AU FIL DES SAISONS
Au mois d'avril, aurores claires
Fraîches senteurs des prés fleuris
Sentiers bordés de primevères
Charmants bouquets de myosotis
Réveil joyeux de la nature
Sous la caresse du printemps
Neige fondante en source pure
Viens reverdir les prés, les champs
Pascal le jardinier se tient en éveil
Il prend ses outils et va au labeur
En contemplant toutes ces merveilles
Dont lui seul en connait la valeur
Il observe une fleur couleur du ciel
Cachée dans l'or du blé au soleil de l'été
Et dans son voisinage, robe rouge vermeil
Le vif coquelicot lui offre sa gaieté
Il admire une étoile jetée dans les prés verts
Ses pétales frissonnent à la brise du soir
Les amoureux la cueille et d'un geste pervers
Cherchent dans ses pétales d'un grand amour l'espoir
Pascal le jardinier sait entendre leur langage
Il voit de ses mains fleurir tant de présages
Le ciel devient serein, tous les oiseaux crient
Au vent, au soleil, la joie de vivre en paix
Le mois d'août en passant a semé de l'or
Et septembre arrive jetant à ce décor
De blés murs et de grappes, ses premières ondées
La fraicheur de ses soirs, la rosée des matins
Pascal le jardinier regrette le départ de l'été
Mais il est si bien pour flâner en chemin
Cueillant les fleurs des champs tout le long du sentier
Après le dur travail, le voilà récompensé!!!
Il lui arrive parfois de fermer les paupières
Et de s'en aller rêver à ses années premières
Des souvenirs alors se plaisent à découler
Le film de sa vie et les beaux jours envolés...
Saison après saison, il aime dame nature
La discipline un peu mais jamais ne l'abime
Il reste simple, heureux et à l'air pur
Recherchant dans la beauté le salaire et l'estime
Puis au baiser de l'hiver se sont fanées les roses
Et leurs derniers boutons, pauvres fleurs non écloses
Pour garder leur teint pur font un dernier effort
Le givre vient glacer leurs pétales trop fort
Les faisant se courber, tristement vers la terre
Elles meurent les roses...belles fleurs printanières
Le jardin a perdu sa parure automnale
Le vent a emporté les tons d'or de vermeil
Et la neige en tombant de sa blanche tornade
A figé sur le sol les couleurs du soleil.
Mais l'hiver est là, purifiant la terre
Si fanées sont les fleurs et les grands arbres morts
Pascal le jardinier attend l'année nouvelle
Pour revoir s'éveiller la douceur éternelle
La vie n'est pas finie mais la nature dort....
Il range ses outils dans son modeste établi
Et ainsi reviendra le cycle infini
Tournent, tournent les aiguilles du temps
Pascal rêve déjà de reprendre ses instruments
Une bêche, un piochon, sécateur ou rateau
Il s'en ira le coeur déjà au boulot
Il imagine si bien le flot de verdure
La source qui se réveille en quittant le glacier
Porteuse vers la vallée de son eau si pure...
| Le miroir |
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Te regarder dans un miroir te demande parfois du courage
Le reflet qu'il te renvoie peut te remplir de rage
Tu te sens vieillir et a peur de connaitre le naufrage
Pourtant le bien-être n'a de raison ni d'âge
Ce que tu vois n'est en effet qu'une simple image
Tu crains parfois d'y voir de mauvais présages
Chaque nouvelle ride ne part plus au gommage
Des sillons creusés par le temps et de nombreux orages
Mais le miroir ne te demande pas d'être sage
Seulement d'être toi-même et de tourner la page
Il doit rester ton ami et même bien davantage
Complice de tes joies, de tes doutes et de tes mirages
Ce qu'il te montre n'est en fait que le doublage
De ce que perçoivent les autres en te rendant hommage |
A FORCE....
A force de dire : "Un jour peut être?"
A force de regarder par la fenêtre
Sans oser avancer ni reculer
On finit toujours par désespérer.
A force de se trouver des excuses
A force de se noyer d'idées confuses
Sans chercher à comprendre le "pourquoi",
On finit bien souvent dans le désarroi...
A force d'user ses pensées dans le doute
A force de ne pas suivre sa route
Sans vouloir une fois se remettre en question
On finit toujours dans la désillusion.
A force de vouloir garder confiance
A force d'imaginer : "Demain, c'est sur, j'avance!!!"
Le soleil, derriere une montagne, finit par se cacher
Et les larmes à nos yeux ne cessent de couler...
A force de vivre et croire à un monde de rêves
A force de voir un à un nos espoirs qui s'achèvent
L'existence se fane et petit à petit s'étiole
Dans notre âme, les doux sentiments s'envolent...
A force, à force.....On n'a plus de force
Même si l'on s'efforce
De retrouver quelques forces....
| vie |
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Je voudrais l'espace d'un instant
Pouvoir remonter le temps
Revenir à l'époque de mon enfance
Replonger dans ce monde de l'insouscience
Tenir la main de ma douce mère
Ecouter les souvenirs de mon père
Me chamailler avec mes frères et soeurs
Retrouver ces instants de bonheur...
Mais l'Horloge ne cesse d'avancer
Je le vois sur mon visage ridé
Pourtant les oiseaux continuent de chanter
Les jolies fleurs dans les champs de pousser
Le soleil brille encore de mille feux
Dehors des enfants s'adonnent aux jeux...
Je contemple ainsi le chemin de ma vie
J'ai connu comme tous chagrins, joies et soucis
Est-il raisonnable de vouloir faire le bilan
D'un hier passé au détriment d'un présent?
