Parfum d'évasio... 的个人资料Entrez dans ma poésie......照片日志留言簿更多 工具 帮助

日志


    5月14日

    POESIES12

     

     

    AMOUR, AMOUR, AMOUR

    Oh toi Amour, Amour, Amour

    Fredonné par tant de troubadours

    De chants d'ivresse en chants de désespoir

    Tu es immuable dans notre histoire

    Tu fais rire aux éclats

    Et brisent des coeurs las

    Tristan, Yseut, Roméo et juliette

    Tu n'en fais qu'à ta tête

    Un jour tu inondes une vie de soleil

    Le lendemain te revoilà cruel

    Combien de poètes ont dejà clamé

    Ton arrogance et ta fragilité?

    Tu es synonyme du beau

    Et te penches sur nous dés le berceau

    Nous entourant d'un aura de tendresse

    Qui se finit trop souvent en terrible détresse...

    Oh Amour, Amour, Amour

    Toi qui est sensé rimé au mot toujours

    Se peut-il que tu sois si changeant

    Que ton emprise s'envole au vent ?

    Ne peut-on seulement te retenir

    T'empecher de repartir

    Tu es trop souvent insouciant

    Et t'impose à nous comme un aimant

    Faisant fi de la raison

    Tu nous endors à ta façon

    Le monde que tu nous devoiles est splendide

    De nuits d'ivresse en nuits torrides

    Tu nous bouscules, nous emprisonnes

    Et nos coeurs à deux résonnent

    Mais le reveil est parfois brutal

    Tu peux nous faire tant de  mal

    Quand tu decides obstiné

    De nous lâcher, de nous quitter

    Oh Amour, Amour , Amour

    Arriveras-tu un jour sans détour

    A combler les âmes de tous les terriens

    Sans jamais les plonger dans le chagrin?

    Beaucoup préferent mourir

    Ne sachant comment se guérir

    D'autres te remplacent par la haine

    Afin de briser les chaines

    Que tu as si malicieusement

    Attachées à eux comme un présent

    Oh Amour, Amour, Amour

    On ne peut vivre sans toi autour

    Tu es notre souffle de vie

    Ne l'as-tu donc pas compris ?

    Alors s'il te plait, chasse les nuages

    Qui nous poussent trop souvent au naufrage

    Fais rayonner nos coeurs

    De mille et une couleurs

    Et qu'à jamais telle une ritournelle,

    Envahis nos âmes d'un sentiment éternel

     

    Message à une mère

     

    Voilà deja dix ans que tu es partie

    Me laissant ainsi affronter ma vie

    Que fais-tu là bas si loin de moi?

    As tu trouvé bonheur et joie?

    Penses-tu encore à ta petite derniere?

    Maman, tu me manques tant sur cette terre

    Nul ne peut remplacer ici bas

    L'amour et la douceur de tes bras

    Tout ce qui vit a une mère

    Homme, colombe ou agneau blanc

    Mais tu etais bien la plus belle

    Ma petite maman, je t'aimais tant!!!

    Tu savais si bien comprendre

    Mes peines, mes joies et mes tourments

    Pourquoi la mort est venue te prendre

    Me laissant seule, triste et pleurant?

    Un jour de décembre sombre et gris

    Tu as fermé à jamais tes paupières

    J'ai beau eu pleurer et pousser mille cris

    Tu n'as pas pu faire marche arrière

    J'aurais tout donné pour te garder

    Et me reposer près de ton coeur

    Ton souffle s'en est allé

    Et avec lui une part de mon bonheur...

    Maman, ce petit mot prononcé tant de fois

    L'entends-tu encore perdue dans les nuages?

