie

Au creux de ton épaule, j'entrevois le paradis

Nos peaux entremelées se couvrent de sueur

A l'approche de ce moment d'ultime bonheur

Et quand vient enfin le temps de s'unir

Quand en moi, tu te décides à venir

Nos deux corps ne font plus qu'un

Innondé du plaisir donné à chacun

Il  nous ensorcelle,  et nous ennivre

Nous transporte totalement ivres

Nos cris montent en douce mélopée

Des feux d'artifice fusent à nos coeurs comblés

De tant de plénitude à nos corps partagés

Nos deux âmes réconfortées peuvent se reposer

Nous oublions le reste du monde enlacés

Assouvis tendrement de cet acte d'aimer....

 

Bouledeneige le 6 août 2007

Tu m'as dit.....

 

Tu m'as dit un jour que tu l'aimais,

Que sans elle ta vie ne vaudrait plus rien

Et si de ses yeux, des larmes coulaient

Tu partagerais de ton coeur, son chagrin

 

Tu m'as dit ces belles et douces choses

Que de son regard, tu puisais l'espèrance

Et que cet amour tel un bouton de rose

Allait éclore dans ta vie comme une chance

 

Tu m'as dit ne jamais cesser de penser à elle

Que d'être loin des yeux n'etait pas etre loin du coeur

Que cet éloignement même s'il te semblait parfois cruel

Ne t'empéchait nullement de croire à ton bonheur

 

Tu m'as dit aussi qu'elle te manquait souvent

Que tu la voyais partout dans tes rêves

Que son sourire eclairait pour trés longtemps

Ton âme endormie par le frôlement de ses lèvres

 

Tu m'as juré enfin que ton demain était pour elle

Que tu traverserais un à un les tumultes sur ton chemin

Pour la rejoindre un jour dans son radieux soleil

Et pouvoir vivre à jamais avec elle main dans la main...

 

Je ne suis hélas que le fruit de ta pensée

Je t'écoute certes mais ne puis vraiment t'aider

A affronter cette peur qui sans cesse t'oppresse

Et t'empêche ainsi de tenir cette promesse.

 

Bouledeneige <

le  27 juillet 2007

 

S'il suffisait......

S'il suffisait pour comprendre un simple regard

Une parole, un geste, un joli sourire

Pour que deux coeurs perdus et hagards

Se retrouvent unis face à leur avenir

 

S'il suffisait de dévoiler toute sa tendresse

Dorloter, écouter, mais surtout aimer

Pour que deux corps quittent leur halo de tristesse

Et se donnent l'envie de tout partager

 

S'il suffisait seulement de baigner dans la joie

Et de ne pas vivre à l'ombre de fausses promesses

Mais d'avancer en titubant parfois

Consternés de voir mourir sa jeunesse

 

Mais la vie est si souvent cruelle!!!

Les beaux souvenirs s'estompent avec le temps

Même si le ciel est bleu et Dame nature belle

On ne peut y croire éternellement

 

Ici un enfant nait mais là un ami se meure

Certains rient aux éclats tandis que d'autres pleurent

La fête bat son plein mais là bas la guerre détruit

Des feux d'artifice explosent, plus loin des bombes font le même bruit

 

Combien de marins sont partis sans revenir au port?

Combien de malades souffrent en silence encore?

Combien d'amoureux se perdent dans leur chagrin

S'il suffisait seulement de se donner la main!!!

 

Rêve utopique, chimérique fou et insensé

Demain se prépare, ouvrons grandes nos portes

Laissons parler nos coeurs et nos pensées divaguer

Car malgré tout, notre planète est loin d'être morte!!!

 

Bouledeneige

le 26 juillet 2007


 

La pâquerette et le papillon

 

Un jour mon regard s’est posé sur une pâquerette

Pas un souffle ne semble troubler la mignonnette

A son cœur dort un léger papillon blanc

Se reposant ainsi seul à l’abri du vent

 

Même le soleil éblouissant leur rend hommage

En se cachant derrière de touffus feuillages

Le papillon à la vie si courte et éphémère

Puise douceur au creux des pétales altières

 

J’aime écouter pleurer et chanter la nature

Et quand je ne vois devant moi plus qu’un mur

Je m’isole et cherche l’ultime réconfort

Auprès d’elle, monticule de merveilles et d’or.

 

Mais malheureusement lorsque le jour s’endort

A l’heure où le soleil enroule ses fils d’or

Qu’à la fraîcheur du soir, la pâle pâquerette

Pour préserver son cœur, ferme sa collerette

 

Notre petit papillon quitte son nid douillet

Et va mourir emporté par la bise de ce mois de mai

Ainsi va le temps, il s’en va dans le ciel bleu

Comme un oiseau enfin libre et heureux

 

Quand à la petite étoile jetée dans un pré vert

Ses pétales frissonnent à la brise du soir

Des amoureux la cueille et d’un geste pervers

Cherchent de ses pétales, d’un grand Amour l’espoir.

 

  

J’aime les clairs matins rafraîchis de rosées

Les bourgeons qui s’éclatent à la tiédeur retrouvée

Les chatons qui se balancent aux rameaux de l’osier

La nature s’éveille, la nature renaît…

 

Et sur le petit sentier tortueux qui serpente

Dans la verte colline prés du ruisseau chantant

Je vois danser un magnifique papillon blanc

Autour d’une pâquerette douce et charmante….

