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5月14日
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AMOUR, AMOUR, AMOUR |
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Oh toi Amour, Amour, Amour
Fredonné par tant de troubadours
De chants d'ivresse en chants de désespoir
Tu es immuable dans notre histoire
Tu fais rire aux éclats
Et brisent des coeurs las
Tristan, Yseut, Roméo et juliette
Tu n'en fais qu'à ta tête
Un jour tu inondes une vie de soleil
Le lendemain te revoilà cruel
Combien de poètes ont dejà clamé
Ton arrogance et ta fragilité?
Tu es synonyme du beau
Et te penches sur nous dés le berceau
Nous entourant d'un aura de tendresse
Qui se finit trop souvent en terrible détresse...
Oh Amour, Amour, Amour
Toi qui est sensé rimé au mot toujours
Se peut-il que tu sois si changeant
Que ton emprise s'envole au vent ?
Ne peut-on seulement te retenir
T'empecher de repartir
Tu es trop souvent insouciant
Et t'impose à nous comme un aimant
Faisant fi de la raison
Tu nous endors à ta façon
Le monde que tu nous devoiles est splendide
De nuits d'ivresse en nuits torrides
Tu nous bouscules, nous emprisonnes
Et nos coeurs à deux résonnent
Mais le reveil est parfois brutal
Tu peux nous faire tant de mal
Quand tu decides obstiné
De nous lâcher, de nous quitter
Oh Amour, Amour , Amour
Arriveras-tu un jour sans détour
A combler les âmes de tous les terriens
Sans jamais les plonger dans le chagrin?
Beaucoup préferent mourir
Ne sachant comment se guérir
D'autres te remplacent par la haine
Afin de briser les chaines
Que tu as si malicieusement
Attachées à eux comme un présent
Oh Amour, Amour, Amour
On ne peut vivre sans toi autour
Tu es notre souffle de vie
Ne l'as-tu donc pas compris ?
Alors s'il te plait, chasse les nuages
Qui nous poussent trop souvent au naufrage
Fais rayonner nos coeurs
De mille et une couleurs
Et qu'à jamais telle une ritournelle,
Envahis nos âmes d'un sentiment éternel
Message à une mère
Voilà deja dix ans que tu es partie
Me laissant ainsi affronter ma vie
Que fais-tu là bas si loin de moi?
As tu trouvé bonheur et joie?
Penses-tu encore à ta petite derniere?
Maman, tu me manques tant sur cette terre
Nul ne peut remplacer ici bas
L'amour et la douceur de tes bras
Tout ce qui vit a une mère
Homme, colombe ou agneau blanc
Mais tu etais bien la plus belle
Ma petite maman, je t'aimais tant!!!
Tu savais si bien comprendre
Mes peines, mes joies et mes tourments
Pourquoi la mort est venue te prendre
Me laissant seule, triste et pleurant?
Un jour de décembre sombre et gris
Tu as fermé à jamais tes paupières
J'ai beau eu pleurer et pousser mille cris
Tu n'as pas pu faire marche arrière
J'aurais tout donné pour te garder
Et me reposer près de ton coeur
Ton souffle s'en est allé
Et avec lui une part de mon bonheur...
Maman, ce petit mot prononcé tant de fois
L'entends-tu encore perdue dans les nuages?
Je t'en prie petite mere, redonnes moi du courage
Et chasse de mon être tout ce désarroi
Tu peux revenir, ta place est vacante
Car dans ma mémoire, tu resteras à jamais vivante
Amour sans retour
J'aurais voulu sur ton épaule poser ma tête
Fermer les yeux et ne plus penser à rien
J'aurais voulu voir dans tes yeux une quète
Celle d'un désir de prendre le même chemin
J'aurais voulu toutes ces belles choses
Qu'un amour naissant mènent à ton coeur
De la tendresse au parfum de rose
Une porte s'ouvrant sur le bonheur
J'aurais voulu prendre ta main
La caresser doucement de mes lèvres
Te sentir frissonner sous ce geste anodin
Et faire monter en toi lentement la fièvre
J'aurais tant aimer pouvoir te retenir
Mettre ton âme en osmose à la mienne
Mais je n'ai su que te laisser repartir
Sans même te dire combien je t'aime...
Tu vagabondes vers d'autres horizons
Et si mon corps te réclame parfois
Ce n'est certes pas une raison
De t'accrocher à mon rève sans joie
Que mon amour à jamais te protège
Et t'entoure d'un aura de tendresse
Puisque tu me refuses le privilège
De m'abreuver de tes douces caresses...
| TOI LIBERTE |
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LIBERTE
La liberté est un vain mot
Qu'est-ce qu'être libre?
Imaginer un ailleurs plus beau?
Où la vie palpite et le coeur vibre?
On passe notre temps à en rêver
Franchir une porte, aller de l'avant
Ne pas se retourner, ne rien regretter
Filer toujours plus loin et droit devant
C'est une perle rare, un diamant précieux
Que l'on perd souvent sans y préter attention
On s'accroche à quelqu'un, un bonheur merveilleux
Qui devient trop vite "prison" quand monte la tension.
C'est un beau voilier voguant sur l'océan
Les vagues le poussent vers de lointains rivages
Il file majestueux, seul face au gré du vent
Aucune contrainte n'affecte son lent sillage
C'est un paysage immense au doux horizon
Nul nuage ne perturbe un ciel immaculé
Là bas ce chemin sans embûche et si long
Nous guide pas à pas vers nos destinées
Liberté, liberté où donc te caches-tu?
Nous faudra-t-il mourir pour te connaître?
Combien d'hommes pour toi se sont déja perdus
Prèts à donner leur vie pour te voir apparaître...
Les poètes te clament, les chanteurs te fredonnent
Tu ne cesseras jamais d'exister dans nos coeurs
Les guerriers te proclament, les pays te claironnent
Toi l'ardente si indispensable à notre bonheur....
| Vivre un chagrin |
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CHAGRIN D'AMOUR
Vous vous étiez promis Amour à vie
Mais aujourd'hui tout semble fini
Ses yeux de toi se sont détournés
Et vers une autre se sont posés
Qu'a-t-elle de plus cette rivale?
Sait-elle à quel point, elle te fait mal?
Ton coeur saigne mais tu ne dis rien
Personne ne perçoit vraiment ton chagrin...
Un ouragan de solitude t'envahit
Tu es la délaissée... Elle est si jolie!!!
Ton miroir ne te renvoie qu'un triste visage
D'une femme perdue et sans âge.
Tu l'aimes encore si fort cet homme
Pour qui tu aurais tout donné en somme
Il a préféré pourtant aller chercher ailleurs
Complicité, tendresse et bonheur
Laisse couler tes larmes mon amie
Un jour viendra où toi aussi
Tu retrouveras le goût sublime d'aimer
Et dans d'autres bras te sentira comblée.
Lui n'était pas ton "âme soeur"
Il a partagé un instant avec toi douceur
Et si maintenant vos chemins se séparent
Patiente un autre rêve t'attend quelque part...
Pour aimer, il n'est jamais trop tard
Tu te reverras belle dans son regard
Ta peine présente deviendra mélancolie
En pensant à ce triste épisode de ta vie
Un grand amour c'est de ne plus avoir vingt ans
Et d'accepter les rides que donnent le temps
C'est de savoir qu'un lendemain va revenir
T'apportant la joie, la paix et le sourire.
| je voudrais |
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JE VOUDRAIS
Je voudrais être colombe pour m'envoler vers toi
Me poser sur ton épaule et te murmurer ma joie
Frôler ta joue de mes ailes immaculées
Avant d'y déposer un tendre et doux baiser
Je voudrais être un bouton de ta chemise
Dans tes mains souvent je serais prise
Je me trouverais ainsi plus prés de ton coeur
Bercée par ses battements, mélopée de mon bonheur
Je voudrais être une petite étoile filante
Qui la nuit tombée viendrait belle et scintillante
Répandre dans tes rêves des images insensées
De nous deux réunis et tendrement enlacés
J' voudrais être l'eau quand tu as soif, le soleil quand tu as froid
Le réconfort quand tu as mal, la tendresse auquelle tu crois
Le paysage que tu aimes, la nourriture que tu adores
Des lèvres pour te parler, le lit dans lequel tu dors...
Je voudrais, je voudrais... tant de choses
Etre une étincelle ou un bouton de rose
Mais je ne suis qu'une simple mortelle
Aimante sincère et fidèle éternelle
| Dame terre |
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Dame terre
Si la Terre pouvait nous parler
Que nous dirait-elle?
Qu'elle est bien fatiguée
Et loin d'être immortelle...