    Je t'en prie petite mere, redonnes moi du courage

    Et chasse de mon être tout ce désarroi

    Tu peux revenir, ta place est vacante

    Car dans ma mémoire, tu resteras à jamais vivante

     

    Amour sans retour

    J'aurais voulu sur ton épaule poser ma tête

    Fermer les yeux et ne plus penser à rien

    J'aurais voulu voir dans tes yeux une quète

    Celle d'un désir de prendre le même chemin

    J'aurais voulu toutes ces belles choses

    Qu'un amour naissant mènent à ton coeur

    De la tendresse au parfum de rose

    Une porte s'ouvrant sur le bonheur

    J'aurais voulu prendre ta main

    La caresser doucement de mes lèvres

    Te sentir frissonner sous ce geste anodin

    Et faire monter en toi lentement la fièvre

    J'aurais tant aimer pouvoir te retenir

    Mettre ton âme en osmose à la mienne

    Mais je n'ai su que te laisser repartir

    Sans même te dire combien je t'aime...

    Tu vagabondes vers d'autres horizons

    Et si mon corps te réclame parfois

    Ce n'est certes pas une raison

    De t'accrocher à mon rève sans joie

    Que mon amour à jamais te protège

    Et t'entoure d'un aura de tendresse

    Puisque tu me refuses le privilège

    De m'abreuver de tes douces caresses...

     

    TOI LIBERTE

    LIBERTE

    La liberté est un vain mot

    Qu'est-ce qu'être libre?

    Imaginer un ailleurs plus beau?

    Où la vie palpite et le coeur vibre?

     

    On passe notre temps à en rêver

    Franchir une porte, aller de l'avant

    Ne pas se retourner, ne rien regretter

    Filer toujours plus loin et droit devant

     

    C'est une perle rare, un diamant précieux

    Que l'on perd souvent sans y préter attention

    On s'accroche à quelqu'un, un bonheur merveilleux

    Qui devient trop vite "prison" quand monte la tension.

     

    C'est un beau voilier voguant sur l'océan

    Les vagues le poussent vers de lointains rivages

    Il file majestueux, seul face au gré du vent

    Aucune contrainte n'affecte son lent sillage

     

    C'est un paysage immense au doux horizon

    Nul nuage ne perturbe un ciel immaculé

    Là bas ce chemin sans embûche et si long

    Nous guide pas à pas vers  nos destinées

     

    Liberté, liberté où donc te caches-tu?

    Nous faudra-t-il mourir pour te connaître?

    Combien d'hommes pour toi se sont déja perdus

    Prèts à donner leur vie pour te voir apparaître...

     

    Les poètes te clament, les chanteurs te fredonnent

    Tu ne cesseras jamais d'exister dans nos coeurs

    Les guerriers te proclament, les pays te claironnent

    Toi l'ardente si indispensable à notre bonheur....

    Vivre un chagrin

    CHAGRIN D'AMOUR

    Vous vous étiez promis Amour à vie

    Mais aujourd'hui tout semble fini

    Ses yeux de toi se sont détournés

    Et vers une autre se sont posés

     

    Qu'a-t-elle de plus cette rivale?

    Sait-elle à quel point, elle te fait mal?

    Ton coeur saigne mais tu ne dis rien

    Personne ne perçoit vraiment ton chagrin...

     

    Un ouragan de solitude t'envahit

    Tu es la délaissée... Elle est si jolie!!!

    Ton miroir ne te renvoie qu'un triste visage

    D'une femme perdue et sans âge.

     

    Tu l'aimes encore si fort cet homme

    Pour qui tu aurais tout donné en somme

    Il a préféré pourtant aller chercher ailleurs

    Complicité, tendresse et bonheur

     

    Laisse couler tes larmes mon amie

    Un jour viendra où toi aussi

    Tu retrouveras le goût sublime d'aimer

    Et dans d'autres bras te sentira comblée.

     

    Lui n'était pas ton "âme soeur"

    Il a partagé un instant avec toi douceur

    Et si maintenant vos chemins se séparent

    Patiente un autre rêve t'attend quelque part...

     

    Pour aimer, il n'est jamais trop tard

    Tu te reverras belle dans son regard

    Ta peine présente deviendra mélancolie

    En pensant à ce triste épisode de ta vie

     

    Un grand amour c'est de ne plus avoir vingt ans

    Et d'accepter les rides que donnent le temps

    C'est de savoir qu'un lendemain va revenir

    T'apportant la joie, la paix et le sourire.