 

Hélas, je ne suis ni papillon, ni pâquerette

Et si mon cœur peut parfois paraître doux asile

Je n’ai point d’ailes pour m’envoler en quête

D’un lendemain riche d’amour tranquille.

 

Boule de neige

Le 24 juillet 2007

 

La tendresse est à l'Amour ce qu'est à la Rose, le parfum. Elle fait oublier les épines de la vie.

Un sourire d'affection, un simple mot d'encouragement sont une passerelle permettant à l'autre de franchir une "passe" difficile.

Comme un verre d'eau peut sauver une plante épuisée par la sécheresse, un sourire, une bonne parole, un geste doux peuvent sauver une âme en détresse.

Compréhension, douceur, écoute sont les remèdes gratuits mais oh combien efficaces à la révolte des malheureux .

Savoir Aimer ne se résume pas à faire l'aumône de biens matériels le plus souvent fait uniquement dans le but de se donner bonne conscience, mais c'est avant tout savoir ouvrir son coeur, laisser couler des larmes, sans juger ni même condamner.

Nous ne sommes que de simples êtres humains avec nos forces et nos faiblesses cherchant à se cacher sans cesse derriere une carapace d'indifférences. Nous oublions ces instants de tendresse et sur nos visages, le sourire semble s'être figé.

Sourire à la vie, c'est avant tout aimer la vie et trop de monde aujourd'hui l'oublie!!!! 

Jeudi 19 juillet 2007

     

Je voudrais l'espace d'un instant

Pouvoir remonter le temps

Revenir à l'époque de mon enfance

Replonger dans ce monde de l'insouscience

Tenir la main de ma douce mère

Ecouter les souvenirs de mon père

Me chamailler avec mes frères et soeurs

Retrouver ces instants de bonheur...

Mais l'Horloge ne cesse d'avancer

Je le vois sur mon visage ridé

Pourtant les oiseaux continuent de chanter

Les jolies fleurs dans les champs de pousser

Le soleil brille encore de mille feux

Dehors des enfants s'adonnent aux jeux...

Je contemple ainsi le chemin de ma vie

J'ai connu comme tous chagrins, joies et soucis

Est-il raisonnable de vouloir faire le bilan

D'un hier passé au détriment d'un présent?

Nous entrons tous dans ce monde en criant

Faut-il toujours le quitter en pleurant?

Je me disais souvent petite fille rebelle

Que les hommes etaient parfois bien cruels

Puis adolescente, je voulais être de celles

A qui l'on chante de belles ritournelles...

Les années ont passé et même si j'ai grandi

Je me sens orpheline aujourd'hui

Je ne peux oublier mes chers disparus

J'éprouve la nostalgie de mon vécu

En pensant à tous ceux que j'ai connu

Et qui malheureusement ne sont plus.

Il me faut pourtant sans cesse avancer

De mes enfants qui me sont nés

Je puise encore toute l'espérance

Et de leurs sourires, je saisis la chance

De pouvoir vieillir sereinement

Avant de rejoindre à mon tour le firmament....

Samedi 8 juin 2007

 

Je vous présente mes deux bébés Castie (chienne bergère des pyrénées), 4 mois et caramel (chat sans race mais si joli)1 mois et demi en pleine action

castie et caramel

               
Video: castie et caramel

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POESIES

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A COMME AMOUR

L'amour ne devrait-il pas toujours

Etre synonyme de joie et de bonheur

Alors que bien souvent un jour

Il devient cause de chagrin dans nos coeurs

 

Il embrase nos sens, illumine nos yeux

Fait de nos rêves de tendresse une réalité

Mais aussi rend bien des êtres malheureux

Quand on s'aperçoit qu'il n'est plus partagé

 

Je voudrais pouvoir n'écrire que de belles choses

Oublier un instant qu'il peut devenir pervers

Ne voir que cet homme offrant de magnifiques roses

A sa bien-aimée qu'il adore et vénère

 

Mais voilà, tout n'est pas aussi merveilleux

Les plus jolies fleurs ont parfois des épines cruelles

Qui ne laisseront à nos sentiments les plus harmonieux

Qu'une sensation de doute et d'abandon cruel

 

Les liens d'une mère à son enfant paraissent éternels

L'union de deux êtres pour la vie le semble aussi

Et c'est bien souvent en se cachant derrière ces ritournelles

Qu'on se refuse à se dire que tout est fini....

 

Je ne veux pas pour autant  me noyer dans un aura triste et amer

Si la vie m'est un fardeau quelquefois si lourd à porter

Je persévère, recule, avance continue et espère

Un grand Amour quelque part doit bien exister...

 

 

AUTOMNE DE VIE
 
Où est donc passée la jolie hirondelle
Qui nichait la nuit sous mon toit ?
Elle a déployé ses petites ailes
Et sans doute partie loin du froid.
 
Et cet écureuil sautant de branche en branche
A-t-il suivi une gente demoiselle
Lissé son beau pelage du dimanche
Pour lui murmurer de douces ritournelles ?
 
Qu’est-il advenu de la biche mon amie ?
A-t-elle fui quelques chasseurs de passage
Ou s’est-elle définitivement endormie
Sous leurs coups de fusils de haine et de rage ?
 