Que son ventre explose de mille feux
Et que son coeur n'est pas trés heureux
De voir les hommes la fouler, la piétiner
Crier famine, se battre et se détester
Son rôle de mère nourricière bafoué
Et ses espoirs un à un saccagés
Ses glaciers fondent, ses arbres coupés
Sa faune s'appauvrit et sa flore dévastée
Même si le soleil la caresse encore de ses rayons
Et si la nuit la fraicheur calme ses tensions
Elle s'attriste et demande compassion
Pour qu'on ne s'en serve pas plus que de raison
Malgré tout, elle ne veut pas perdre espoir
Demain ne sera pas la fin de son histoire
Bien des siècles encore la verront grandir
Avant que son âme ne vienne à mourir
Perdue au milieu de cet immense univers
Elle transporte sur son dos bien des misères
Mais heureusement de magnifiques choses aussi
Et chacun de nous doit savoir lui dire MERCI
| Quand vient la nuit.... |
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la nuit
Le soleil doucement s'amuse à glisser
Et derriere la montagne va se cacher
Ses derniers rayons timides illuminent le ciel
Avant de s'éteindre dans un profond sommeil
La nature s'endort, le silence s'installe
La pénombre arrive, le calme s'étale
Seule une légère brise vient encore caresser
Les feuillages des arbres si joliment dressés
La lune à son tour, diffuse sa clarté
Entourée des mille feux d'étoiles espacées
Voici venue l'heure pour la terre de se reposer
Petit à petit toute vie semble s'évaporer
Si la ville s'anime de lumière
Ce petit chemin perdu devient austère
Des ombres se profilent à chacun de nos pas
Mélangeant en nous quietude et embarras
De légers bruissements viennent nous défier
La panique remplace si vite la sérénité
Quel est donc ce petit bruit calfeutré?
Un prédateur en embuscade ou un animal apeuré?
La nuit tout nous parait plus immense
Même le ruisseau s'écoule en silence
Les oiseaux dans leur nid se sont blottis
Attendant le jour pour reprendre leur gazouillis
Les fleurs une à une referment leurs pétales
Se protégeant ainsi de la fraicheur estivale
Elles reléveront leurs têtes au matin levé
Quand sur elles se couchera la douce rosée
Là dans les fougères scintille un ver luisant
Petite flamme délicatement posée dans le néant
Seul le hululement du hibou sur un arbre perché
Perturbe un court instant ce paysage métamorphosé
Mais la nuit est avant tout le monde du rêve
Le moment de s'échapper, de faire une trève
Le mécanisme de vie se met au ralenti
Et au lueur de l'aube tout reprendra vie...
cri d'amour d'une maman
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Je dédie ce poème à toutes les mamans en souffrance.... Même si nous ne souhaitons que du bonheur à nos enfants, bien des embûches croiseront leur route et parfois nous ratons un épisode de leur vie et nous ne voyons pas leur désespoir...Notre amour est alors notre seule richesse...Drogue, maladie, accident ou seulement mal être encombrent leur chemin et même si nous sommes prés d'eux, nous nous sentons parfois terriblement démunies
CRI D’AMOUR D’UNE MAMAN
Toi mon enfant, ma douce enfant,
Pourquoi n’ai-je pas vu en toi ce tourment ?
Qui te rongeait, t’anéantissait, te volait ta jeunesse
En t’isolant inexorablement dans la détresse.
Pourquoi mon cœur de mère n’a-il pas réagi
Et de ton appel au secours n’ai rien compris ?
J’aurai du me rendre compte que ta vie devenait fardeau
Et que petit à petit tu me tournais le dos…
Ton regard s’exilait dans un obscur lointain
Et tes pupilles dilatées me criaient ton chagrin
Moi, adulte responsable, je n’ai rien vu venir
Je t’ai laissé te débattre avec ton envie de mourir
Comment ai-je pu oublier ma propre adolescence ?
Et ne pas saisir ta peine et te donner une chance ?
Tu as cherché ailleurs un brin d’espérance
Et vers la drogue, tu as puisé l’inconscience
De faux amis ont su croiser ton chemin
Et même s’ils semblaient vouloir te tendre la main
Ce n’est que pour t’entraîner dans un monde artificiel
Où tu ne pensais ne voir que des merveilles.
Ton jeune corps a vite lâché et tu as connu la souffrance
Devant le manque, tu as senti un besoin de vengeance
T’accrochant désespérément à vouloir toujours fuir
Cette société qui ne cherchait qu’à te nuire…
Oh mon enfant, ma douce enfant
C’est moi avec mes simples mots de maman
Qui aujourd’hui partage ce tourment
Ensemble, nous allons combattre ce néant
Je te ferai sortir des brumes de l’enfer
Je puiserai de mes poumons assez d’air
Pour t’en faire présent et te redonner goût
S’il le faut, je me mettrai à genoux
Pour te demander mille fois pardon
De n’avoir pas su voir en toi ce démon
Le chasser, te protéger de tout mon amour
Etre là prés de toi au fil des jours.
Nous allons désormais lutter ensemble
Pour que nos mains jamais ne tremblent
Je vais te donner mes jambes pour avancer
Mes lèvres pour sourire , mon cœur pour aimer
La drogue ne sera bientôt qu’un triste souvenir
Un épisode lointain qu’il ne faudra pas haïr
Mais se le remémorer en nous disant que finalement
Toutes deux unies avons vaincu vaillamment
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| l'acte d'amour |
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J'aime sentir tes mains me frôler
Et caresser mon corps ensommeillé
J'aime écouter dehors la pluie tomber
Lovée dans tes bras mon bien aimé.
J'aime tous ces frissons qui m'envahissent
A l'écoute de ton souffle qui se glisse
Au creux de mon oreille et sur mes joues
Avant que tu n'y poses un baiser doux.
De tendresse en caresses incessantes
Tu réveilles en moi la femme dormante
De désir en folie, je me laisse aller
M'abreuvant de tes lèvres sur mes seins posés
Veux-tu me rendre folle, toi mon Amour
En parcourant mon être de ta langue de velours?
S'il pleut toujours dehors, le soleil m'irradie
Au creux de ton épaule, j'entrevois le paradis
Nos peaux entremelées se couvrent de sueur
A l'approche de ce moment d'ultime bonheur
Et quand vient enfin le temps de s'unir
Quand en moi, tu te décides à venir
Nos deux corps ne font plus qu'un
Innondé du plaisir donné à chacun
Il nous ensorcelle, et nous ennivre
Nous transporte totalement ivres
Nos cris montent en douce mélopée
Des feux d'artifice fusent à nos coeurs comblés
De tant de plénitude à nos corps partagés
Nos deux âmes réconfortées peuvent se reposer
Nous oublions le reste du monde enlacés
Assouvis tendrement de cet acte d'aimer....
AU FIL DES SAISONS
Au mois d'avril, aurores claires
Fraîches senteurs des prés fleuris
Sentiers bordés de primevères
Charmants bouquets de myosotis
Réveil joyeux de la nature
Sous la caresse du printemps
Neige fondante en source pure
Viens reverdir les prés, les champs
Pascal le jardinier se tient en éveil
Il prend ses outils et va au labeur
En contemplant toutes ces merveilles
Dont lui seul en connait la valeur
Il observe une fleur couleur du ciel
Cachée dans l'or du blé au soleil de l'été
Et dans son voisinage, robe rouge vermeil
Le vif coquelicot lui offre sa gaieté
Il admire une étoile jetée dans les prés verts
Ses pétales frissonnent à la brise du soir
Les amoureux la cueille et d'un geste pervers
Cherchent dans ses pétales d'un grand amour l'espoir
Pascal le jardinier sait entendre leur langage
Il voit de ses mains fleurir tant de présages
Le ciel devient serein, tous les oiseaux crient
Au vent, au soleil, la joie de vivre en paix
Le mois d'août en passant a semé de l'or
Et septembre arrive jetant à ce décor
De blés murs et de grappes, ses premières ondées
La fraicheur de ses soirs, la rosée des matins
Pascal le jardinier regrette le départ de l'été
Mais il est si bien pour flâner en chemin
Cueillant les fleurs des champs tout le long du sentier
Après le dur travail, le voilà récompensé!!!
Il lui arrive parfois de fermer les paupières
Et de s'en aller rêver à ses années premières
Des souvenirs alors se plaisent à découler
Le film de sa vie et les beaux jours envolés...
