|
Complainte de l'adieu
Un jour je partirai là haut sur la montagne
Laissant en bas toute ma haine et ma hargne
J'irai admirer l'aigle majestueux dans son nid
Je me reposerai un long moment près de lui
Je dirai aux chamois de ne pas avoir peur
Que près d'eux je ne cherche que bonheur
Et si je trouve en me promenant une jolie grotte
Je la partagerai volontiers avec une marmotte
Je ne regretterai sûrement rien de la ville
Surtout pas toutes ces choses tellement futiles
Qui font se battre tant et tant d'humains
Et nous laissent définitivement dans le chagrin
Je me nourrirai chaque instant de la douce quiétude
Que m'offre un simple et magnifique clair de lune
Je perdrai sans doute bien vite l'habitude
De me noyer et complaire dans l'amertume
Mes souvenirs tristes de ma tête s’évaporeront
Tels ces gros nuages noirs voguant à l’horizon
Et si malgré tout la civilisation me manquait
Si des remords en moi apparaissaient
Je contemplerai du plus haut des rochers
Cette brume immonde recouvrant la vallée
Le soleil sur ma peau sans doute me brûlera
Je songerai alors à la douceur de tes bras
Je m’assoupirai lentement sur l’herbe tendre
Et attendrai que la mort daigne me prendre….
Répondre………….
T’es-tu déjà une fois poser cette question ?
Si tu devais aujourd’hui quitter ce monde
Que regretterais-tu le plus ici bas ?
Ton argent ou la tendresse de ses bras ?
La pluie ruisselant sur son visage ?
Ou la chaleur de ton corps sur une plage ?
Ces multitudes de choses qui nous rendent la vie belle
Ou de voir dans ses yeux briller des étincelles ?
Si tu devais demain perdre tes souvenirs
Ne ferais tu rien pour les retenir ?
Ta vie n’est donc pour toi qu’un fardeau
Que tu acceptes de la lâcher sans un mot ?
Pourtant qui a-t-il de plus précieux
N’est-il donc pas toujours aussi merveilleux
De voir se lever chaque matin le soleil
De s’étonner sans cesse de ces heures nouvelles
Qui égrènent le temps, dirigent nos vies…
Nous font rire un instant et pleurer sans merci
Nous faudrait-il occulter toutes les misères
Pour se sentir heureux sur terre
Devenir indifférent à la famine
Et à toutes ces guerres qui nous minent
Qui sont ces hommes se prévalant d’un Dieu
Perpétrant des choses atroces et devenant odieux
Et toutes ces femmes courbant l’échine
Devant ces actes de misogynes ?
Qui es-tu Toi pauvre inconnu
Qui semble si profondément déçu
De ne pas trouver un chemin sans tournant
Te menant vers un oasis sans tourment….
Tu n’es sans doute pas assez égoïste
Pour chasser de ton cœur ces heures tristes
Mais pas assez courageux non plus
Pour combattre ce mal si souvent perçu
Il en faudrait des Mères Térésa
Pour mettre de l’ordre dans tout ça
Et combien aussi d’abbé Pierre
Pour te rendre combatif et fier…
Tu te dois cependant de toujours avancer
Hier est fini mais demain est à ta portée
Cesse donc de regarder en arrière
File, ose , espère, vis reste sincère
Et pose toi quelquefois la question
Si du devais aujourd’hui quitter ce monde
Pour aller voguer sur d’autres ondes
Que regretterais-tu le plus ici bas
Ton argent ou la tendresse de ses bras ?
| MADAME POESIE |
|
Assembler quelques mots
Pour en composer des vers
De Verlaine à Rimbaud
Madame Poésie reste princière
Message d'Amour ou cri de Detresse
Elle s'impose à nos yeux simplement
Mélange de Haine ou de Tendresse
S'inspire de nos vies, traverse le temps
Elle franchit bien des frontières
En faisant un instant de nos rêves Réalité
Sans jamais revenir en arrière
De nos pensées gravées pour l'éternité
Elle colorie notre Dame Nature
En la décrivant sans aucune rature
Merveilleux Soleil ou sombre Nuit
Jamais ne nous plonge dans l'Ennui
Et si demain tu te sens devenir triste
Prend un stylo, une feuille et deviens artiste
Laisse couler tes peines sur le papier
D'autres les liront et tes larmes seront séchées
Si au contraire, tu exploses de bonheur
Que tu penses avoir trouvé l'élu de ton Coeur
Clame ton Amour, partage ta joie
Tes sentiments si purs leur redonneront Foi.
Mets toi de suite à l'ouvrage
N'aie pas peur, garde courage
De Lamartine à Hugo
Tes poèmes seront toujours les plus beaux..... |
Certitude
J‘ai cru que je pourrais un jour t’ouvrir les yeux Pour t’entendre me dire enfin « je suis heureux !! » Mais les heures et les jours s’égrènent sans cesse Sans que tu n’aies tenté nul prouesse
Que recherches-tu au fond ? Le sais-tu seulement ? Un simple beau rêve ou changer ta vie maintenant ? Tu as pris goût à tant et tant d’habitudes Pourquoi changerais-tu soudain d’attitude ?
Sans doute vaut-il mieux pour toi vivre peinard Que d’affronter une bonne fois pour toute son regard Tu te contentes d’imaginer un tout autre avenir Mais sans jamais rien faire pour y parvenir
Si tel est ton choix, je ne peux rien contre ça Que puis-je faire d’autre que d’être toujours là ? Dans l’irréel te tenir très fort les mains Quand dans le réel, tu te perds un peu en chemin
T’apporter sans compter une montagne de chaleur Afin de ressusciter les flammes de ton cœur Te redonner confiance, t’aimer, te respecter Tout ce qu’une autre s’est acharnée à dévaster.
Il est dur, c’est vrai, ce combat que tu mènes Tu hésites encore car une vilaine peur te malmène Mais te donnes-tu quelquefois une chance De vivre pleinement des lendemains de joie intense ?
| |