La nature peu à peu se pare de multiples couleurs
A la cime des montagnes un blanc manteau se forme
L’automne revient dans nos vies et nos cœurs
Les marmottes se blottissent et s’endorment
 
Et toi mon âme sœur que deviendras-tu 
Au fil des saisons qui passent et se meurent ?
Ne t’es-tu donc jamais aperçu
Que se fane le temps sur toutes mes douleurs ?
 
Seras-tu hirondelle cherchant la chaleur
Ou bel écureuil partant à l’aventure
Telle la biche, je m’en vais sécher mes pleurs
Et me soigner de cette cruelle blessure….
 
POURTANT, JE CROYAIS SI FORT….
 
 
 
Amitiés bafouées ou Amour déçu
Tristesse de l’Ame ou Cœur brisé
Qui donc n’a encore jamais vécu
Ces tourments nous laissant désemparés ?
 
Se jurer de s’aimer pour la vie
Partager humblement joies et peines
Reste pour chacun de nous un éternel défi
Se terminant souvent dans la haine
 
Promesses non tenues, Tendresse oubliée
Yeux qui pleurent, visage qui se crispe
Y aura-t-il quelqu’un pour nous consoler
De cet amertume nous rendant triste ?
 
Continuer à vivre malgré tout
Essuyer ses larmes, retrouver le sourire
Cette puissance qui dort en nous
Nous protège heureusement du pire
 
Complicité perdue, Déception immense
Raison qui vacille, esprit qui doute
Faudra-t-il encore beaucoup de souffrance
Pour retrouver petit à petit sa route ?
 
S’imposer la Tolérance, Savoir pardonner
Accepter l’évidence de n’être pas à la hauteur
Laisser partir l’autre qui nous a tant blessé
Et rêver à nouveau d’un éventuel Bonheur
 
IL SUFFIT D’Y CROIRE ENCORE…….
Complainte de l'adieu
 
 
 
Un jour je partirai là haut sur la montagne
Laissant en bas toute ma haine et ma hargne
J'irai admirer l'aigle majestueux  dans son nid
Je me reposerai un long moment  près de lui
Je dirai aux chamois de ne pas avoir peur
Que près d'eux je ne cherche que bonheur
Et si je trouve en me promenant une jolie grotte
Je la partagerai volontiers avec une marmotte
Je ne regretterai sûrement rien de la ville
Surtout pas toutes ces choses tellement futiles
Qui font se battre tant et tant d'humains
Et nous laissent définitivement dans le chagrin
Je me nourrirai chaque instant de la douce quiétude
Que m'offre un simple et magnifique clair de lune
Je perdrai sans doute bien vite l'habitude
De me noyer et complaire dans l'amertume
Mes souvenirs tristes de ma tête s’évaporeront
Tels ces  gros nuages noirs voguant à l’horizon
Et si malgré tout la civilisation me manquait
Si des remords en moi apparaissaient
Je contemplerai du plus haut des rochers
Cette brume immonde recouvrant la vallée
Le soleil sur ma peau sans doute me brûlera
Je songerai alors à la douceur de tes bras
Je m’assoupirai lentement sur l’herbe tendre
Et attendrai que la mort daigne me prendre….
 
 
Répondre………….
 
 
 
T’es-tu déjà une fois poser cette question ?
Si tu devais aujourd’hui quitter ce monde
Que regretterais-tu le plus ici bas ?
Ton argent ou la tendresse de ses bras ?
La pluie ruisselant sur son visage ?
Ou la chaleur de ton corps sur une plage ?
Ces multitudes de choses qui nous rendent la vie belle
Ou de voir dans ses yeux briller des étincelles ?
Si tu devais demain perdre tes souvenirs
Ne ferais tu rien pour les retenir ?
Ta vie n’est donc pour toi qu’un fardeau
Que tu acceptes de la lâcher sans un mot ?
Pourtant qui a-t-il de plus précieux
N’est-il donc pas toujours aussi merveilleux
De voir se lever chaque matin le soleil
De s’étonner sans cesse de ces heures nouvelles
Qui égrènent le temps, dirigent nos vies…
Nous font rire un instant et pleurer sans merci
Nous faudrait-il occulter toutes les misères
Pour se sentir heureux sur terre
Devenir indifférent à la famine
Et à toutes ces guerres qui nous minent
Qui sont ces hommes se prévalant d’un Dieu
Perpétrant des choses atroces et devenant odieux
Et toutes ces femmes courbant l’échine
Devant ces actes de misogynes ?
Qui es-tu Toi pauvre inconnu
Qui semble si profondément déçu
De ne pas trouver un chemin sans tournant
Te menant vers un oasis sans tourment….
Tu n’es sans doute pas assez égoïste
Pour chasser de ton cœur ces heures tristes
Mais pas assez courageux non plus
Pour combattre ce mal si souvent perçu
Il en faudrait des Mères Térésa
Pour mettre de l’ordre dans tout ça
Et combien aussi d’abbé Pierre
Pour te rendre combatif et fier…
Tu te dois cependant de toujours avancer
Hier est fini mais demain est à ta portée
Cesse donc de regarder en arrière
File, ose , espère, vis reste sincère
Et pose toi quelquefois la question
Si du devais aujourd’hui quitter ce monde
Pour aller voguer sur d’autres ondes
Que regretterais-tu le plus ici bas
Ton argent ou la tendresse de ses bras ?
 