     

    je voudrais

    JE VOUDRAIS

    Je voudrais être colombe pour m'envoler vers toi

    Me poser sur ton épaule et te murmurer ma joie

    Frôler ta joue de mes ailes immaculées

    Avant d'y déposer un tendre et doux baiser

     

    Je voudrais être un bouton de ta chemise

    Dans tes mains souvent je serais prise

    Je me trouverais ainsi plus prés de ton coeur

    Bercée par ses battements, mélopée de mon bonheur

     

    Je voudrais être une petite étoile filante

    Qui la nuit tombée viendrait belle et scintillante

    Répandre dans tes rêves des images insensées

    De nous deux réunis et tendrement enlacés

     

    J' voudrais être l'eau quand tu as soif, le soleil quand tu as froid

    Le réconfort quand tu as mal, la tendresse auquelle tu crois

    Le paysage que tu aimes, la nourriture que tu adores

    Des lèvres pour te parler, le lit dans lequel tu dors...

     

    Je voudrais, je voudrais... tant de choses

    Etre une étincelle ou un bouton de rose

    Mais je ne suis qu'une simple mortelle

    Aimante sincère et fidèle éternelle

     

    Dame terre

    Dame terre

    Si la Terre pouvait nous parler

    Que nous dirait-elle?

    Qu'elle est bien fatiguée

    Et loin d'être immortelle...

     

    Que son ventre explose de mille feux

    Et que son coeur n'est pas trés heureux

    De voir les hommes la fouler, la piétiner

    Crier famine, se battre et se détester

     

    Son rôle de mère nourricière bafoué

    Et ses espoirs un à un saccagés

    Ses glaciers fondent, ses arbres coupés

    Sa faune s'appauvrit et sa flore dévastée

     

    Même si le soleil la caresse encore de ses rayons

    Et si la nuit la fraicheur calme ses tensions

    Elle s'attriste et demande compassion

    Pour qu'on ne s'en serve pas plus que de raison

     

    Malgré tout, elle ne veut pas perdre espoir

    Demain ne sera pas la fin de son histoire

    Bien des siècles encore la verront grandir

    Avant que son âme ne vienne à mourir

     

    Perdue au milieu de cet immense univers

    Elle transporte sur son dos bien des misères

    Mais heureusement de magnifiques choses aussi

    Et chacun de nous doit savoir lui dire MERCI

     

    Quand vient la nuit....

    la nuit

    Le soleil doucement s'amuse à glisser

    Et derriere la montagne va se cacher

    Ses derniers rayons timides illuminent le ciel

    Avant de s'éteindre dans un profond sommeil

     

    La nature s'endort, le silence s'installe

    La pénombre arrive, le calme s'étale

    Seule une légère brise vient encore caresser

    Les feuillages des arbres si joliment dressés

     

    La lune à son tour, diffuse sa clarté

    Entourée des mille feux d'étoiles espacées

    Voici venue l'heure pour la terre de se reposer

    Petit à petit toute vie semble s'évaporer

     

    Si la ville s'anime de lumière

    Ce petit chemin perdu devient austère

    Des ombres se profilent à chacun de nos pas

    Mélangeant en nous quietude et embarras

     

    De légers bruissements viennent nous défier

    La panique remplace si vite la sérénité

    Quel est donc ce petit bruit calfeutré?

    Un prédateur en embuscade ou un animal apeuré?

     

    La nuit tout nous parait plus immense

    Même le ruisseau s'écoule en silence

    Les oiseaux dans leur nid se sont blottis

    Attendant le jour pour reprendre leur gazouillis

     

    Les fleurs une à une referment leurs pétales

    Se protégeant ainsi de la fraicheur estivale

    Elles reléveront leurs têtes au matin levé

    Quand sur elles se couchera la douce rosée

     

    Là dans les fougères scintille un ver luisant

    Petite flamme délicatement posée dans le néant

    Seul le hululement du hibou sur un arbre perché

    Perturbe un court instant ce paysage métamorphosé

     

    Mais la nuit est avant tout le monde du rêve

    Le moment de s'échapper, de faire une trève

    Le mécanisme de vie se met au ralenti

    Et au lueur de l'aube tout reprendra vie...