Saison après saison, il aime dame nature
La discipline un peu mais jamais ne l'abime
Il reste simple, heureux et à l'air pur
Recherchant dans la beauté le salaire et l'estime
Puis au baiser de l'hiver se sont fanées les roses
Et leurs derniers boutons, pauvres fleurs non écloses
Pour garder leur teint pur font un dernier effort
Le givre vient glacer leurs pétales trop fort
Les faisant se courber, tristement vers la terre
Elles meurent les roses...belles fleurs printanières
Le jardin a perdu sa parure automnale
Le vent a emporté les tons d'or de vermeil
Et la neige en tombant de sa blanche tornade
A figé sur le sol les couleurs du soleil.
Mais l'hiver est là, purifiant la terre
Si fanées sont les fleurs et les grands arbres morts
Pascal le jardinier attend l'année nouvelle
Pour revoir s'éveiller la douceur éternelle
La vie n'est pas finie mais la nature dort....
Il range ses outils dans son modeste établi
Et ainsi reviendra le cycle infini
Tournent, tournent les aiguilles du temps
Pascal rêve déjà de reprendre ses instruments
Une bêche, un piochon, sécateur ou rateau
Il s'en ira le coeur déjà au boulot
Il imagine si bien le flot de verdure
La source qui se réveille en quittant le glacier
Porteuse vers la vallée de son eau si pure...
| Le miroir |
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Te regarder dans un miroir te demande parfois du courage
Le reflet qu'il te renvoie peut te remplir de rage
Tu te sens vieillir et a peur de connaitre le naufrage
Pourtant le bien-être n'a de raison ni d'âge
Ce que tu vois n'est en effet qu'une simple image
Tu crains parfois d'y voir de mauvais présages
Chaque nouvelle ride ne part plus au gommage
Des sillons creusés par le temps et de nombreux orages
Mais le miroir ne te demande pas d'être sage
Seulement d'être toi-même et de tourner la page
Il doit rester ton ami et même bien davantage
Complice de tes joies, de tes doutes et de tes mirages
Ce qu'il te montre n'est en fait que le doublage
De ce que perçoivent les autres en te rendant hommage |
A FORCE....
A force de dire : "Un jour peut être?"
A force de regarder par la fenêtre
Sans oser avancer ni reculer
On finit toujours par désespérer.
A force de se trouver des excuses
A force de se noyer d'idées confuses
Sans chercher à comprendre le "pourquoi",
On finit bien souvent dans le désarroi...
A force d'user ses pensées dans le doute
A force de ne pas suivre sa route
Sans vouloir une fois se remettre en question
On finit toujours dans la désillusion.
A force de vouloir garder confiance
A force d'imaginer : "Demain, c'est sur, j'avance!!!"
Le soleil, derriere une montagne, finit par se cacher
Et les larmes à nos yeux ne cessent de couler...
A force de vivre et croire à un monde de rêves
A force de voir un à un nos espoirs qui s'achèvent
L'existence se fane et petit à petit s'étiole
Dans notre âme, les doux sentiments s'envolent...
A force, à force.....On n'a plus de force
Même si l'on s'efforce
De retrouver quelques forces....
| vie |
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Je voudrais l'espace d'un instant
Pouvoir remonter le temps
Revenir à l'époque de mon enfance
Replonger dans ce monde de l'insouscience
Tenir la main de ma douce mère
Ecouter les souvenirs de mon père
Me chamailler avec mes frères et soeurs
Retrouver ces instants de bonheur...
Mais l'Horloge ne cesse d'avancer
Je le vois sur mon visage ridé
Pourtant les oiseaux continuent de chanter
Les jolies fleurs dans les champs de pousser
Le soleil brille encore de mille feux
Dehors des enfants s'adonnent aux jeux...
Je contemple ainsi le chemin de ma vie
J'ai connu comme tous chagrins, joies et soucis
Est-il raisonnable de vouloir faire le bilan
D'un hier passé au détriment d'un présent?
Nous entrons tous dans ce monde en criant
Faut-il toujours le quitter en pleurant?
Je me disais souvent petite fille rebelle
Que les hommes etaient parfois bien cruels
Puis adolescente, je voulais être de celles
A qui l'on chante de belles ritournelles...
Les années ont passé et même si j'ai grandi
Je me sens orpheline aujourd'hui
Je ne peux oublier mes chers disparus
J'éprouve la nostalgie de mon vécu
En pensant à tous ceux que j'ai connu
Et qui malheureusement ne sont plus.
Il me faut pourtant sans cesse avancer
De mes enfants qui me sont nés
Je puise encore toute l'espérance
Et de leurs sourires, je saisis la chance
De pouvoir vieillir sereinement
Avant de rejoindre à mon tour le firmament....
Samedi 8 juin 2007 |
S'il suffisait......
S'il suffisait pour comprendre un simple regard
Une parole, un geste, un joli sourire
Pour que deux coeurs perdus et hagards
Se retrouvent unis face à leur avenir
S'il suffisait de dévoiler toute sa tendresse
Dorloter, écouter, mais surtout aimer
Pour que deux corps quittent leur halo de tristesse
Et se donnent l'envie de tout partager
S'il suffisait seulement de baigner dans la joie
Et de ne pas vivre à l'ombre de fausses promesses
Mais d'avancer en titubant parfois
Consternés de voir mourir sa jeunesse
Mais la vie est si souvent cruelle!!!
Les beaux souvenirs s'estompent avec le temps
Même si le ciel est bleu et Dame nature belle
On ne peut y croire éternellement
Ici un enfant nait mais là un ami se meure
Certains rient aux éclats tandis que d'autres pleurent
La fête bat son plein mais là bas la guerre détruit
Des feux d'artifice explosent, plus loin des bombes font le même bruit
Combien de marins sont partis sans revenir au port?
Combien de malades souffrent en silence encore?
Combien d'amoureux se perdent dans leur chagrin
S'il suffisait seulement de se donner la main!!!
Rêve utopique, chimérique fou et insensé
Demain se prépare, ouvrons grandes nos portes
Laissons parler nos coeurs et nos pensées divaguer
Car malgré tout, notre planète est loin d'être morte!!!
Bouledeneige
le 26 juillet 2007
Tu m'as dit.....
Tu m'as dit un jour que tu l'aimais,
Que sans elle ta vie ne vaudrait plus rien
Et si de ses yeux, des larmes coulaient
Tu partagerais de ton coeur, son chagrin
Tu m'as dit ces belles et douces choses
Que de son regard, tu puisais l'espèrance
Et que cet amour tel un bouton de rose
Allait éclore dans ta vie comme une chance
Tu m'as dit ne jamais cesser de penser à elle
Que d'être loin des yeux n'etait pas etre loin du coeur
Que cet éloignement même s'il te semblait parfois cruel
Ne t'empéchait nullement de croire à ton bonheur
Tu m'as dit aussi qu'elle te manquait souvent
Que tu la voyais partout dans tes rêves
Que son sourire eclairait pour trés longtemps
Ton âme endormie par le frôlement de ses lèvres
Tu m'as juré enfin que ton demain était pour elle
Que tu traverserais un à un les tumultes sur ton chemin
Pour la rejoindre un jour dans son radieux soleil
Et pouvoir vivre à jamais avec elle main dans la main...
Je ne suis hélas que le fruit de ta pensée
Je t'écoute certes mais ne puis vraiment t'aider
A affronter cette peur qui sans cesse t'oppresse
Et t'empêche ainsi de tenir cette promesse.
Bouledeneige
le 27 juillet 2007
| la paquerette et le papillon |
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La pâquerette et le papillon
Un jour mon regard s’est posé sur une pâquerette Pas un souffle ne semble troubler la mignonnette A son cœur dort un léger papillon blanc Se reposant ainsi seul à l’abri du vent
Même le soleil éblouissant leur rend hommage En se cachant derrière de touffus feuillages Le papillon à la vie si courte et éphémère Puise douceur au creux des pétales altières
J’aime écouter pleurer et chanter la nature Et quand je ne vois devant moi plus qu’un mur Je m’isole et cherche l’ultime réconfort Auprès d’elle, monticule de merveilles et d’or.
Mais malheureusement lorsque le jour s’endort A l’heure où le soleil enroule ses fils d’or Qu’à la fraîcheur du soir, la pâle pâquerette Pour préserver son cœur, ferme sa collerette
Notre petit papillon quitte son nid douillet Et va mourir emporté par la bise de ce mois de mai Ainsi va le temps, il s’en va dans le ciel bleu Comme un oiseau enfin libre et heureux
Quand à la petite étoile jetée dans un pré vert Ses pétales frissonnent à la brise du soir Des amoureux la cueille et d’un geste pervers Cherchent de ses pétales, d’un grand Amour l’espoir.