 

MADAME POESIE

  

Assembler quelques mots

Pour en composer des vers

De Verlaine à Rimbaud

Madame Poésie reste princière

 

Message d'Amour ou cri de Detresse

Elle s'impose à nos yeux simplement

Mélange de Haine ou de Tendresse

S'inspire de nos vies, traverse le temps

 

Elle franchit bien des frontières

En faisant un instant de nos rêves Réalité

Sans jamais revenir en arrière

De nos pensées gravées pour l'éternité

 

Elle colorie notre Dame Nature

En la décrivant sans aucune rature

Merveilleux Soleil ou sombre Nuit

Jamais ne nous plonge dans l'Ennui

 

Et si demain tu te sens devenir triste

Prend un stylo, une feuille et deviens artiste

Laisse couler tes peines sur le papier

D'autres les liront et tes larmes seront séchées

 

Si au contraire, tu exploses de bonheur

Que tu penses avoir trouvé l'élu de ton Coeur

Clame ton Amour, partage ta joie

Tes sentiments si purs leur redonneront Foi.

 

Mets toi de suite à l'ouvrage

N'aie pas peur, garde courage

De Lamartine à Hugo

Tes poèmes seront toujours les plus beaux.....

 

Certitude

 

J‘ai cru que je pourrais un jour t’ouvrir les yeux
Pour t’entendre me dire enfin « je suis heureux !! »
Mais les heures et les jours s’égrènent sans cesse
Sans que tu n’aies tenté nul prouesse

Que recherches-tu au fond ? Le sais-tu seulement ?
Un simple beau rêve ou changer ta vie maintenant ?
Tu as pris goût à tant et tant d’habitudes
Pourquoi changerais-tu soudain d’attitude ?

Sans doute vaut-il mieux pour toi vivre peinard
Que d’affronter une bonne fois pour toute son regard
Tu te contentes d’imaginer un tout autre avenir
Mais sans jamais rien faire pour y parvenir

Si tel est ton choix, je ne peux rien contre ça
Que puis-je faire d’autre que d’être toujours là ?
Dans l’irréel te tenir très fort les mains
Quand dans le réel, tu te perds un peu en chemin

T’apporter sans compter une montagne de chaleur
Afin de ressusciter les flammes de ton cœur
Te redonner confiance, t’aimer, te respecter
Tout ce qu’une autre s’est acharnée à dévaster.

Il est dur, c’est vrai, ce combat que tu mènes
Tu hésites encore car une vilaine peur te malmène
Mais te donnes-tu quelquefois une chance
De vivre pleinement des lendemains de joie intense ?

AMOUR, AMOUR, AMOUR

 

Oh toi Amour, Amour, Amour

Fredonné par tant de troubadours

De chants d'ivresse en chants de désespoir

Tu es immuable dans notre histoire

Tu fais rire aux éclats

Et brisent des coeurs las

Tristan, Yseut, Roméo et juliette

Tu n'en fais qu'à ta tête

Un jour tu inondes une vie de soleil

Le lendemain te revoilà cruel

Combien de poètes ont dejà clamé

Ton arrogance et ta fragilité?

Tu es synonyme du beau

Et te penches sur nous dés le berceau

Nous entourant d'un aura de tendresse

Qui se finit trop souvent en terrible détresse...

Oh Amour, Amour, Amour

Toi qui est sensé rimé au mot toujours

Se peut-il que tu sois si changeant

Que ton emprise s'envole au vent ?

Ne peut-on seulement te retenir

T'empecher de repartir

Tu es trop souvent insouciant

Et t'impose à nous comme un aimant

Faisant fi de la raison

Tu nous endors à ta façon

Le monde que tu nous devoiles est splendide

De nuits d'ivresse en nuits torrides

Tu nous bouscules, nous emprisonnes

Et nos coeurs à deux résonnent

Mais le reveil est parfois brutal

Tu peux nous faire tant de  mal

Quand tu decides obstiné

De nous lâcher, de nous quitter

Oh Amour, Amour , Amour

Arriveras-tu un jour sans détour

A combler les âmes de tous les terriens

Sans jamais les plonger dans le chagrin?

Beaucoup préferent mourir

Ne sachant comment se guérir

D'autres te remplacent par la haine

Afin de briser les chaines

Que tu as si malicieusement

Attachées à eux comme un présent

Oh Amour, Amour, Amour

On ne peut vivre sans toi autour

Tu es notre souffle de vie

Ne l'as-tu donc pas compris ?

Alors s'il te plait, chasse les nuages

Qui nous poussent trop souvent au naufrage

Fais rayonner nos coeurs

De mille et une couleurs

Et qu'à jamais telle une ritournelle,

Envahis nos âmes d'un sentiment éternel

 

UN JOUR PEUT-ETRE

 

Un jour je m'en irai par delà les océans

Laissant derriere moi peines et tourments

Je ne m'encombrerai d'aucun bagage

Pour vivre intensément cet ultime voyage

 

Seule sur un grand et majestueux voilier blanc

Je laisserai le vent m'emporter loin devant

Et si quelques larmes à mes paupières apparaissent

Je chasserais bien vite ce signe de faiblesse

 

Je contemplerai cet infini horizon bleu

Où le soleil rayonnant éblouira mes yeux

Un ban de dauphins fous suivra ma route

Et en moi effacera tous mes tracas, mes doutes.