     

    cri d'amour d'une maman
    3 ème dans le concours Parlez de vos cicatrices   

    Je dédie ce poème à toutes les mamans en souffrance.... Même si nous ne souhaitons que du bonheur à nos enfants, bien des embûches croiseront leur route et parfois nous ratons un épisode de leur vie et nous ne voyons pas leur désespoir...Notre amour est alors notre seule richesse...Drogue, maladie, accident ou seulement mal être encombrent leur chemin et même si nous sommes prés d'eux, nous nous sentons parfois terriblement démunies

    CRI D’AMOUR D’UNE MAMAN

     
    Toi mon enfant, ma douce enfant,
    Pourquoi n’ai-je pas vu en toi ce tourment ?
    Qui te rongeait, t’anéantissait, te volait ta jeunesse
    En t’isolant inexorablement dans la détresse.
     
    Pourquoi mon cœur de mère n’a-il pas réagi
    Et de ton appel au secours n’ai rien compris ?
    J’aurai du me rendre compte que ta vie devenait fardeau
    Et que petit à petit tu me tournais le dos…
     
    Ton regard s’exilait dans un obscur lointain
    Et tes pupilles dilatées me criaient ton chagrin
    Moi, adulte responsable, je n’ai rien vu venir
    Je t’ai laissé te débattre avec ton envie de mourir
     
    Comment ai-je pu oublier ma propre adolescence ?
    Et ne pas saisir ta peine et te donner une chance ?
    Tu as cherché ailleurs un brin d’espérance
    Et vers la drogue, tu as puisé l’inconscience
     
    De faux amis ont su croiser ton chemin
    Et même s’ils semblaient vouloir te tendre la main
    Ce n’est que pour t’entraîner dans un monde artificiel
    Où tu ne pensais ne voir que des merveilles.
     
    Ton jeune corps a vite lâché et tu as connu la souffrance
    Devant le manque, tu as senti un besoin de vengeance
    T’accrochant désespérément à vouloir toujours fuir
    Cette société qui ne cherchait qu’à te nuire…
     
    Oh mon enfant, ma douce enfant
    C’est moi avec mes simples mots de maman
    Qui aujourd’hui partage ce tourment
    Ensemble, nous allons combattre ce néant
     
    Je te ferai sortir des brumes de l’enfer
    Je puiserai de mes poumons assez d’air
    Pour t’en faire présent et te redonner goût
    S’il le faut, je me mettrai à genoux
     
    Pour te demander mille fois pardon
    De n’avoir pas su voir en toi ce démon
    Le chasser, te protéger de tout mon amour
    Etre là prés de toi au fil des jours.
     
    Nous allons désormais lutter ensemble
    Pour que nos mains jamais ne tremblent
    Je vais te donner mes jambes pour avancer
    Mes lèvres pour sourire , mon cœur pour aimer
     
    La drogue ne sera bientôt qu’un triste souvenir
    Un épisode lointain qu’il ne faudra pas haïr
    Mais se le remémorer en nous disant que finalement
    Toutes deux unies avons vaincu vaillamment

     

    l'acte d'amour

    J'aime sentir tes mains me frôler

    Et caresser mon corps ensommeillé

    J'aime écouter dehors la pluie tomber

    Lovée dans tes bras mon bien aimé.

    J'aime tous ces frissons qui m'envahissent

    A l'écoute de ton souffle qui se glisse

    Au creux de mon oreille et sur mes joues

    Avant que tu n'y poses un baiser doux.


    De tendresse en caresses incessantes

    Tu réveilles en moi la femme dormante

    De désir en folie, je me laisse aller

    M'abreuvant de tes lèvres sur mes seins posés

    Veux-tu me rendre folle, toi mon Amour

    En parcourant mon être de ta langue de velours?

    S'il pleut toujours dehors, le soleil m'irradie

    Au creux de ton épaule, j'entrevois le paradis

    Nos peaux entremelées se couvrent de sueur

    A l'approche de ce moment d'ultime bonheur

    Et quand vient enfin le temps de s'unir

    Quand en moi, tu te décides à venir

    Nos deux corps ne font plus qu'un

    Innondé du plaisir donné à chacun

    Il  nous ensorcelle,  et nous ennivre

    Nous transporte totalement ivres

    Nos cris montent en douce mélopée

    Des feux d'artifice fusent à nos coeurs comblés

    De tant de plénitude à nos corps partagés

    Nos deux âmes réconfortées peuvent se reposer

    Nous oublions le reste du monde enlacés

    Assouvis tendrement de cet acte d'aimer....