J’aime les clairs matins rafraîchis de rosées Les bourgeons qui s’éclatent à la tiédeur retrouvée Les chatons qui se balancent aux rameaux de l’osier La nature s’éveille, la nature renaît…
Et sur le petit sentier tortueux qui serpente Dans la verte colline prés du ruisseau chantant Je vois danser un magnifique papillon blanc Autour d’une pâquerette douce et charmante….
Hélas, je ne suis ni papillon, ni pâquerette Et si mon cœur peut parfois paraître doux asile Je n’ai point d’ailes pour m’envoler en quête D’un lendemain riche d’amour tranquille. | | | | | |
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Lettre ouverte à mon Cœur
Il t’en aura fallu du temps
Pour te percer à jour
Tant et tant de tourments
Pour en faire le tour
Il t’en aura fallu des larmes
Pour t’abreuver de mes peines
Sans que tu ne lâches les armes
Ou ne t’inonde de haine
Il t’en aura fallu de la patience
Pour ne pas céder au ravage
Et te bercer de mon silence
Afin d’éviter les orages..
Toc, toc, tu bats toujours cependant
Toc, toc de plus en plus rapidement
Il t’en aura fallu du courage
Pour supporter mes humeurs
Et oh combien de rage
Pour vouloir croire encore au bonheur
Il t’en aura fallu de la persévérance
Pour tenir au rythme de ma vie
Et avoir sans cesse la décence
De me souffler que rien n’est fini
Il t’en aura fallu du toupet
Pour frapper fort dans ma poitrine
En me murmurant « s’il te plait »
Ne me laisse pas mourir de famine
Toc, toc, tu bats toujours cependant
Toc, toc de plus en plus rapidement
Il t’en aura fallu de la force
Pour résister encore et encore
Afin que jamais je n’amorce
Le chemin qui mène à la mort
Il t’en aura fallu de l’intelligence
Pour te plonger dans mon âme
En laver toute la souffrance
Qui me consume et m’enflamme
Il t’en aura fallu de l’allégresse
Pour aller toujours droit devant
Ne pas renoncer à la prouesse
De me garder au monde des vivants
Toc, toc, tu bats toujours cependant
Toc, toc mais de plus en plus lentement……
| A COMME AMOUR |
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L'amour ne devrait-il pas toujours
Etre synonyme de joie et de bonheur
Alors que bien souvent un jour
Il devient cause de chagrin dans nos coeurs
Il embrase nos sens, illumine nos yeux
Fait de nos rêves de tendresse une réalité
Mais aussi rend bien des êtres malheureux
Quand on s'aperçoit qu'il n'est plus partagé
Je voudrais pouvoir n'écrire que de belles choses
Oublier un instant qu'il peut devenir pervers
Ne voir que cet homme offrant de magnifiques roses
A sa bien-aimée qu'il adore et vénère
Mais voilà, tout n'est pas aussi merveilleux
Les plus jolies fleurs ont parfois des épines cruelles
Qui ne laisseront à nos sentiments les plus harmonieux
Qu'une sensation de doute et d'abandon cruel
Les liens d'une mère à son enfant paraissent éternels
L'union de deux êtres pour la vie le semble aussi
Et c'est bien souvent en se cachant derrière ces ritournelles
Qu'on se refuse à se dire que tout est fini....
Je ne veux pas pour autant me noyer dans un aura triste et amer
Si la vie m'est un fardeau quelquefois si lourd à porter
Je persévère, recule, avance continue et espère
Un grand Amour quelque part doit bien exister...
AUTOMNE DE VIE
Où est donc passée la jolie hirondelle
Qui nichait la nuit sous mon toit ?
Elle a déployé ses petites ailes
Et sans doute partie loin du froid.
Et cet écureuil sautant de branche en branche
A-t-il suivi une gente demoiselle
Lissé son beau pelage du dimanche
Pour lui murmurer de douces ritournelles ?
Qu’est-il advenu de la biche mon amie ?
A-t-elle fui quelques chasseurs de passage
Ou s’est-elle définitivement endormie
Sous leurs coups de fusils de haine et de rage ?
La nature peu à peu se pare de multiples couleurs
A la cime des montagnes un blanc manteau se forme
L’automne revient dans nos vies et nos cœurs
Les marmottes se blottissent et s’endorment
Et toi mon âme sœur que deviendras-tu
Au fil des saisons qui passent et se meurent ?
Ne t’es-tu donc jamais aperçu
Que se fane le temps sur toutes mes douleurs ?
Seras-tu hirondelle cherchant la chaleur
Ou bel écureuil partant à l’aventure
Telle la biche, je m’en vais sécher mes pleurs
Et me soigner de cette cruelle blessure….
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POURTANT, JE CROYAIS SI FORT….
Amitiés bafouées ou Amour déçu
Tristesse de l’Ame ou Cœur brisé
Qui donc n’a encore jamais vécu
Ces tourments nous laissant désemparés ?
Se jurer de s’aimer pour la vie
Partager humblement joies et peines
Reste pour chacun de nous un éternel défi
Se terminant souvent dans la haine
Promesses non tenues, Tendresse oubliée
Yeux qui pleurent, visage qui se crispe
Y aura-t-il quelqu’un pour nous consoler
De cet amertume nous rendant triste ?
Continuer à vivre malgré tout
Essuyer ses larmes, retrouver le sourire
Cette puissance qui dort en nous
Nous protège heureusement du pire
Complicité perdue, Déception immense
Raison qui vacille, esprit qui doute
Faudra-t-il encore beaucoup de souffrance
Pour retrouver petit à petit sa route ?
S’imposer la Tolérance, Savoir pardonner
Accepter l’évidence de n’être pas à la hauteur
Laisser partir l’autre qui nous a tant blessé
Et rêver à nouveau d’un éventuel Bonheur
IL SUFFIT D’Y CROIRE ENCORE…….
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Complainte de l'adieu
Un jour je partirai là haut sur la montagne
Laissant en bas toute ma haine et ma hargne
J'irai admirer l'aigle majestueux dans son nid
Je me reposerai un long moment près de lui
Je dirai aux chamois de ne pas avoir peur
Que près d'eux je ne cherche que bonheur
Et si je trouve en me promenant une jolie grotte
Je la partagerai volontiers avec une marmotte
Je ne regretterai sûrement rien de la ville
Surtout pas toutes ces choses tellement futiles
Qui font se battre tant et tant d'humains
Et nous laissent définitivement dans le chagrin
Je me nourrirai chaque instant de la douce quiétude
Que m'offre un simple et magnifique clair de lune
Je perdrai sans doute bien vite l'habitude
De me noyer et complaire dans l'amertume
Mes souvenirs tristes de ma tête s’évaporeront
Tels ces gros nuages noirs voguant à l’horizon
Et si malgré tout la civilisation me manquait
Si des remords en moi apparaissaient
Je contemplerai du plus haut des rochers
Cette brume immonde recouvrant la vallée
Le soleil sur ma peau sans doute me brûlera
Je songerai alors à la douceur de tes bras
Je m’assoupirai lentement sur l’herbe tendre
Et attendrai que la mort daigne me prendre….
Répondre………….
T’es-tu déjà une fois poser cette question ?
Si tu devais aujourd’hui quitter ce monde
Que regretterais-tu le plus ici bas ?
Ton argent ou la tendresse de ses bras ?
La pluie ruisselant sur son visage ?
Ou la chaleur de ton corps sur une plage ?
Ces multitudes de choses qui nous rendent la vie belle
Ou de voir dans ses yeux briller des étincelles ?
Si tu devais demain perdre tes souvenirs
Ne ferais tu rien pour les retenir ?
Ta vie n’est donc pour toi qu’un fardeau
Que tu acceptes de la lâcher sans un mot ?
Pourtant qui a-t-il de plus précieux
N’est-il donc pas toujours aussi merveilleux
De voir se lever chaque matin le soleil
De s’étonner sans cesse de ces heures nouvelles
Qui égrènent le temps, dirigent nos vies…
Nous font rire un instant et pleurer sans merci
Nous faudrait-il occulter toutes les misères
Pour se sentir heureux sur terre
Devenir indifférent à la famine
Et à toutes ces guerres qui nous minent
Qui sont ces hommes se prévalant d’un Dieu
Perpétrant des choses atroces et devenant odieux
Et toutes ces femmes courbant l’échine
Devant ces actes de misogynes ?
Qui es-tu Toi pauvre inconnu
Qui semble si profondément déçu
De ne pas trouver un chemin sans tournant
Te menant vers un oasis sans tourment….