 

Peut-être verrais-je au loin l'ile de l'espoir

Pourrais-je y accoster un instant, je veux le croire

Juste le temps de puiser assez de certitude

Qu'un jour cessera en moi ce goût de solitude

 

Ce doux périple evitera-t-il l'orage?

Ma fuite en avant ne serait-elle que naufrage?

Vous les marins que la mer a emportés

Dites-moi si ce rêve peut devenir réalité?

 

Je veux imaginer qu'il existe un monde d'amour

Où le bonheur rime au mot toujours

Pouvoir mettre de grandes ailes aux nuages

Et les guider un à un dans leur sillage

 

J'irai aussitôt dans les déserts les déposer

Pour que les pauvres héres assoiffés soient consolés

Je demanderai à la lune de semer aux coeurs des rêves bleus

Pour anéantir le désespoir de tous ces êtres malheureux

 

Je prierai les étoiles de tomber au sol en chassant la haine

Et de toute rancune terrestre briser les chaines

Et au vent d'éparpiller dans les champs des milliers de rosiers

Aux multiples couleurs de joie et de félicité

 

Je voudrais tant et je peux si peu

Alors un jour je m'en irai par delà les océans

A la recherche perpétuelle de ce lieu

Laissant derriere moi peines et tourments...

 

 

Message à une mère

 

Voilà deja dix ans que tu es partie

Me laissant ainsi affronter ma vie

Que fais-tu là bas si loin de moi?

As tu trouvé bonheur et joie?

Penses-tu encore à ta petite derniere?

Maman, tu me manques tant sur cette terre

Nul ne peut remplacer ici bas

L'amour et la douceur de tes bras

Tout ce qui vit a une mère

Homme, colombe ou agneau blanc

Mais tu etais bien la plus belle

Ma petite maman, je t'aimais tant!!!

Tu savais si bien comprendre

Mes peines, mes joies et mes tourments

Pourquoi la mort est venue te prendre

Me laissant seule, triste et pleurant?

Un jour de décembre sombre et gris

Tu as fermé à jamais tes paupières

J'ai beau eu pleurer et pousser mille cris

Tu n'as pas pu faire marche arrière

J'aurais tout donné pour te garder

Et me reposer près de ton coeur

Ton souffle s'en est allé

Et avec lui une part de mon bonheur...

Maman, ce petit mot prononcé tant de fois

L'entends-tu encore perdue dans les nuages?

Je t'en prie petite mere, redonnes moi du courage

Et chasse de mon être tout ce désarroi

Tu peux revenir, ta place est vacante

Car dans ma mémoire, tu resteras à jamais vivante

 

Amour sans retour

J'aurais voulu sur ton épaule poser ma tête

Fermer les yeux et ne plus penser à rien

J'aurais voulu voir dans tes yeux une quète

Celle d'un désir de prendre le même chemin

J'aurais voulu toutes ces belles choses

Qu'un amour naissant mènent à ton coeur

De la tendresse au parfum de rose

Une porte s'ouvrant sur le bonheur

J'aurais voulu prendre ta main

La caresser doucement de mes lèvres

Te sentir frissonner sous ce geste anodin

Et faire monter en toi lentement la fièvre

J'aurais tant aimer pouvoir te retenir

Mettre ton âme en osmose à la mienne

Mais je n'ai su que te laisser repartir

Sans même te dire combien je t'aime...

Tu vagabondes vers d'autres horizons

Et si mon corps te réclame parfois

Ce n'est certes pas une raison

De t'accrocher à mon rève sans joie

Que mon amour à jamais te protège

Et t'entoure d'un aura de tendresse

Puisque tu me refuses le privilège

De m'abreuver de tes douces caresses...

LIBERTE

La liberté est un vain mot

Qu'est-ce qu'être libre?

Imaginer un ailleurs plus beau?

Où la vie palpite et le coeur vibre?

 

On passe notre temps à en rêver

Franchir une porte, aller de l'avant

Ne pas se retourner, ne rien regretter

Filer toujours plus loin et droit devant

 

C'est une perle rare, un diamant précieux

Que l'on perd souvent sans y prêter attention

On s'accroche à quelqu'un, un bonheur merveilleux

Qui devient trop vite "prison" quand monte la tension.

 

C'est un beau voilier voguant sur l'océan

Les vagues le poussent vers de lointains rivages

Il file majestueux, seul face au gré du vent

Aucune contrainte n'affecte son lent sillage

 

C'est un paysage immense au doux horizon

Nul nuage ne perturbe ce ciel immaculé

Là bas un chemin sans embûche et si long

Nous guide pas à pas vers  nos destinées

 

Liberté, liberté où donc te caches-tu?

Nous faudra-t-il mourir pour te connaître?

Combien d'hommes pour toi se sont déjà perdus

Prêts à donner leur vie pour te voir apparaître...

 

Les poètes te clament, les chanteurs te fredonnent

Tu ne cesseras jamais d'exister dans nos coeurs

Les guerriers te proclament, les pays te claironnent

Toi l'ardente si indispensable à notre bonheur....