     

    AU FIL DES SAISONS

     

    Au mois d'avril, aurores claires

    Fraîches senteurs des prés fleuris

    Sentiers bordés de primevères

    Charmants bouquets de myosotis

    Réveil joyeux de la nature

    Sous la caresse du printemps

    Neige fondante en source pure

    Viens reverdir les prés, les champs

    Pascal le jardinier se tient en éveil

    Il prend ses outils et va au labeur

    En contemplant toutes ces merveilles

    Dont lui seul en connait la valeur

     

    Il observe une fleur couleur du ciel

    Cachée dans l'or du blé au soleil de l'été

    Et dans son voisinage, robe rouge vermeil

    Le vif coquelicot lui offre sa gaieté

    Il admire une étoile jetée dans les prés verts

    Ses pétales frissonnent à la brise du soir

    Les amoureux la cueille et d'un geste pervers

    Cherchent dans ses pétales d'un grand amour l'espoir

    Pascal le jardinier sait entendre leur langage

    Il voit de ses mains fleurir tant de présages

     

    Le ciel devient serein, tous les oiseaux crient

    Au vent, au soleil, la joie de vivre en paix

    Le mois d'août en passant a semé de l'or

    Et septembre arrive jetant à ce décor

    De blés murs et de grappes, ses premières ondées

    La fraicheur de ses soirs, la rosée des matins

    Pascal le jardinier regrette le départ de l'été

    Mais il est si bien pour flâner en chemin

    Cueillant les fleurs des champs tout le long du sentier

    Après le dur travail, le voilà récompensé!!!

     

    Il lui arrive parfois de fermer les paupières

    Et de s'en aller rêver à ses années premières

    Des souvenirs alors se plaisent à découler

    Le film de sa vie et les beaux jours envolés...

    Saison après saison, il aime dame nature

    La discipline un peu mais jamais ne l'abime

    Il reste simple, heureux et à l'air pur

    Recherchant dans la beauté le salaire et l'estime

     

    Puis au baiser de l'hiver se sont fanées les roses

    Et leurs derniers boutons, pauvres fleurs non écloses

    Pour garder leur teint pur font un dernier effort

    Le givre vient glacer leurs pétales trop fort

    Les faisant se courber, tristement vers la terre

    Elles meurent les roses...belles fleurs printanières

    Le jardin a perdu sa parure automnale

    Le vent a emporté les tons d'or de vermeil

    Et la neige en tombant de sa blanche tornade

    A figé sur le sol les couleurs du soleil.

     

    Mais l'hiver est là, purifiant la terre

    Si fanées sont les fleurs et les grands arbres morts

    Pascal le jardinier attend l'année nouvelle

    Pour revoir s'éveiller la douceur éternelle

    La vie n'est pas finie mais la nature dort....

    Il range ses outils dans son modeste établi

    Et ainsi reviendra le cycle infini

     

    Tournent, tournent les aiguilles du temps

    Pascal rêve déjà de reprendre ses instruments

    Une bêche, un piochon, sécateur ou rateau

    Il s'en ira le coeur déjà au boulot

    Il imagine si bien le flot de verdure

    La source qui se réveille en quittant le glacier

    Porteuse vers la vallée de son eau si pure...

     

    Le miroir

    Te regarder dans un miroir te demande parfois du courage

    Le reflet qu'il te renvoie peut te remplir de rage

    Tu te sens vieillir et a peur de connaitre le naufrage

    Pourtant le bien-être n'a de raison ni d'âge

    Ce que tu vois n'est en effet qu'une simple image

    Tu crains parfois d'y voir de mauvais présages

    Chaque nouvelle ride ne part plus au gommage

    Des sillons creusés par le temps et de nombreux orages

    Mais le miroir ne te demande pas d'être sage

    Seulement d'être toi-même et de tourner la page

    Il doit rester ton ami et même bien davantage

    Complice de tes joies, de tes doutes et de tes mirages

    Ce qu'il te montre n'est en fait que le doublage

    De ce que perçoivent les autres en te rendant hommage

    A FORCE....
     