Tu n’es sans doute pas assez égoïste
Pour chasser de ton cœur ces heures tristes
Mais pas assez courageux non plus
Pour combattre ce mal si souvent perçu
Il en faudrait des Mères Térésa
Pour mettre de l’ordre dans tout ça
Et combien aussi d’abbé Pierre
Pour te rendre combatif et fier…
Tu te dois cependant de toujours avancer
Hier est fini mais demain est à ta portée
Cesse donc de regarder en arrière
File, ose , espère, vis reste sincère
Et pose toi quelquefois la question
Si du devais aujourd’hui quitter ce monde
Pour aller voguer sur d’autres ondes
Que regretterais-tu le plus ici bas
Ton argent ou la tendresse de ses bras ?
| MADAME POESIE |
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Assembler quelques mots
Pour en composer des vers
De Verlaine à Rimbaud
Madame Poésie reste princière
Message d'Amour ou cri de Detresse
Elle s'impose à nos yeux simplement
Mélange de Haine ou de Tendresse
S'inspire de nos vies, traverse le temps
Elle franchit bien des frontières
En faisant un instant de nos rêves Réalité
Sans jamais revenir en arrière
De nos pensées gravées pour l'éternité
Elle colorie notre Dame Nature
En la décrivant sans aucune rature
Merveilleux Soleil ou sombre Nuit
Jamais ne nous plonge dans l'Ennui
Et si demain tu te sens devenir triste
Prend un stylo, une feuille et deviens artiste
Laisse couler tes peines sur le papier
D'autres les liront et tes larmes seront séchées
Si au contraire, tu exploses de bonheur
Que tu penses avoir trouvé l'élu de ton Coeur
Clame ton Amour, partage ta joie
Tes sentiments si purs leur redonneront Foi.
Mets toi de suite à l'ouvrage
N'aie pas peur, garde courage
De Lamartine à Hugo
Tes poèmes seront toujours les plus beaux..... |
Certitude
J‘ai cru que je pourrais un jour t’ouvrir les yeux Pour t’entendre me dire enfin « je suis heureux !! » Mais les heures et les jours s’égrènent sans cesse Sans que tu n’aies tenté nul prouesse
Que recherches-tu au fond ? Le sais-tu seulement ? Un simple beau rêve ou changer ta vie maintenant ? Tu as pris goût à tant et tant d’habitudes Pourquoi changerais-tu soudain d’attitude ?
Sans doute vaut-il mieux pour toi vivre peinard Que d’affronter une bonne fois pour toute son regard Tu te contentes d’imaginer un tout autre avenir Mais sans jamais rien faire pour y parvenir
Si tel est ton choix, je ne peux rien contre ça Que puis-je faire d’autre que d’être toujours là ? Dans l’irréel te tenir très fort les mains Quand dans le réel, tu te perds un peu en chemin
T’apporter sans compter une montagne de chaleur Afin de ressusciter les flammes de ton cœur Te redonner confiance, t’aimer, te respecter Tout ce qu’une autre s’est acharnée à dévaster.
Il est dur, c’est vrai, ce combat que tu mènes Tu hésites encore car une vilaine peur te malmène Mais te donnes-tu quelquefois une chance De vivre pleinement des lendemains de joie intense ?
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| l'homme idéal |
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La lumière devient éblouissante tout à coup
Hallucinants reflets d'un idéal déçu
Oublie un instant les laideurs de ton courroux
Même en criant fort, l'homme a déjà trop vécu
Mettant de côté ses angoisses et ses peurs
Eternel déclin où une à une se perdent ses valeurs
Idéal un homme? peut-on encore le croire
Dans ses yeux tournés vers toi, tu vois toute son histoire
Ecartant si facilement de lui les contraintes de la vie
Amitié il condamne et se complait dans les conflits
Laissant s'affoler les aiguilles de l'horloge de cet univers infini
Existe-t-il? A-t-il seulement existé? existera-t-il?
Simple humain, humble au coeur pur, tel est son profil!!!
Tentations il bannit et Amour sans cesse partage
N'entendant que le doux murmure des ruisseaux
Ecartant les recueils pour eviter à ses semblables tout naufrage
L'homme idéal naitra peut être de ce renouveau!!!
Regarde le bien vite, il va sans doute un jour passer
Ne laisse pas ton regard s'égarer
Mais déjà sa silhouette au loin se voile
Personne n'a jamais pu le saisir sur la toile!!!
L'attente
Mon Amour, mon tendre Amour
Laisse aller tes rêves dans mon coeur
Plonge tes yeux dans la profondeur des miens
La vie me paraît si belle à la levée du jour
Quand tes mains se posent avec douceur
Sur mon corps endormi auprès du tien
Ton souffle tendre me caresse le visage
Il va me falloir affronter le monde
Donne moi un baiser là sur ma joue
Pour s'aimer nul besoin d'être sage
Dehors le ciel est gris, le tonnerre gronde
Dans notre nid d'amour, j'abandonne tout!!!
Que vais-je faire aujourd'hui?
Mon corps s'allanguit, il refuse le combat
Je me mire dans ton regard sur moi posé
J'ai un peu froid et j'entends tomber la pluie
Rapproche toi de moi, ne me laisse pas
Accroche mon âme et fais moi encore espérer
Ton sourire me frôle comme un chaud soleil
Je me sens mieux, la tristesse s'estompe
Ne me prive pas de cet ultime instant
Où sans rien te dire, mon esprit s'émerveille
De nous voir ensemble et au bout du compte
De m'unir et de m'offrir à toi comme un présent.
Mais le réveil sonne me ramenant à la réalité
Mes paupières sont lourdes et combien cruel ce moment
Où soudain je m'aperçois que tu n'es plus là
Je t'imagine si fort mon bien aimé
Je me jette hors du lit trop souvent en pensant
Pouvoir arreter le temps qui nous sépare ici bas...
| Amour interdit |
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Cette nuit j'ai révé que dans tes bras je m'endormais
J'étais si bien, tu me disais que tu m'aimais
Dans tes doux yeux, les miens se miraient
Et nos coeurs et âmes ensemble se mélaient
Ton souffle dans mon cou semblait une caresse
Qui doucement me transportait vers l'allégresse
Nul mot ne pouvait franchir mes lèvres
De peur de rompre à jamais cette tendre trève
J'aurais tant voulu rester ainsi endormie
Dans cette âbime de douceur intime et infinie
Le monde est si cruel pour les amours interdits
Par une morale humaine intransigeante et sans merci!!!
Tant de gens ont souffert et souffrent encore
De ne pouvoir laisser librement parler leurs corps
De brider leurs coeurs, de fermer leurs âmes
Pour qu'ici bas nul ne les condamne
Je ne veux ni ne peux oublier ton regard
Qui sur moi se pose et trop souvent s'égare
Ni ton sourire qui embellit si bien ma vie
Tel un soleil apparaissant après un jour de pluie
Tu es si loin mon Rêve mais je te vois
Dans cet Amour impossible, je me noie
Qu'on me donne la force de franchir le pas
Et je viendrais demain vivre prés de toi....
| la fin du monde sera |
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L'heure approche où la fin du monde sera
La mort en chacun de nous un jour envahira
Le soleil jamais plus ne se lévera
Et de glace, notre belle Terre se couvrira
Adieu la vie, sur nos lèvres, les sourires se figeront
Regrets, amertumes et remords en nous fuseront
La nature revetira son habit de deuil sans façon
Et l'espoir de survivre ne deviendra que pure illusion
Qui sommes-nous, nous pauvres humains?
Devant cet univers immense et sans fin
L'horloge de vie s'arretera sur nos ultimes chagrins
Il sera bien trop tard pour se tenir tous la main!!!
Notre planete s'étiole devant nos yeux fermés
Est-ce la fin du monde ou la fin d'un monde
A cette question, aucune réponse ne peut se donner
Le Diable nous entraine dans sa folle ronde.....
LARMES
Des larmes coulent abondament sur mes joues
Que faites-vous là petites inconscientes
Reflet de ma peine, vous qui savez tout
Evaporez-vous en emportant la tristesse qui me hante
D’un revers de main, je vous chasse désespérée
Mais déjà vos semblables inondent mes yeux
Ma gorge se serre, je ne veux plus pleurer
Je suis vaincue, vous gagnez toujours à ce jeu !!!
Votre source me paraît à jamais intarissable
Si ma vue se brouille et mon cœur saigne
Vous en êtes l’auteur incontestable
En moi, vous vous imposez et faites votre règne
Mais ce sanglot ne durera point
Je me révolterai en vous demandant grâce
Un sourire certes timide poindra soudain
Et viendra doucement prendre votre place…
Qui suis-je?