Nous entrons tous dans ce monde en criant
Faut-il toujours le quitter en pleurant?
Je me disais souvent petite fille rebelle
Que les hommes etaient parfois bien cruels
Puis adolescente, je voulais être de celles
A qui l'on chante de belles ritournelles...
Les années ont passé et même si j'ai grandi
Je me sens orpheline aujourd'hui
Je ne peux oublier mes chers disparus
J'éprouve la nostalgie de mon vécu
En pensant à tous ceux que j'ai connu
Et qui malheureusement ne sont plus.
Il me faut pourtant sans cesse avancer
De mes enfants qui me sont nés
Je puise encore toute l'espérance
Et de leurs sourires, je saisis la chance
De pouvoir vieillir sereinement
Avant de rejoindre à mon tour le firmament....
Samedi 8 juin 2007 |
S'il suffisait......
S'il suffisait pour comprendre un simple regard
Une parole, un geste, un joli sourire
Pour que deux coeurs perdus et hagards
Se retrouvent unis face à leur avenir
S'il suffisait de dévoiler toute sa tendresse
Dorloter, écouter, mais surtout aimer
Pour que deux corps quittent leur halo de tristesse
Et se donnent l'envie de tout partager
S'il suffisait seulement de baigner dans la joie
Et de ne pas vivre à l'ombre de fausses promesses
Mais d'avancer en titubant parfois
Consternés de voir mourir sa jeunesse
Mais la vie est si souvent cruelle!!!
Les beaux souvenirs s'estompent avec le temps
Même si le ciel est bleu et Dame nature belle
On ne peut y croire éternellement
Ici un enfant nait mais là un ami se meure
Certains rient aux éclats tandis que d'autres pleurent
La fête bat son plein mais là bas la guerre détruit
Des feux d'artifice explosent, plus loin des bombes font le même bruit
Combien de marins sont partis sans revenir au port?
Combien de malades souffrent en silence encore?
Combien d'amoureux se perdent dans leur chagrin
S'il suffisait seulement de se donner la main!!!
Rêve utopique, chimérique fou et insensé
Demain se prépare, ouvrons grandes nos portes
Laissons parler nos coeurs et nos pensées divaguer
Car malgré tout, notre planète est loin d'être morte!!!
Bouledeneige
le 26 juillet 2007
Tu m'as dit.....
Tu m'as dit un jour que tu l'aimais,
Que sans elle ta vie ne vaudrait plus rien
Et si de ses yeux, des larmes coulaient
Tu partagerais de ton coeur, son chagrin
Tu m'as dit ces belles et douces choses
Que de son regard, tu puisais l'espèrance
Et que cet amour tel un bouton de rose
Allait éclore dans ta vie comme une chance
Tu m'as dit ne jamais cesser de penser à elle
Que d'être loin des yeux n'etait pas etre loin du coeur
Que cet éloignement même s'il te semblait parfois cruel
Ne t'empéchait nullement de croire à ton bonheur
Tu m'as dit aussi qu'elle te manquait souvent
Que tu la voyais partout dans tes rêves
Que son sourire eclairait pour trés longtemps
Ton âme endormie par le frôlement de ses lèvres
Tu m'as juré enfin que ton demain était pour elle
Que tu traverserais un à un les tumultes sur ton chemin
Pour la rejoindre un jour dans son radieux soleil
Et pouvoir vivre à jamais avec elle main dans la main...
Je ne suis hélas que le fruit de ta pensée
Je t'écoute certes mais ne puis vraiment t'aider
A affronter cette peur qui sans cesse t'oppresse
Et t'empêche ainsi de tenir cette promesse.
Bouledeneige
le 27 juillet 2007
| la paquerette et le papillon |
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La pâquerette et le papillon
Un jour mon regard s’est posé sur une pâquerette Pas un souffle ne semble troubler la mignonnette A son cœur dort un léger papillon blanc Se reposant ainsi seul à l’abri du vent
Même le soleil éblouissant leur rend hommage En se cachant derrière de touffus feuillages Le papillon à la vie si courte et éphémère Puise douceur au creux des pétales altières
J’aime écouter pleurer et chanter la nature Et quand je ne vois devant moi plus qu’un mur Je m’isole et cherche l’ultime réconfort Auprès d’elle, monticule de merveilles et d’or.
Mais malheureusement lorsque le jour s’endort A l’heure où le soleil enroule ses fils d’or Qu’à la fraîcheur du soir, la pâle pâquerette Pour préserver son cœur, ferme sa collerette
Notre petit papillon quitte son nid douillet Et va mourir emporté par la bise de ce mois de mai Ainsi va le temps, il s’en va dans le ciel bleu Comme un oiseau enfin libre et heureux
Quand à la petite étoile jetée dans un pré vert Ses pétales frissonnent à la brise du soir Des amoureux la cueille et d’un geste pervers Cherchent de ses pétales, d’un grand Amour l’espoir.
J’aime les clairs matins rafraîchis de rosées Les bourgeons qui s’éclatent à la tiédeur retrouvée Les chatons qui se balancent aux rameaux de l’osier La nature s’éveille, la nature renaît…
Et sur le petit sentier tortueux qui serpente Dans la verte colline prés du ruisseau chantant Je vois danser un magnifique papillon blanc Autour d’une pâquerette douce et charmante….
Hélas, je ne suis ni papillon, ni pâquerette Et si mon cœur peut parfois paraître doux asile Je n’ai point d’ailes pour m’envoler en quête D’un lendemain riche d’amour tranquille. |