    A force de dire : "Un jour peut être?"
    A force de regarder par la fenêtre
    Sans oser avancer ni reculer
    On finit toujours par désespérer.
     
    A force de se trouver des excuses
    A force de se noyer d'idées confuses
    Sans chercher à comprendre le "pourquoi",
    On finit bien souvent dans le désarroi...
     
    A force d'user ses pensées dans le doute
    A force de ne pas suivre sa route
    Sans vouloir une fois se remettre en question
    On finit toujours dans la désillusion.
     
    A force de vouloir garder confiance
    A force d'imaginer : "Demain, c'est sur, j'avance!!!"
    Le soleil, derriere une montagne, finit par se cacher
    Et les larmes à nos yeux ne cessent de couler...
     
    A force de vivre et croire à un monde de rêves
    A force de voir un à un nos espoirs qui s'achèvent
    L'existence se fane et petit à petit s'étiole
    Dans notre âme, les doux sentiments s'envolent...
     
    A force, à force.....On n'a plus de force
    Même si l'on s'efforce

    De retrouver quelques forces....

     

    vie

     

    Je voudrais l'espace d'un instant

    Pouvoir remonter le temps

    Revenir à l'époque de mon enfance

    Replonger dans ce monde de l'insouscience

    Tenir la main de ma douce mère

    Ecouter les souvenirs de mon père

    Me chamailler avec mes frères et soeurs

    Retrouver ces instants de bonheur...

    Mais l'Horloge ne cesse d'avancer

    Je le vois sur mon visage ridé

    Pourtant les oiseaux continuent de chanter

    Les jolies fleurs dans les champs de pousser

    Le soleil brille encore de mille feux

    Dehors des enfants s'adonnent aux jeux...

    Je contemple ainsi le chemin de ma vie

    J'ai connu comme tous chagrins, joies et soucis

    Est-il raisonnable de vouloir faire le bilan

    D'un hier passé au détriment d'un présent?

    Nous entrons tous dans ce monde en criant

    Faut-il toujours le quitter en pleurant?

    Je me disais souvent petite fille rebelle

    Que les hommes etaient parfois bien cruels

    Puis adolescente, je voulais être de celles

    A qui l'on chante de belles ritournelles...

    Les années ont passé et même si j'ai grandi

    Je me sens orpheline aujourd'hui

    Je ne peux oublier mes chers disparus

    J'éprouve la nostalgie de mon vécu

    En pensant à tous ceux que j'ai connu

    Et qui malheureusement ne sont plus.

    Il me faut pourtant sans cesse avancer

    De mes enfants qui me sont nés

    Je puise encore toute l'espérance

    Et de leurs sourires, je saisis la chance

    De pouvoir vieillir sereinement

    Avant de rejoindre à mon tour le firmament....

    Samedi 8 juin 2007

    S'il suffisait......

    S'il suffisait pour comprendre un simple regard

    Une parole, un geste, un joli sourire

    Pour que deux coeurs perdus et hagards

    Se retrouvent unis face à leur avenir

     

    S'il suffisait de dévoiler toute sa tendresse

    Dorloter, écouter, mais surtout aimer

    Pour que deux corps quittent leur halo de tristesse

    Et se donnent l'envie de tout partager

     

    S'il suffisait seulement de baigner dans la joie

    Et de ne pas vivre à l'ombre de fausses promesses

    Mais d'avancer en titubant parfois

    Consternés de voir mourir sa jeunesse

     

    Mais la vie est si souvent cruelle!!!

    Les beaux souvenirs s'estompent avec le temps

    Même si le ciel est bleu et Dame nature belle

    On ne peut y croire éternellement

     

    Ici un enfant nait mais là un ami se meure

    Certains rient aux éclats tandis que d'autres pleurent

    La fête bat son plein mais là bas la guerre détruit

    Des feux d'artifice explosent, plus loin des bombes font le même bruit

     

    Combien de marins sont partis sans revenir au port?