 

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POESIE2

COCCINELLE

 

Doucement, elle vient se poser la petite coccinelle

Dans la paume de ma main et replie ses ailes

Bête à « Bon Dieu » a-t-elle entendu mon appel

Pour faire de mes vœux une chose réelle

 

Je referme lentement mes doigts sur elle

Non pour la tenir prisonnière cette douce demoiselle

Mais juste le temps de rêver une vie moins cruelle

Remplie de cet amour simple mais oh combien fusionnel

 

Attends un peu avant de repartir ma belle

Murmure moi de tendres ritournelles

Je ne veux plus verser de larmes de polichinelle

Dirige mon cœur vers une route nouvelle

 

On m’a dit enfant que tu réalisais des merveilles

Alors écoute moi avant de t’envoler au ciel

Demande à la terre de s’entourer de soleil

Et d’illuminer nos vies de richesses éternelles

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Castie et Caramel grandissent mais sont toujours aussi fous!!!!!
 
            

Lettre ouverte à mon Cœur

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Il t’en aura fallu du temps

Pour te percer à jour

Tant et tant de tourments

Pour en faire le tour

Il t’en aura fallu des larmes

Pour t’abreuver de mes peines

Sans que tu ne lâches les armes

Ou ne t’inonde de haine

Il t’en aura fallu de la patience

Pour ne pas céder au ravage

Et te bercer de mon silence

Afin d’éviter les orages..

 

Toc, toc, tu bats toujours cependant

Toc, toc de plus en plus rapidement

 

Il t’en aura fallu du courage

Pour supporter mes humeurs

Et oh combien de rage

Pour vouloir croire encore au bonheur

Il t’en aura fallu de la persévérance

Pour tenir au rythme de ma vie

Et avoir sans cesse la décence

De me souffler que rien n’est fini

Il t’en aura fallu du toupet

Pour frapper fort dans ma poitrine

En me murmurant « s’il te plait »

Ne me laisse pas mourir de famine

 

Toc, toc, tu bats toujours cependant

Toc, toc de plus en plus rapidement

 

Il t’en aura fallu de la force

Pour résister encore et encore

Afin que jamais je n’amorce

Le chemin qui mène à la mort

Il t’en aura fallu de l’intelligence

Pour te plonger dans mon âme

En laver toute la souffrance

Qui me consume et m’enflamme

Il t’en aura fallu de l’allégresse

Pour aller toujours droit devant

Ne pas renoncer à la prouesse

De me garder au monde des vivants

 

Toc, toc, tu bats toujours cependant

Toc, toc mais de plus en plus lentement……

 

 

 

 

 

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FANFOUET LE CLOWN

 

 La nuit tombe sur la campagne, l'été se devine

Le ciel est serein, la lune au loin se dessine

Les feuilles frémissent au souffle de la brise

Exhalant un parfum de menthe et de cytise.

 

Des enfants s'amusent se tenant par la main

Des amoureux songent fredonnant un refrain

Fanfouet le clown a mis son petit nez rouge

Petillante est la vie qand notre ami se bouge...

 

La foule fait un immense cercle autour de lui

La lune semble sourire, à son approche plus d'ennui

Ses yeux s'illuminent d'une malicieuse lumière

Nous faire rire, danser toujours il espère...

 

Derriere ses pitreries se cache un vrai coeur d'or

Homme de cirque, il cherche sans cesse du réconfort

De quelques cicatrices anciennes que le maquillage estompe

Illusions perdues, rêves déçus... Plus rien ne le trompe

 

Son costume bariolé est le doux reflet de son âme

Un jour gai, un jour triste, il s'éteint, il s'enflamme

Au son des rires qui brusquement surgissent

Quand ses pieds s'emmèlent ou que ses joues rougissent.

 

La nature s'endort lentement sur la terre

Les enfants un à un repartent vers leur mère

Les amoureux s'embrassent avant de se quitter

Fanfouet le clown reste seul à penser...

 

Ses yeux aux reflets si profonds se sont voilés

Car notre clown si gai a aussi un lourd passé

Une larme coule effacant un peu du maquillage

Qui peu de temps avant faisait rire tout le village.

 

Virtuose de la présence et de l'émotion

Petit à petit son coeur s'est rempli de passion

Il a voyagé par delà les frontières

Connu tant de joies et tant de misères!!!

 

Chacune de ses rides est le fruit d'une souffrance

Rencontrée au hasard d'une route, d'une errance

De voltige en voltige son corps s'est usé

Partagé entre le tragique et comique de son métier.

 

Mais nul inquietude car jamais il n'abandonnera

Son habit de spectacle, son petit nez rouge et ses hourras

Fanfouet le clown ne baissera pas les bras

Car il aime la vie et ne le regrette pas...

 

 (9 décembre 2003)

 

 
 

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POESIES 1

 
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L'attente

 

Mon Amour, mon tendre Amour

Laisse aller tes rêves dans mon coeur

Plonge tes yeux dans la profondeur des miens

La vie me paraît si belle à la levée du jour

Quand tes mains se posent avec douceur

Sur mon corps endormi auprès du tien 

 

Ton souffle tendre me caresse le visage

Il va me falloir affronter le monde

Donne moi un baiser là sur ma joue

Pour s'aimer nul besoin d'être sage

Dehors le ciel est gris, le tonnerre gronde

Dans notre nid d'amour, j'abandonne tout!!!

 

Que vais-je faire aujourd'hui?