Viens plus prés, beaucoup plus prés de moi
Je vais te couvrir de mes ailes
Pour que tu n'aies plus jamais froid
Je transformerais tes larmes en doux miel
Mes plumes une à une caressent ton visage
Et de tes joues mouillées, je vais m'abreuver
Pour te redonner la force et le courage
De croire qu'un jour tes rêves deviennent réalité
Me reconnais-tu dans le reflet de ton miroir?
Qui suis-je sinon TOI
Je ne vais pas te raconter mon histoire
Puisque que mon histoire c'est encore TOI
Viens donc, n'hésite plus, quitte ta peur
D'un vol léger, je me retire de ta brume
Je te regarde t'isoler dans ton coeur
Je ne veux pas me noyer dans ton amertume
Je te chuchote à demi mots des paroles tendres
Tu ne les écoutes plus endormie dans ton silence
Je compte les mois, les heures, les secondes à attendre
Que dans ta vie refleurisse un peu d'espèrance
Mais enfin me reconnais-tu donc maintenant?
Dans le reflet de tes eaux troubles
Suis-je sorcière ou beau prince charmant?
Où tout simplement ton double?
Mes ailes se replient....
Te voilà réveillée
Tout n'est pourtant pas fini
Il te faut espèrer
Je retourne me blottir
Moi petite flamme
Au fin fond de tes désirs
Je ne suis que ton AME
| Elise et Mathieu |
|
Élise et Mathieu
A la croisée des chemins
L' aube se pointe à peine à l' horizon
Élise, petit bébé fripé vient de naître
Sur sa couveuse, on peut lire l' inscription
"Enfant né sous X, dossier à transmettre"...
A peine voit-elle le jour que sa destinée se révèle
Abandonnée, délaissée, non désirée, elle ira
Dans une institution, on prendra bien soin d' elle
Mais ni l' amour d' un père et d' une mère, elle ne connaîtra...
Le soleil se lève, la journée sera belle!!!
Mathieu se réveille et gazouille dans son berceau
Chérubin blond, il ne lui manque que des ailes
Pour paraître à tous un bel ange du renouveau
Du haut de ses dix mois, il fait ses premiers pas craintif
Chancelant certes, il avance pourtant déjà dans la vie
Entouré, choyé par des parents aimants et attentifs
Guettant ses moindres maux, ses angoisses et ses soucis
Élise, la douce Élise, perdue dans ce grand dortoir
Grandit et se fait un monde à elle rempli de tendresse
Voulant oublier la tristesse et parfois le désespoir
De toutes ses compagnes d' infortune dont elle partage la détresse
Solitaire et réservée, on l' a cru un temps autiste
Elle se barricade si bien sous une façade de silence
Mais ce n' est que le reflet de son âme d' artiste
Qui déjà se dévoile par sa seule présence
Turbulent, gai et enjôleur, Mathieu n' a peur de rien
Très entouré par ses amis, il profite de son enfance
Toutes entraves semblent s' évaporer sur son chemin
Il continue serein, croquant ces instants avec arrogance.
Arrive le temps de l' adolescence et des premiers amours
Magnifique est notre Élise, beauté digne d' une princesse
Sans château ni prince mais les plus beaux atours
Pour combler tout homme en recherche de richesse
Elle n' a nul conscience de ce charme ravageur
Elle travaille dur pour se faire une place
Aussi refuse-t-elle d' écouter son coeur
Même si on la juge trop souvent faite de glace
Mathieu, lui ne compte plus le nombre de ses conquêtes
Casanova ou Don Juan, il parade devant ces demoiselles
Ses grands yeux bleus font fondre les midinettes
Mais nul sérieux, ni promesse d' attachement éternel!!!
La vie réserve souvent d' étranges surprises
Qui aurait pu imaginer ces deux êtres se rencontrer
Tout semble séparer ce charmeur et cette incomprise
Mais il est écrit qu' ils doivent un jour se croiser
Élise a vingt ans et habite un petit appartement
Son "chez elle" est modeste mais décoré avec goût
De petits boulots en petits boulots, elle amasse de l' argent
Songeant à partir loin, là bas n' importe où!!!
Ici trop de souvenirs, elle ne se voit aucune attache
Conquérir le monde en se sentant utile
Prés des pauvres et démunis elle conçoit sa tâche
Délaissant de son univers toute chose futile
Mathieu finit brillamment ses études
Le voilà diplômé d' une grande école
Mais pour lui commence alors l' inquiétude
Des étudiants un peu fous, il quitte la farandole
Il s' isole un moment dans un petit bar paumé
Écoutant la pluie dehors sans cesse tomber
Il ne se sent pas tout de suite observé
Par une jolie dame en face de lui installée
Y a-t-il quelque part une fée cachée
Les voilà se contemplant sans aucune retenue
Sa baguette magique les a-t-elle ensorcelés?
Mathieu et Élise ne se quittent plus.
Dans les bras solides et doux de Mathieu
Élise apprend enfin ce qu' est l' insouciance
Oubliant derrière elle son passé malheureux
Elle savoure pleinement cette nouvelle chance
Au contact de sa tendre et belle Elise
Mathieu devient beaucoup plus sérieux
Et de ce nouvel horizon qui se concretise
Il va puiser la force du "toujours mieux"
Ne souriez pas, ce n' est pas une histoire à l' eau de rose
Déceptions, chagrins, douleurs ne leur sont pas épargnés
Mais de leur amour ils ne prennent que la rose
Ne laissant jamais les épines les égratigner
Et si aujourd'hui leur visage est parsemé de rides
Mathieu regarde Élise avec la même tendresse
Dépose sur ses joues des baisers encore timides
Étonné d' avoir prés de lui cette belle princesse
Élise n' est jamais partie conquérir le monde
Son coeur plein d' amour a traversé les années
Et de sa joie de vivre, elle nous inonde
Nous apprenant qu' il ne faut jamais désespérer
Boule de neige
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je ne cesse d'être éblouie par toi, magnifique océan
tu joues de tes vagues au rythme du temps
si calme parfois que tu sembles dormir
mais pret aussitôt à tout engloutir.....
le soleil t'illumine de magnifiques reflets
et l'orage te déchaine en tumultes aux tristes effets
Combien de marins ont déjà sillonné ta route
et se sont perdus dans tes remous sans nul doute?
Combien de femmes ont pleuré en regardant l'horizon
cherchant dans ton silence leur homme en perdition?
Y a t-il au fond de tes abimes immenses
un paradis perdu où nos chers disparus dansent?
De marée en marée, tu avances et tu recules
Valse de tes eaux sur notre terre minuscule
tu restes indomptable et si mystérieux
, aux multiples couleurs verte, grise ou doux bleue
Sur les plages de la Cote d'Armor
J'ai compris que tu valais de l'or
Ton côté sauvage a été épargné
et je me suis prise à rever......
le 23 avril 2009
Boule de Neige
Merci à Toi, mon Amie
De m'avoir fait découvrir ton pays
Tous ces paysages que tu aimes tant
Tournent dans ma tête maintenant.....

Castie et Caramel grandissent mais sont toujours aussi fripouilles
Petite et mignonne Castie
Au doux pelage gris
Tu t'amuses follement
Auprès du garnement
Caramel espiegle chaton roux
Un tantinet fripon mais si doux!!!
TOI A TRAVERS LE TEMPS
Magnifique petit angelot
Endormi dans ton berceau
Ta vie débute à peine
Tu ne connais rien de la haine
Mais juste l'amour de tes parents
Jeté sur toi abondament
Puis vient l'âge de la petite enfance
Faite de rires, de joies et d'assurance
Tu commences à entrevoir les interdits
Les petits chagrins et aléas de la vie
Mais prés de ceux qui t'aiment
Tu grandis, sans soucis, un brin bohème.
Déjà en ton coeur vient l'adolescence
Tes premiers émois, finie l'insouciance
Tu te questionnes sur le pourquoi de la vie
Pourquoi ces guerres et tous ces non dits?
Tu doutes de l'amour qui t'entoure
De cette société où tu as vu le jour
Tu parles déjà de mourir alors que ta vie commence
Tu perds petit à petit toute ta confiance
Tes parents deviennent de terribles ennemis
Qui en toi n'ont jamais rien compris
Tu t'enfermes dans ce cocon qui te malmène
Et rêve déjà de murmurer des tas de "je t'aime"
Devant toi la porte du jeune adulte s'ouvre
Tu n'oses la franchir trop empli de doute
Qui va te prendre la main et t'aider
A sauter le pas vers ce monde étranger?