    Combien de malades souffrent en silence encore?

    Combien d'amoureux se perdent dans leur chagrin

    S'il suffisait seulement de se donner la main!!!

     

    Rêve utopique, chimérique fou et insensé

    Demain se prépare, ouvrons grandes nos portes

    Laissons parler nos coeurs et nos pensées divaguer

    Car malgré tout, notre planète est loin d'être morte!!!

     

    Bouledeneige

    le 26 juillet 2007

     

    Tu m'as dit.....

     

    Tu m'as dit un jour que tu l'aimais,

    Que sans elle ta vie ne vaudrait plus rien

    Et si de ses yeux, des larmes coulaient

    Tu partagerais de ton coeur, son chagrin

     

    Tu m'as dit ces belles et douces choses

    Que de son regard, tu puisais l'espèrance

    Et que cet amour tel un bouton de rose

    Allait éclore dans ta vie comme une chance

     

    Tu m'as dit ne jamais cesser de penser à elle

    Que d'être loin des yeux n'etait pas etre loin du coeur

    Que cet éloignement même s'il te semblait parfois cruel

    Ne t'empéchait nullement de croire à ton bonheur

     

    Tu m'as dit aussi qu'elle te manquait souvent

    Que tu la voyais partout dans tes rêves

    Que son sourire eclairait pour trés longtemps

    Ton âme endormie par le frôlement de ses lèvres

     

    Tu m'as juré enfin que ton demain était pour elle

    Que tu traverserais un à un les tumultes sur ton chemin

    Pour la rejoindre un jour dans son radieux soleil

    Et pouvoir vivre à jamais avec elle main dans la main...

     

    Je ne suis hélas que le fruit de ta pensée

    Je t'écoute certes mais ne puis vraiment t'aider

    A affronter cette peur qui sans cesse t'oppresse

    Et t'empêche ainsi de tenir cette promesse.

     

    Bouledeneige

    le  27 juillet 2007

     

    la paquerette et le papillon

    La pâquerette et le papillon

    Un jour mon regard s’est posé sur une pâquerette
    Pas un souffle ne semble troubler la mignonnette
    A son cœur dort un léger papillon blanc
    Se reposant ainsi seul à l’abri du vent

    Même le soleil éblouissant leur rend hommage
    En se cachant derrière de touffus feuillages
    Le papillon à la vie si courte et éphémère
    Puise douceur au creux des pétales altières

    J’aime écouter pleurer et chanter la nature
    Et quand je ne vois devant moi plus qu’un mur
    Je m’isole et cherche l’ultime réconfort
    Auprès d’elle, monticule de merveilles et d’or.

    Mais malheureusement lorsque le jour s’endort
    A l’heure où le soleil enroule ses fils d’or
    Qu’à la fraîcheur du soir, la pâle pâquerette
    Pour préserver son cœur, ferme sa collerette

    Notre petit papillon quitte son nid douillet
    Et va mourir emporté par la bise de ce mois de mai
    Ainsi va le temps, il s’en va dans le ciel bleu
    Comme un oiseau enfin libre et heureux

    Quand à la petite étoile jetée dans un pré vert
    Ses pétales frissonnent à la brise du soir
    Des amoureux la cueille et d’un geste pervers
    Cherchent de ses pétales, d’un grand Amour l’espoir.

    J’aime les clairs matins rafraîchis de rosées
    Les bourgeons qui s’éclatent à la tiédeur retrouvée
    Les chatons qui se balancent aux rameaux de l’osier
    La nature s’éveille, la nature renaît…

    Et sur le petit sentier tortueux qui serpente
    Dans la verte colline prés du ruisseau chantant
    Je vois danser un magnifique papillon blanc
    Autour d’une pâquerette douce et charmante….

    Hélas, je ne suis ni papillon, ni pâquerette
    Et si mon cœur peut parfois paraître doux asile
    Je n’ai point d’ailes pour m’envoler en quête
    D’un lendemain riche d’amour tranquille.

     

     

     

     

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