Mon corps s'allanguit, il refuse le combat

Je me mire dans ton regard sur moi posé

J'ai un peu froid et j'entends tomber la pluie

Rapproche toi de moi, ne me laisse pas

Accroche mon âme et fais moi encore espérer

 

Ton sourire me frôle comme un chaud soleil

Je me sens mieux, la tristesse s'estompe

Ne me prive pas de cet ultime instant

Où sans rien te dire, mon esprit s'émerveille

De nous voir ensemble et au bout du compte

De m'unir et de m'offrir à toi comme un présent.

 

Mais le réveil sonne me ramenant à la réalité

Mes paupières sont lourdes et combien cruel ce moment

Où soudain je  m'aperçois que tu n'es plus là

Je t'imagine si fort mon bien aimé

Je me jette hors du lit trop souvent en pensant

Pouvoir arreter le temps qui nous sépare ici bas...

 

Larmes

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Des larmes coulent abondament sur mes joues

Que faites-vous là petites inconscientes

Reflet de ma peine, vous qui savez tout

Evaporez-vous en emportant la tristesse qui me hante

 

D’un revers de main, je vous chasse désespérée

Mais déjà vos semblables inondent mes yeux

Ma gorge se serre, je ne veux plus pleurer

Je suis vaincue, vous gagnez toujours à ce jeu !!!

 

Votre source me paraît à jamais intarissable

Si ma vue se brouille et mon cœur saigne

Vous en êtes l’auteur incontestable

En moi, vous vous imposez et faites votre règne

 

Mais ce sanglot ne durera point

Je me révolterai en vous demandant grâce

Un sourire certes timide poindra soudain

Et viendra doucement prendre votre place…

 

 

 Qui suis-je?

 

Viens plus prés, beaucoup plus prés de moi

Je vais te couvrir de mes ailes

Pour que tu n'aies plus jamais froid

Je transformerais tes larmes en doux miel

Mes plumes une à une caressent ton visage

Et de tes joues mouillées, je vais m'abreuver

Pour te redonner la force et le courage

De croire qu'un jour tes rêves deviennent réalité

 

Me reconnais-tu dans le reflet de ton miroir?

Qui suis-je sinon TOI

Je ne vais pas te raconter mon histoire

Puisque que mon histoire c'est encore TOI

 

Viens donc, n'hésite plus, quitte ta peur

D'un vol léger, je me retire de ta brume

Je te regarde t'isoler dans ton coeur

Je ne veux pas me noyer dans ton amertume

Je te chuchote à demi mots des paroles tendres

Tu ne les écoutes plus endormie dans ton silence

Je compte les mois, les heures, les secondes à attendre

Que dans ta vie refleurisse un peu d'espèrance

 

Mais enfin me reconnais-tu donc maintenant?

Dans le reflet de tes eaux troubles

Suis-je sorcière ou beau prince charmant?

Ou tout simplement ton double?

 

Mes ailes se replient....

Te voilà réveillée

Tout n'est pourtant pas fini

Il te faut espèrer

Je retourne me blottir

Moi petite flamme

Au fin fond de tes désirs

Je ne suis que ton AME

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L' aube se pointe à peine à l' horizon

Élise, petit bébé fripé vient de naître

Sur sa couveuse, on peut lire l' inscription

"Enfant né sous X, dossier à transmettre"...

 

A peine voit-elle le jour que sa destinée se révèle

Abandonnée, délaissée, non désirée, elle ira

Dans une institution, on prendra bien soin d' elle

Mais ni l' amour d' un père et d' une mère, elle ne connaîtra...

 

Le soleil se lève, la journée sera belle!!!

Mathieu se réveille et gazouille dans son berceau

Chérubin blond, il ne lui manque que des ailes

Pour paraître à tous un bel ange du renouveau

 

Du haut de ses dix mois, il fait ses premiers pas craintif

Chancelant certes, il avance pourtant déjà dans la vie

Entouré, choyé par des parents aimants et attentifs

Guettant ses moindres maux, ses angoisses et ses soucis

 

Élise, la douce Élise, perdue dans ce grand dortoir

Grandit et se fait un monde à elle rempli de tendresse

Voulant oublier la tristesse et parfois le désespoir

De toutes ses compagnes d' infortune dont elle partage la détresse

 

Solitaire et réservée, on l' a cru un temps autiste

Elle se barricade si bien sous une façade de silence

Mais ce n' est que le reflet de son âme d' artiste

Qui déjà se dévoile par sa seule présence

 

Turbulent, gai et enjôleur, Mathieu n' a peur de rien

Très entouré par ses amis, il profite de son enfance

Toutes entraves semblent s' évaporer sur son chemin

Il continue serein, croquant ces instants avec arrogance.

 

Arrive le temps de l' adolescence et des premiers amours

Magnifique est notre Élise, beauté digne d' une princesse

Sans château ni prince mais les plus beaux atours

Pour combler tout homme en recherche de richesse

 

Elle n' a nul conscience de ce charme ravageur

Elle travaille dur pour se faire une place

Aussi refuse-t-elle d' écouter son coeur

Même si on la juge trop souvent faite de glace

 

Mathieu, lui ne compte plus le nombre de ses conquêtes

Casanova ou Don Juan, il parade devant ces demoiselles

Ses grands yeux bleus font fondre les midinettes

Mais nul sérieux, ni promesse d' attachement éternel!!!