Rassure toi te voilà déjà sauvé
Tu avances sans le savoir vers ta destinée..
Adulte te voilà enfin arrivé
A toi de tenir les rènes imbibées de ton passé
Tu retrouves en tes parents toute cette complicité
Qui semblait pourtant t'avoir abandonné
Tu construis petit à petit ton monde à toi
En l'avenir tu réfléchis et tu y crois
Tu vas bientôt fonder ta propre famille
Avoir des enfants, des garçons et des filles
Qui te reprocheront chacun à leur tour
Ton intransigeance due à ton trop plein d'amour
Tu auras peut-être toi même oublié
Que par tous ces tumultes, tu es passé....
Puis tes cheveux deviendront grisonnants
Quelques rides sur ton visage innocemment
Te diront que tu vieillis avec le temps
Tes enfants commencent leur propre vie
Alors que la tienne inexorablement se poursuit
Tu n'auras que faire de recevoir des éloges
Car tournent, tournent les aiguilles de l'horloge
Ton corps change, tes gestes mal assurés
Te rappellent à chaque instant le poids de tes années
Tu es nostalgique en pensant à tes soucis d'enfant
C'est si loin déjà mais tellement émouvant!!!
Adolescent, tu as pensé mille fois mourir
Et te voilà vieux mais vivant avec le sourire
Tu sais pourtant que demain tu ne seras plus là
Que la mort t'attend et t'emportera
Qui a-t-il là bas, dans l'audela?
Il te faudra à nouveau franchir ce pas
La derniere porte d'où on ne revient pas
Ainsi va le temps , ainsi va la vie!!
Un enfant nait mais te voilà parti.....
le 8 août 2007

L’Amour et l’Amitié
En ce début d'automne, couchée depuis des heures dans mon lit, je n'arrivais pas à trouver le sommeil....Je regardais les heures s'égrener une à une sur mon radio-réveil et je me sentais très seule. Je rêvais de me retrouver sur une plage au sable fin entrain de regarder la mer par une nuit étoilée du mois d'août.... Quelques larmes me venaient aux yeux et mon coeur se serrait.... Puis à bout de force, une léthargie douce et réparatrice envahit petit à petit mon corps...
J'avais tout à coup l'impression de planer.... Je me retrouvais ainsi transportée vers une magnifique corniche d'où l'on pouvait admirer la mer paisible éclairée seulement par quelques rayons de lune.... Je me sentais bien et ne fus même pas étonnée de voir assis sur un rocher un couple, leur regard tourné vers le ciel... Que faisaient-ils? Qui étaient-ils?
L'homme semblait très fier de lui... Nul ride sur son visage, nul trace de peine passée ou à venir.... La femme, habillée plus modestement détourna un instant les yeux du firmament et me scruta avec sur les lèvres, un sourire triste. Elle me fit signe de m'approcher, me demanda de prendre place à ses cotés et je pus ainsi me rendre compte que j'étais totalement invisible pour son compagnon...
De longues minutes passèrent... Seul le bruit des vagues troublait le silence de la nuit....
Mais je me sentais étrangement bien et n'avais aucune envie de rompre, même par un simple soupir, cette osmose qui se créait entre nous...
L'homme se décida enfin à parler... Il se tourna nonchalamment vers sa voisine et lui dit :
-" Au fait, pourquoi existes-tu? Moi, je suis l'Amour et personne n'a vraiment besoin de toi..."
La femme lui répondit aussitôt :
- "Je ne suis là que pour sécher les larmes que tu t'acharnes à faire couler!!!! Les êtres de cette planète m'appellent l'Amitié. Je sais rester humble...
-"Oui, tellement humble que tu n'es pas capable comme moi de faire vibrer les coeurs et les corps ! D'allumer dans une âme une passion dévorante et si belle!!! Tu restes dans l'ombre alors que moi, je brille de mille feux!!! Je jouis de chaque chose, de chaque caresse... Je peux même pousser à la folie!!!Les hommes sont prêts à tout pour me garder...
- " Tu es donc si fier de ton pouvoir? Ne vois-tu pas que tu pousses même à la haine!!!! Tu te glorifies de voir le monde à tes pieds!!! Mais que fais-tu de tous ceux qui se barricadent le coeur pour ne plus te rencontrer? Moi, j'essaye de les ramener à la raison... Une carapace, certes, les protége des pleurs, des peurs et des douleurs mais elle les éloigne aussi des plaisirs de la vie!!!!
- "Hé, gente dame, mais les plaisirs de l'Amour, je suis justement là pour les donner!!!!
-"Tu donnes mais tu reprends souvent si vite!!!! Tu te glisses doucement au fond d'un être, tu l'envoûtes, le déroutes puis tu le laisses seul avec son désespoir...
J'écoutais attentivement cette conversation. L'Amour s'énervait... L'Amitié restait sereine...Je voyais à travers leurs dires, tant d’histoires défiler, tant de drames et de désillusions !!! L’homme replongea son regard vers le lointain :
-« Tu me reproches ma cruauté… mais je ne peux être que douceur…Regarde autour de toi… Des gens sont heureux de me connaître… Ne vois-tu pas l’étincelle au fond de leur âme ? Quand une mère tient son enfant dans ses bras, ne suis-je pas là ? Quand deux êtres se cherchent et se trouvent enfin, ne suis-je pas encore là pour les unir ?
-« Mais je n’ai pas l’intention de te juger ni même de te condamner… Je ne suis que l’Amitié…Je me contente de réparer tes erreurs !!! Au fonds, nous nous ressemblons énormément tous les deux… La frontière qui nous sépare est très fragile…
L’homme se leva, tendit la main vers l’amitié et l’aidant à se relever lui dit:
-« Oui, tu as raison… Nous ne formons qu’un. Tu es le côté sage, celui qui adoucit ma fougue, celui qui calme la tempête de mes désirs cachés…
Puis il partit seul nous laissant ainsi toutes deux…Je ne savais plus quoi faire… J’hésitais entre partir ou rester. L’amitié demeurait songeuse. Je crus même voir une lueur de détresse au fond de son regard …Je m’apprêtais à rebrousser chemin quand d’une petite voix elle me retint :
-« Attends ne pars pas si vite !!! Je sais que tu as besoin de moi…. Je suis là pour toi… Tu as bien failli fermer ton cœur ma douce… Tu as connu des heures tristes. Tu t’es demandée pourquoi la vie t’imposait cette nouvelle épreuve et bien je vais te le l’expliquer… écoute moi …
Elle me caressa doucement la joue et son sourire m’irradia le cœur.
-« La vie n’est pas un long fleuve tranquille… Elle est comme cette mer devant nous… Tantôt calme, tantôt furieuse…Un jour tout parait beau, noble et le lendemain tout redevient sombre et triste… Tu as cru rencontrer l’amour mais l’amour n’est pas venu à toi… Tu t’es sentie rejetée…. Tu t’es même demandée si tu pouvais encore être aimée… Prise de doute, tu t’es cachée derrière ta souffrance…. Les jours puis les semaines ont passé… Tes sentiments se sont adoucis et tu as ouvert à nouveau ton cœur… Là, tu t’es aperçue que tu n’étais pas seule mais que des tas de personnes tenaient à toi….alors doucement, tout doucement ton amour s’est transformé en tendresse puis tu m’as appelée et me voici !!!! Je suis si heureuse de pouvoir t’aider… Tu vois que l’Amour n’est pas un sentiment cruel. Il faut simplement qu’il soit partagé !!!! Je ne suis que l’amitié mais je suis faite de sincérité et je marche toujours vers l’avant avec complicité et tendresse… Laisse partir ce sentiment d’amour qui t’oppresse et prends moi dans ton cœur comme un cadeau…
»Puis tout rePuis tout redevint flou… La sonnerie stridente de mon réveil m’arracha sans pitié à ce doux sommeil. Mes larmes avaient séché depuis longtemps et je ressentais en moi une paix intense …. Je savais pertinemment qu’un homme au regard fier m’attendait quelque part et qu’il saurait un jour m’ouvrir les portes de l’amour vrai et partagé et j’avais appris aussi qu’une simple amitié pouvait redonner le goût de vivre et surtout l’envie d’être ce que je suis !!!!
LE VENT
Je viens souffler sur les branches dénudées des grands arbres et mon haleine fait éclater les bourgeons pâles. Mes ailes sont transparentes, ma maison est le ciel.... Je vais sur la montagne caresser doucement la neige froide de l'hiver. Je la fais fondre au mois d'avril puis je dépose sur le sol les fils dorés du soleil pour réchauffer les fleurs. Je vole à travers monts et vallées, dans les bois, les prairies, les jardins et les villes, mettant des clochettes aux muguets, saupoudrant d'or les primevères, de blanc les pâquerettes légères....
Je suis le souffle de l'Amour, je fais pousser dans les buissons des églantiers, des aubépines emplis de fleurs à profusion....Légère brise caressante et furtive, je vais deci, delà, chasse les nuages, ramène le soleil dans vos coeurs!!!
Mais attention, ne vous y fiez pas!!! Je suis aussi tempète, tornade et bourrasque. Je peux devenir endiablé et cruel. Impulsif, je ne sais retenir ma colère... Je fonce et détruis tout sur mon passage... Les arbres plient, les fleurs se meurent et je ramène de gros nuages noirs tout en faisant pleurer le ciel.
Phénomène à double face, tantôt ange, tantôt démon, ne me condamnez pas trop vite!!! Je ne suis que du vent!!! et comme le vent, ma route est longue et je ne cesse de courir... Si un jour je dois m'arréter, si mon souffle s'éteint... la lumière ne sera plus car je suis le vent, le Roi du temps.
www.kiwee.com
Tu m'as fait chavirer le coeur...
Il était une fois deux âmes un peu perdues,
Qui se cherchaient dans un monde inconnu.
L'une était femme simple, douce mais rebelle
L'autre était homme plus virile mais non moins belle...
Un jour alors qu'elles ne s'y attendaient pas
Elles se croisèrent et nul ne pourrait dire pourquoi
Leurs esprits se soudèrent, se mêlèrent à l'infini
Formant un tout qui aujourd'hui grandit...
Cette rencontre est-elle inscrite au livre de leur vie?
Elle semble si forte, leur tristesse s'est endormie
Ne serait-elle qu'une étrange folie passagère?
Un rêve, une illusion, un besoin profond mais éphémère?
Peu importe la réponse, laissons les se découvrir
S'aimer, se dorloter, se chambouler et se guérir
L'âme femme redécouvre peu à peu son corps
Tandis que l'âme homme y trouve le réconfort....
Cette histoire est la notre, cette histoire est jolie
Elle me berce, elle me trouble, me fait peur aussi
Tiens moi serrée fort, ne laisse pas partir mon âme
Tu m'as fait chavirer le cœur en trouvant son sésame....
Boule le 5 octobre 2004
BOULE DE NEIGE ET L'ETOILE AU FIRMAMENT
Par une magnifique journée d’hiver, des enfants emmitouflés de laine, jouaient comme des petits diables à se jeter de la neige…. Une petite boule de neige affolée par tant de bruit réussit à se rouler au pied d’un sapin et là tapie, sans un mot attendit que la nuit revienne. Dame lune ne tarda pas à montrer le bout de son nez et une magnifique étoile au firmament se mit à scintiller caressant notre petite boule de neige de mille et doux reflets…
Alors boule de neige ouvrit de grands yeux étonnés en s’adressant à l’étoile :
« Dis moi, mon amie, comment fais-tu pour être aussi belle ? Tu sembles tout droit venir du paradis… Le firmament est si lointain… Ne peux-tu me transporter vers toi, loin de ce monde si éphémère ? Je ne peux pas vivre longtemps sur cette étrange terre et toi là-haut, tu me sembles si sereine !!!! ».
L’étoile, souriant devant tant d’innocence, brilla encore plus fort et de ses rayons fit fondre bien trop vite notre petite boule.
« Boule, mon amie, que me demandes-tu là ? Je scintille toute la nuit, c’est vrai mais au matin je m’éteins. Nous sommes deux âmes perdues dans l’univers. Je t’aime si fort et pourtant de mes rayons, je te fais tant de mal…. »
La petite Boule de neige se mit à pleurer et vite ne devint qu’une larme sur le sol déposée. L’étoile désespérée demanda l’aide à Dame lune
« Pourquoi dame lune ? Boule est mon amie, je ne lui voulais aucun mal !!! »
La lune attendrie par cet amour si pur répondit :
« Ta boule n’est pas morte, regarde elle scintille autant que toi !!! Ne la vois-tu donc pas ? On dirait un diamant déposé sur le sol. Elle resplendit seule sur le grand manteau blanc… »
Les doux rayons de l’étoile vinrent se mêler au scintillement du diamant…pour former un joli miroir au matin naissant.
C’est une histoire si triste et si belle !!! Boule de neige et étoile au firmament se sont enfin trouvées. Un magnifique miroir les a fait se rencontrer et s’aimer.
A DAVID
Le jour se lève à peine sur la Terre,
Un pâle rayon de soleil illumine l’horizon
Sac sur le dos et chaussures à crampons
Tu t’en vas voir Dame Montagne arrogante et fière.
Tu laisses en bas dans la vallée tous tes soucis
Et grimpes les chemins pour atteindre des sommets infinis
Croisant de ci de là une fleur si jolie
Que ton regard sur elle la frôle et l’embellit.
Des vols de libellules déploient leurs ailes bleues
Dans une danse légère pour se mirer dans l’eau
Et dans l’azur de l’onde, tu vois l’azur des cieux
Qu’il t’est reposant de longer ce petit ruisseau !!!!
Dis-toi que toutes les pierres ont une âme
Elles gardent l’empreinte de nos chers disparus
Au coin de tout sentier court la petite flamme
De ceux qui avant toi ont su braver cet inconnu.
Un coquet écureuil saute de branche en branche
Il évolue léger en habits du dimanche
Cueillant le gland du chêne ou la brune châtaigne
Il fuit les coins ombreux, la hauteur est son règne.
Je crois bien qu’en Montagne la vie est éternelle
Le moindre brin de mousse abrite des merveilles
Le ver luisant, le soir fait de l’œil aux étoiles
L’araignée affairée se roule dans sa toile…
Qu’il te paraît bon de pouvoir respirer
L’air pur des hautes cimes dans la neige l’été
Dominer les abîmes, laisser en bas la foule
La poussière, l’ombre et les fleuves qui roulent
Les murs obscurcis de noires fumées
L’usine au bruit dément et le long défilé
Des camions, des voitures, la chaleur et la pollution
Ces trottoirs en béton martelés par tant de piétons….
Qu’il t’est bon aussi d’oublier le monde et ses misères
Et de là-haut t’enivrer d’air pur et de lumière
Les bruits se sont tus, le ciel paraît plus beau
Prés de la roche nue rayonne un monde nouveau.
Une source craintive tout doucement ruisselle
Le souffle de la brise t’enchante et te gèle
C’est un peu de l’hiver retrouvé à la belle saison
Un printemps attardé loin du chant des grillons.
Rien ne peut égaler la beauté des sommets
Là toutes les saisons pour toi se sont unies
Marmottes, chamois deviennent tes amis
Là vraiment tu peux trouver belle la vie !!!!
De la part de bouledeneige le 7 septembre 2004
Vivre la solitude, qui n'en a jamais eu peur?
On se retrouve tout à coup face à nous-mêmes
Là tout seul pendant des heures et des heures
A se demander si quelqu'un nous aime...
Le miroir de l'âme semble se briser
On se cherche des rêves, on se cherche des mots
Le regard pour l'autre nous manque à donner
Nos pensées s'envolent, mais vers qui? Nul écho!!!
La solitude, c'est aussi un immense silence
Une étendue de rien qui vous envahit, vous enserre
On se refait un monde, on crie son espérance
En se demandant parfois ce que l'on est sur terre
Notre vie nous apparait telle un désert
Où la sève s'épuise, le sourire se meurt
On a soif d'écoute et de tendresse sincère
Un souffle d'amour, un brin de chaleur...
Mais les nuages s'épaississent petit à petit
On ne ressent qu'abandon, amertume et tristesse
D'une prison sans fin, nos coeurs à l'infini
Se démènent, se déchirent si plein de détresse.
Il ne faudrait pourtant que trés peu de choses
Pour que solitude s'évapore doucement
Une main tendue, un beau bouquet de roses
Des yeux enlacés aux nôtres, un geste tout simplement...
ADIEU
Je m'en irai demain cueillir des pâquerettes...
Tes yeux se sont fermés, ton âme s'en est allée
Je m'en irai demain cueillir des violettes..
En pensant à toi que j'ai tant aimé..
Te voilà parti pour un long voyage
Tu me laisses en cadeau de doux souvenirs
Des paroles tendres un sourire, un visage
Tu m'as donné la vie, mais décidé de partir
Rejoindre tout là-haut ma douce Maman
Redis lui mon amour qui jamais n'a fané
Je compte les heures, je compte le temps
Mais un jour prés de vous j'irai me reposer...
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