 

La vie réserve souvent d' étranges surprises

Qui aurait pu imaginer ces deux êtres se rencontrer

Tout semble séparer ce charmeur et cette incomprise

Mais il est écrit qu' ils doivent un jour se croiser

 

Élise a vingt ans et habite un petit appartement

Son "chez elle" est modeste mais décoré avec goût

De petits boulots en petits boulots, elle amasse de l' argent

Songeant à partir loin, là bas n' importe où!!!

 

Ici trop de souvenirs, elle ne se voit aucune attache

Conquérir le monde en se sentant utile

Prés des pauvres et démunis elle conçoit sa tâche

Délaissant de son univers toute chose futile

 

Mathieu finit brillamment ses études

Le voilà diplômé d' une grande école

Mais pour lui commence alors l' inquiétude

Des étudiants un peu fous, il quitte la farandole

 

Il s' isole un moment dans un petit bar paumé

Écoutant la pluie dehors sans cesse  tomber

Il ne se sent pas tout de suite observé

Par une jolie dame en face de lui installée

 

Y a-t-il quelque part une fée cachée

Les voilà se contemplant sans aucune retenue

Sa baguette magique les a-t-elle ensorcelés?

Mathieu et Élise ne se quittent plus.

 

Dans les bras solides et doux de Mathieu

Élise apprend  enfin ce qu' est  l' insouciance

Oubliant derrière elle son passé malheureux

Elle savoure pleinement cette nouvelle chance

 

Au contact de sa tendre et belle Elise

Mathieu devient beaucoup plus sérieux

Et de ce nouvel horizon qui se concretise

Il va puiser la force du "toujours mieux"

 

Ne souriez pas, ce n' est pas une histoire à l' eau de rose

Déceptions, chagrins, douleurs ne leur sont pas épargnés

Mais de leur amour ils ne prennent que la rose

Ne laissant jamais les épines les égratigner

 

Et si aujourd'hui leur visage est parsemé de rides

Mathieu regarde Élise avec la même tendresse

Dépose sur ses joues des baisers encore timides

Étonné d' avoir prés de lui cette belle princesse

 

Élise n' est jamais partie conquérir le monde

Son coeur plein d' amour a traversé les années

Et de sa joie de vivre, elle nous inonde

Nous apprenant qu' il ne faut jamais désespérer

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Gabriel Garcia Marquez s’est retiré de la vie publique pour raison de santé: cancer lymphatique. A présent il semble que son état se soit aggravé.

L’AU REVOIR D’UN GENIE

 

je vous recommande sa lecture car ce court texte écrit par l’un des plus brillants latino-américains de ces derniers temps est vraiment émouvant.   

 

“Si pour un moment Dieu pouvait oublier que je suis une marionnette de chiffon et me donner en cadeau une parcelle de vie, j’en profiterais le plus possible.”

“Je ne dirais probablement pas tout ce que je pense mais sûrement je penserais tout ce que je dis.”

 

“Je dormirais peu, je rêverais davantage, sachant que pour chaque minute pendant laquelle nous fermons les yeux nous perdons soixante secondes de lumière.”

“Je marcherais alors que les autres s’arrêtent ; je me réveillerais quand les autres s’endorment.”.

 

“Aux hommes je leur prouverais combien ils se trompent en pensant qu’ils cessent d’être amoureux en vieillissant, sans savoir qu’ils vieillissent quand ils cessent d’être amoureux.”

“A un enfant je lui donnerais des ailes, mais je le laisserais apprendre à voler tout seul.”

 

“J’ai tant appris de vous, les hommes...,J’ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne sans savoir que le vrai bonheur est dans la manière de l’escalader.”

“J’ai appris que lorsqu’un nouveau-né serre pour la première fois dans sa petite main le doigt de son père il le garde attrapé pour toujours.”

 

“Il y a tant de choses que j’ai pu apprendre de vous ! Mais réellement peu me serviront parce que quand elles seront rangées dans cette valise malheureusement je serai en train de mourir.”

“Dis toujours ce que tu ressens et fais ce que tu penses.”

“Si je savais que ce sont les dernières minutes que je te vois je te dirais “Je t’aime” et j’ignorerais, honteusement, que tu le sais déjà.”

“Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne une autre opportunité de faire les choses bien; mais si je me trompe et que ce jour-ci est le seul qui nous reste, j’aimerais te dire combien je t’aime et que je ne t’oublierai jamais.”

“Le lendemain n’est assuré pour personne, jeune ou vieux. Aujourd’hui ce peut être la dernière fois que tu vois ceux que tu aimes. N’attends donc pas davantage, agis aujourd’hui parce que demain n’arrivera peut-être jamais et que sûrement tu regretteras le jour où tu n’as pas pris le temps d’un” sourire, d’une étreinte, d’un baiser” et où tu as été trop occupé pour leur adresser un ultime souhait.”

 

“Garde auprès de toi ceux que tu aimes; dis-leur à l’oreille que tu as besoin d’eux; aime-les et soigne-les bien; prends le temps de leur dire “je te comprends”, “pardonne-moi”, “s’il te plaît”, “merci” et tous les autres mots d’amour que tu connais.”

“Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes. Demande au Seigneur la force et la sagesse de les exprimer.”

“Démontre  à tes amis et êtres chers combien ils comptent pour toi.”


(Texte traduit de l’Espagnol par A.S.)